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ARCHIVÉ - Le rendement du Canada 2008-2009 : La Contribution du Gouvernement du Canada


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4 - Affaires internationales

Contexte

L'année 2008-2009 a été marquée par une économie mondiale instable, des conflits persistants dans des États fragiles et une crise alimentaire internationale qui, globalement, ont influé sur l'engagement du Canada au chapitre des affaires internationales. L'interdépendance croissante des économies à l'échelle de la planète et la vigueur croissante des économies émergentes sont devenues une nouvelle source de défis et de possibilités pour le Canada.

Le Canada s'emploie à renforcer ses relations avec les États-Unis et à encourager la coopération avec ces derniers à l'égard de la lutte contre les menaces communes à la sécurité, à la défense et à l'environnement. Par ailleurs, l'engagement du Canada avec les Amériques a pris de l'ampleur, en particulier dans les domaines de la diplomatie, de l'aide au développement et de la promotion du commerce et de l'investissement.

Le Canada apporte toujours une contribution importante à la sécurité dans le monde, notamment en Afghanistan et dans les missions de lutte contre la piraterie au large des côtes de la Corne de l'Afrique. Pour mener à bien ces activités ainsi que d'autres, le gouvernement a fait de la reconstitution des Forces canadiennes une priorité. Le Canada joue aussi un rôle important dans la réduction de la pauvreté dans le monde et il s'emploie à améliorer l'efficacité de son aide en axant davantage ses interventions sur les principaux pays bénéficiaires et en assouplissant les restrictions relatives à l'aide offerte.

Le présent chapitre porte sur la contribution et les dépenses du gouvernement fédéral dans quatre secteurs de résultats qui s'inscrivent au chapitre des Affaires internationales :

  • Un monde sécuritaire et sécurisé grâce à la coopération internationale;
  • La réduction de la pauvreté dans le monde grâce au développement durable;
  • Un partenariat nord-américain fort et mutuellement avantageux;
  • Un Canada prospère grâce au commerce international.

Dépenses au chapitre des Affaires internationales

En 2008-2009, 18 organisations fédérales ont consacré 28,3 milliards de dollars à des programmes et services liés aux affaires internationales du Canada.

Tableau 4 - Comparaison entre les dépenses prévues et réelles du gouvernement du Canada en 2008-2009 pour les secteurs de résultats des Affaires internationales (en milliards de dollars)
Secteur de résultats Budget principal Dépenses prévues * Dépenses réelles
Un monde sécuritaire et sécurisé grâce à la coopération internationale 21,3 $ 21,6 $ 22,1 $
La réduction de la pauvreté dans le monde grâce au développement durable 3,5 $ 3,7 $ 4,1 $
Un partenariat nord américain fort et mutuellement avantageux 1,6 $ 1,6 $ 1,8 $
Un Canada prospère grâce au commerce international 0,3 $ 0,4 $ >0,3 $
Total 26,7 $ 27,4 $ 28,3 $

* Les dépenses prévues sont tirées des RPP ministériels.
Nota : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.

Figure 4.1 - Ventilation des dépenses réelles relatives au chapitre des Affaires internationales (28,3 milliards de dollars), par secteur de résultats, pour l'exercice 2008-2009

Figure 4.1 - Version textuelle

Le ministère de la Défense nationale, l'Agence canadienne de développement international ainsi qu'Affaires étrangères et Commerce international Canada sont les organisations fédérales qui engagent les dépenses les plus importantes au chapitre des affaires internationales.

Un monde sécuritaire et sécurisé grâce à la coopération internationale

Contexte

Le gouvernement du Canada travaille avec ses partenaires internationaux pour promouvoir la paix, la liberté, la gouvernance démocratique, les droits de la personne et la primauté du droit dans le monde. En soutenant un ordre mondial pacifique et démocratique, le Canada allège les éventuelles contraintes sur son économie nationale et son ordre social. S'engager à l'échelle mondiale constitue également une solide assise aux efforts que déploie le Canada pour faire davantage sa marque sur le plan commercial dans le monde.

