Ce plan d'action vise à améliorer l'efficience et l'efficacité des programmes gouvernementaux en mettant en place un régime de gestion axé fondé sur des principes, sensible aux risques et axé sur les résultats en vue de dispenser de meilleurs services aux Canadiens.
Pour atteindre cet objectif, il faut éliminer les règles, les exigences en matière de production de rapports et les processus administratifs en place au sein du gouvernement qui sont inutiles et inefficaces, qui freinent l'innovation et qui nuisent à la capacité de la fonction publique à offrir des services à la population canadienne.
Le gouvernement du Canada joue un rôle déterminant dans la compétitivité et la prospérité du pays en général. La manière dont le gouvernement est géré, la qualité et la quantité des biens et services publics qu'il fournit et le contexte réglementaire qu'il impose ont tous des conséquences sur la productivité du Canada et ultiment, sur le niveau de vie des Canadiens.
Le gouvernement fait appel à des règles pour protéger l'environnement, l'économie, et la santé et la sécurité des Canadiens en réglementant le secteur privé, en élaborant des normes et en veillant à ce qu'elles soient respectées. Et, dans certains cas, il exige aussi que le secteur privé obtienne des approbations préalables du gouvernement avant de prendre des mesures.
Le Conseil du Trésor agit de la même manière auprès des ministères et des organismes fédéraux en formulant des règles qui imposent des normes et des attentes en matière de gestion, ce qui comprend la nécessité d'obtenir des approbations préalables du Conseil dans des domaines tels que l'adjudication de marchés, la gestion financière et les investissements dans les technologies de l'information (TI).
Il incombe au Conseil du Trésor de veiller à ce que le gouvernement soit bien géré et à ce que les dépenses soient effectuées de manière efficace, efficiente et économique.
Depuis quelques années, le fardeau du cadre réglementaire du gouvernement fédéral sur le secteur privé fait l'objet de nombreuses discussions. Le gouvernement a donc pris des mesures pour réduire cette « paperasserie ».
À cette fin, le gouvernement du Canada examine attentivement le fardeau que le Conseil du Trésor impose aux ministères et aux organismes fédéraux. Contrairement au fardeau réglementaire imposé au secteur privé, le labyrinthe de règles est issu non seulement de l'organisme de réglementation qu'est le Conseil du Trésor, mais également des règles, des exigences en matière de production de rapports ainsi que des processus des ministères et des organismes. Toutes les règles et les exigences en matière de production de rapports qui sont normatives, qui se chevauchent et qui sont obscures, auxquelles s'ajoutent des processus et systèmes administratifs désuets et inefficaces, ont contribué à la création de ce labyrinthe de règles.
Pour s'attaquer à ce labyrinthe de règles, il faut adopter des mesures immédiates ainsi que des solutions à long terme qui soutiendront le changement culturel nécessaire afin de favoriser l'innovation et la prise de risques de manière réfléchie.
Le gouvernement du Canada prend des mesures immédiates en vue de concentrer ses efforts et d'assurer la responsabilisation dans les trois secteurs suivants :
Dans chacun de ces trois secteurs, des mesures précises ont été mises en évidence, y compris les initiatives relatives à l'exécution des programmes de subventions et contributions.
1. Élimination des règles inefficaces et inutiles
1.1 Problème
Les règles (p.ex., les politiques, les directives et les normes) sont nécessaires pour assurer le fonctionnement du gouvernement dans un cadre sûr, équitable, stable et responsable. Cependant, l'accumulation de règles qui ont été imposées par le Conseil du Trésor, ainsi que par les ministères et les organismes au fil des ans, ont réduit l'efficacité et l'efficience des programmes et services gouvernementaux.
1.2 Mesure immédiate
Le Conseil du Trésor de même que les autres ministères et organismes éliminent les règles inutiles et inefficaces en adoptant les mesures suivantes :
En changeant les règles internes afin d'adopter une approche fondée sur les risques en matière de vérification :
En vertu des nouvelles politiques de planification des investissements et de gestion de projets du Conseil du Trésor, la proportion des projets de la Défense nationale soumis à l'approbation du Conseil du Trésor sera réduite de 50 p. 100 en 2008-2009 à 10 p. 100 d'ici à la fin de 2009-2010, alors que le Conseil du Trésor concentrera ses activités de surveillance sur les projets complexes présentant des risques plus élevés.
La nouvelle Politique du Conseil du trésor sur les paiements de transfert réduira le nombre de présentations au CT de 10 % (80 de moins) par année, ce qui permettra aux ministères de faire des économies et de se concentrer sur les priorités.
Le Conseil du Trésor réduira de 50 p. 100 le nombre de politiques en matière de ressources humaines (RH) et de gestion financière (GF) en éliminant 30 de ces politiques, en supprimant les contraintes pour les autorisations en matière de RH et en précisant les responsabilités de l'administrateur général en matière de gestion des RH.