Le Canada est actif sur la scène internationale dans les domaines suivants :

  • la diplomatie internationale;
  • les opérations militaires, les opérations de défense et la lutte contre le terrorisme;
  • les opérations de soutien de la paix;
  • le contrôle des armements et le désarmement;
  • la réduction des risques en cas de catastrophes et les interventions d'urgence;
  • la protection des réfugiés;
  • la sécurité des frontières;
  • la lutte contre le crime international, y compris le marché clandestin de la drogue et la piraterie en mer;
  • le soutien aux droits de la personne et à la gouvernance démocratique dans les États fragiles;
  • la promotion de marchés libres grâce à la libéralisation du commerce.
Dépenses pour un monde sécuritaire et sécurisé grâce à la coopération internationale

En 2008-2009, les six organisations fédérales nommées ci-après ont engagé 22,1 milliards de dollars dans le secteur de résultats Un monde sécuritaire et sécurisé grâce à la coopération internationale :

  • Administration canadienne de la sûreté du transport aérien;
  • Affaires étrangères et Commerce international Canada;
  • Citoyenneté et Immigration Canada;
  • Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada;
  • Défense nationale;
  • Service des poursuites pénales du Canada.

La Défense nationale est le ministère qui a engagé les plus grandes dépenses dans ce secteur de résultats, en consacrant environ 19,2 milliards de dollars en 2008-2009 à des initiatives liées à la défense, afin de défendre le Canada et exercer notre souveraineté, de renforcer la capacité des Forces canadiennes et de contribuer à la paix, à la sécurité et à la stabilité dans le monde.

Affaires étrangères et Commerce international Canada a pour sa part engagé environ 2,2 milliards de dollars pour renforcer les intérêts du Canada sur le plan de la diplomatie et du commerce mondial, et fournir de meilleurs services aux Canadiens à l'étranger.

L'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien a, quant à elle, dépensé 427,8 millions de dollars pour remplir la fonction de sécurité qui lui est confiée en vertu de la Loi créant l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, soit entre autres choses pour accroître l'efficacité du contrôle des passagers et des bagages.

Figure 4.2 Répartition des dépenses réelles relatives à Un monde sécuritaire et sécurisé grâce à la coopération internationale, par organisation fédérale, pour l'exercice 2008-2009

Figure 4.2 - Version textuelle

Contribution du gouvernement du Canada à un monde sécuritaire et sécurisé grâce à la coopération internationale

Instaurer la stabilité en Afghanistan

La mission menée en Afghanistan demeure la plus vaste opération militaire entreprise par les Forces canadiennes depuis la guerre de Corée.

Après la publication du Groupe d'experts indépendant sur le rôle futur du Canada en Afghanistan, en 2008, il a été décidé que le Canada continuerait d'assumer sa responsabilité concernant la sécurité à Kandahar après février 2009, dans la mesure où trois conditions étaient remplies. Les conditions étaient les suivantes : le déploiement de 1 000 soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité à Kandahar au plus tard en février 2009; l'acquisition de nouveaux hélicoptères de transport de moyen tonnage ainsi que de véhicules aériens sans pilote et l'avis remis à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) à l'effet que les membres des Forces canadiennes seraient remplacés au plus tard en décembre 2011. Les trois conditions ont été remplies. Le premier déploiement de personnel et d'équipement des Forces américaines à Kandahar a été effectué en novembre 2008, ce qui a permis au Canada de respecter son engagement à l'égard de l'aide apportée à la reconstruction d'un Afghanistan libre, démocratique et pacifique.

En 2008-2009, les Forces canadiennes ont mis l'accent sur la formation des Forces de sécurité nationales afghanes afin qu'elles soient en mesure d'assumer la responsabilité de la sécurité à Kandahar et en Afghanistan. À mesure que la capacité des Forces de sécurité nationale afghanes se renforcera, la mission de combat du Canada se réduira considérablement. Au cours de la dernière année, pour renforcer les capacités régionales, le Canada et ses partenaires de l'OTAN ont également donné aux Forces de sécurité nationale afghanes des cours de langue et des cours de perfectionnement professionnel et de leadership dans le cadre du Programme d'aide à l'instruction militaire.

À l'automne de 2008, deux officiers afghans ont reçu de l'aide pour suivre une formation à Ottawa, en vertu du programme de formation des formateurs. En 2008-2009, quatre cadets afghans ont poursuivi leur programme de formation de cinq ans au Collège militaire royal du Canada, le même programme que celui qui sert à former les élèves officiers canadiens.

Par ailleurs, le gouvernement du Canada a veillé à ce que ses troupes stationnées à Kandahar obtiennent l'équipement dont elles ont vraiment besoin avant le délai prévu et dans les limites du budget, voire sans avoir à utiliser tout le budget. L'équipement comptait six hélicoptères nolisés et six hélicoptères Chinook, modèle D. Le gouvernement a également loué de petits véhicules aériens sans pilote ScanEagle. Les Forces canadiennes ont obtenu de l'aide pour apprendre à gérer la menace des dispositifs explosifs de circonstances (IED), y compris une formation de sensibilisation par simulation aux IED, de nouveaux vêtements protecteurs, l'utilisation de minirobots pour la détection d'IED, ainsi que l'acquisition et la livraison de 58 nouveaux véhicules offrant la capacité d'ouverture d'itinéraires de circonstance pour détecter et neutraliser les menaces d'explosion. Les Forces canadiennes ont également obtenu des véhicules logistiques lourds blindés pour remplacer quelques véhicules légèrement blindés et renforcé la protection d'autres véhicules.

Consolidation de la paix et de la sécurité dans les États fragiles

En 2005, le gouvernement du Canada a créé le Groupe de travail pour la stabilisation et la reconstruction[41] pour assurer une intervention opportune, coordonnée et efficace en cas de crise internationale, planifier et mener des initiatives cohérentes pour prévenir les conflits et assurer les interventions d'urgence dans les États fragiles ou en transition, et pour gérer le Fonds pour la paix et la sécurité mondiales[42] (FPSM). Le FPSM constitue le principal bassin de ressources du Canada pour mener des initiatives pour la paix et la sécurité, et les affectations du Fonds sont importantes dans des pays comme l'Afghanistan, Haïti, la Colombie et le Soudan.

Le saviez-vous?

Actuellement, plus de 3 500 membres des Forces canadiennes sont déployés à l'étranger pour y mener des missions de soutien de la paix ou de combat. Chaque jour, environ 8 000 membres des Forces canadiennes – soit un tiers de nos forces déployables – se préparent à partir en mission à l'étranger, font partie de missions à l'étranger ou reviennent de missions à l'étranger. Le Canada est présent dans 15 missions internationales, déployées dans cinq régions du monde, notamment une dans les Caraïbes, deux en Europe, quatre en Afrique, six au Moyen Orient et deux en Asie. Ces missions soutiennent les opérations menées conjointement avec un large éventail d'organisations, notamment l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, les Nations Unies, l'Union européenne et l'Union africaine.

Source : Défense nationale

En 2008-2009, 148,9 millions de dollars ont été versés au FPSM. De ce montant, le FPSM a dépensé plus de 48,0 millions de dollars au Soudan pour des opérations de consolidation et de rétablissement de la paix. Il s'agissait entre autres d'offrir de la formation et de fournir de l'équipement aux pays africains qui envoient des militaires ou des policiers au Darfour dans le cadre de la mission conjointe Union africaine et Nations Unies et d'apporter un soutien à la mise en œuvre de l'Accord de paix global. Plus de 42,0 millions de dollars ont été consacrés au développement du secteur de la sécurité en Afghanistan, et ont notamment servi à aider les Forces de sécurité nationale afghanes, à Kandahar, à assurer un environnement plus sécuritaire et à instaurer la règle de droit. Grâce au FPSM, le Canada a pu intervenir rapidement et efficacement lors de l'attaque de la prison de Sarposa.