Infrastructure Canada et Transports Canada réduiront de 70 à 80 % (35) le nombre de présentations au CT que les ministères doivent préparer en vertu du Fonds Chantiers Canada en adoptant une nouvelle approche axée sur les risques.
1.3 Répercussions sur les Canadiens
L'élimination des règles inutiles et inefficaces précisera les responsabilités, donnera aux ministères et aux organismes un meilleur contrôle sur leurs décisions et permettra de cibler la surveillance du Conseil Trésor sur des projets plus complexes présentant des risques plus élevés. Cette mesure fera en sorte que les ressources seront affectées à l'amélioration de l'efficacité des programmes et à l'obtention de meilleurs résultats pour les Canadiens.
2. Rationalisation du fardeau de production de rapports
2.1 Problème
Les rapports sont importants pour aider les décideurs à faire des choix stratégiques judicieux, à optimiser les ressources et à faire preuve de transparence. Les règles qui sont obscurs et qui se chevauchent et les processus administratifs inefficients imposent un lourd fardeau de production de rapports. Ce sont des éléments qui ne sont pas du tout adaptés aux besoins des décideurs. Comme ce fardeau prend de plus en plus d'ampleur, les rares ressources sont affectées à la préparation de rapports inutiles qui apportent peu de renseignements aux décideurs, au lieu d'être consacrées à l'exécution de programmes et à la prestation des services dont les Canadiens ont besoin.
2.2 Mesure immédiate
Le fardeau de production de rapports sera réduit, tout particulièrement dans le domaine des RH et pour les bénéficiaires de subventions et contributions grâce aux mesures suivantes :
Le ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada a lancé une initiative sur les rapports intelligents afin de réduire de 50 à 60 % (comptant au départ environ 60 000 rapports) le fardeau qui est imposé aux Premières nations à ce chapitre.
Diversification de l'économie de l'Ouest Canada réduit le temps nécessaire pour préparer une demande de projet à faible risque de 50 à 60 % en allégeant la documentation nécessaire.
Le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et l'ancienne Agence de la fonction publique du Canada doivent réduire au minimum l'effort de production de rapports imposé aux ministères en réduisant :
La CFP réduit de 60 % les rapports liés à la dotation exigés des ministères dans le cadre de son exercice de surveillance annuel.
Service Canada utilise des solutions électroniques afin de :
2.3 Répercussions sur les Canadiens
L'élimination de rapports inutiles et inefficaces permettra aux ministères d'affecter davantage de ressources aux travaux de plus grande valeur afin d'améliorer l'efficacité des programmes, ce qui permettra d'offrir des services plus efficaces aux Canadiens.
3. Modernisation des processus et systèmes administratifs
3.1 Problème
Les processus et systèmes administratifs ont une incidence directe sur la capacité des fonctionnaires à exercer leurs fonctions. Cependant, bon nombre des processus et des systèmes sur lesquels se fie le gouvernement du Canada sont désuets, ont un rendement médiocre et ne permettent pas de créer des organisations à rendement élevé.
Des contraintes liées au recrutement, aux mutations et à la mobilité des employés dans la fonction publique sont attribuables aux retards et à l'inefficacité dans les pratiques de dotation.
3.2 Mesure immédiate
Les efforts immédiats sont axés sur les éléments suivants :
Santé Canada prend des mesures pour fournir un financement pluriannuel stable aux bénéficiaires afin d'assurer une meilleure prestation de services de santé dans les 634 communautés des Premières nations et des Inuits en réduisant le nombre d'ententes de 1 700 à 1 300.
L'ancienne Agence de la fonction publique du Canada met au point un outil sur le Web visant à réduire de six mois à deux jours le délai de transferts électroniques protégés des dossiers de RH dans jusqu'à 16 ministères
Jusqu'à 13 ministères adopteront le modèle de dotation accéléré élaboré par Agriculture et Agroalimentaire Canada afin de réduire de 60 p. 100 la durée de certains processus de dotation (p. ex., pour l'embauche d'employés occasionnels).
L'Agence canadienne de développement international doit restructurer son processus d'approbation et de gestion de projets afin de réduire le délai d'approbation pour affecter des fonds à la conception de projets de 26 à 1 semaine et le délai moyen pour concevoir et mettre en œuvre des projets de 43 à 12 mois (d'ici à la fin de 2010).
L'Agence de revenu du Canada mettra en œuvre un outil d'approvisionnement en direct pour réduire le délai d'approvisionnement de 10 à 20 jours.
3.3 Répercussions sur les Canadiens
Une approche modernisée en matière de RH et de services administratifs permettra de bâtir un milieu de travail de choix à rendement élevé. Grâce à la restructuration des processus administratifs, il sera possible d'affecter les ressources de manière optimale et efficace au profit des Canadiens.