Le FPSM a déboursé plus de 15,0 millions de dollars en Haïti pour faire avancer la réforme du système de sécurité, notamment en envoyant une centaine d'agents de police et huit agents correctionnels canadiens. Le FPSM a également consacré 5,0 millions de dollars à des programmes en Colombie, ce qui a permis la démobilisation de 32 000 paramilitaires conformément aux règles établies par le processus de paix. Grâce aux travaux accomplis par le Canada et aux efforts déployés par un large éventail d'intervenants, y compris le gouvernement de la Colombie, le nombre de syndicalistes tués chaque année a diminué pour passer de 250 en 2001 à 38 en 2008, et le nombre d'enlèvements a également diminué en 2008 de 87 p. 100 par rapport à 2002.

Lutte contre la prolifération des armes

En 2002, sous la direction du Canada, le G8 a lancé le Partenariat mondial du G8 contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes[43]. En 2008-2009, le Canada a contribué à financer 40 projets par l'intermédiaire de ce partenariat. Les projets menés ont permis de réintégrer 460 anciens spécialistes en armement de l'ex-Union soviétique dans la communauté scientifique, de vidanger deux sous-marins nucléaires, de renforcer la sécurité physique de sept installations nucléaires russes, de procurer six camions spéciaux pour le transport sécuritaire des matières nucléaires, de soutenir une installation de destruction d'armes chimiques en Russie et de renforcer la sécurité de trois installations de recherche en biologie au Kirghizistan.

Engagement du Canada à l'égard de la protection des réfugiés

Le système canadien d'octroi de l'asile, dirigé par Citoyenneté et Immigration Canada, a investi 114,4 millions de dollars, en 2008-2009, dans la protection des réfugiés et d'autres personnes ayant besoin de protection, au Canada et à l'étranger. Le Canada, qui gère l'un des plus importants programmes de rétablissement des réfugiés dans le monde, procède à la réinstallation de 10 600 à 12 000 réfugiés chaque année, soit un réfugié sur dix à l'échelle mondiale. En 2008, le gouvernement du Canada a réinstallé 7 295 réfugiés pris en charge par l'État et 3 512 réfugiés parrainés par le secteur privé au Canada.

Le gouvernement du Canada tient son engagement à protéger les réfugiés en jouant un rôle de leadership au sein des forums internationaux et en contribuant à l'expansion de la capacité de protection mondiale. En 2008, avec l'encouragement soutenu du Canada, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a fait de la question des réfugiés ayant passé de nombreuses années en exil sans solution durable, une priorité. Par ailleurs, l'UNHCR a consacré la réunion, de décembre 2008, du Dialogue du Haut Commissariat sur les défis de protection (forum qui permet de discuter de façon informelle des questions concernant la protection mondiale avec les pays membres, des universitaires et des organisations de la société civile) à la recherche de solutions pour les situations de crise prolongées impliquant des réfugiés. Depuis, plusieurs pays ont annoncé leur intention de mettre en place des programmes de réinstallation, et certains d'entre eux ont reçu une aide technique du Canada à cet égard.

Citoyenneté et Immigration Canada a également travaillé au renforcement de la capacité de protection en vertu de la stratégie du gouvernement pour les Amériques. Le Canada a organisé et coparrainé un atelier, en août 2008 au Costa Rica, afin de promouvoir l'échange de pratiques exemplaires liées à la protection des réfugiés, avec une douzaine de pays des Amériques.

Outre le rétablissement des réfugiés provenant de l'étranger, le Canada protège les personnes qui font des demandes d'asile légitimes au Canada, ainsi que les personnes qui sont à leur charge à l'étranger. Le Programme d'octroi de l'asile au Canada a enregistré une augmentation constante du nombre de nouveaux demandeurs d'asile, ces dernières années. En 2008, le gouvernement du Canada a reçu près de 37 000 demandes, ce qui équivaut à une demande sur dix faites dans les pays industrialisés de la planète. Le Canada se classe ainsi en deuxième position, derrière les États-Unis, pour ce qui est du plus grand nombre de demandes d'asile reçues. Il a accueilli 11 053 personnes en quête d'asile en 2008 – 6 994 personnes au Canada et 4 059 personnes à charge, à l'étranger.

Le saviez-vous?

Le navire canadien de Sa Majesté Ville de Québec (NCSM) a escorté avec succès des cargos transportant des articles d'aide humanitaire pour le compte du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies, de Mombasa au Kenya à Mogadishu en Somalie; il a ainsi protégé les cargos contre des actes de piraterie en mer.

Environ 36 200 tonnes métriques d'aide alimentaire ont été livrées à Mogadishu. Selon les responsables du PAM, l'aide octroyée suffirait pour nourrir environ 181 500 Somaliens pendant un an.

Source : Défense nationale

Contexte du rendement

Pour mettre ses programmes, ses dépenses et son rendement en perspective, le gouvernement du Canada suit de près l'évolution des principales mesures  de progrès à long terme réalisés dans le secteur de résultats Un monde sécuritaire et sécurisé grâce à la coopération internationale.

Contexte de rendement - pour un monde sécuritaire et sécurisé grâce à la coopération internationale.
Tendance Indicateur Aperçu
Aucune tendance Conflits armés Ces dernières années, aucune tendance nette ne se dessine quant au nombre de conflits armés dans le monde qui demeure relativement stable. En 2008, on comptait 28 conflits armés dans 24 pays, ce qui représente une légère baisse contre 30 conflits en 2007 et 29 conflits en 2006.

Source : Ploughshares Armed Conflicts Report[44] (Il n'existe pas de version française de ce document.)

La réduction de la pauvreté dans le monde grâce au développement durable

Contexte

Les Canadiens comprennent que la qualité de vie dont ils jouissent dans leur pays dépend de l'amélioration de la qualité de vie des habitants des pays en développement. Notre avenir est en effet lié à celui des autres peuples du monde, aux prises avec de graves difficultés en matière de développement. L'accroissement de la richesse et le développement commercial dans les pays pauvres signifient pour le Canada, de nouveaux partenaires commerciaux et donc de nouvelles activités commerciales internationales. Lorsque la marginalisation économique, sociale et culturelle des habitants des pays pauvres aura régressé, les perspectives d'un monde plus sûr et sécuritaire s'en trouveront accrues.

Les programmes qui s'inscrivent dans ce secteur de résultats aident les pays en développement à promouvoir et à protéger la démocratie et les droits de la personne, à mettre en place des systèmes de gouvernance efficaces et responsables, à améliorer les niveaux de développement social et économique, et à gérer l'environnement de façon durable.

Dépenses pour la réduction de la pauvreté dans le monde grâce au développement durable

En 2008-2009, les trois organisations fédérales nommées ci-après ont consacré 4,1 milliards de dollars à La réduction de la pauvreté dans le monde grâce au développement durable :

  • Agence canadienne de développement international;
  • Centre de recherches pour le développement international;
  • Ministère des Finances Canada.

L'Agence canadienne de développement international a dépensé environ 3,6 milliards de dollars, soit le montant le plus élevé pour ce secteur de résultats, pour des programmes visant à réduire la pauvreté et à soutenir le développement durable dans les pays en développement.

Le ministère des Finances Canada a pour sa part versé environ 318,3 millions de dollars sous forme de paiements aux institutions financières internationales pour l'allègement de la dette des pays pauvres.

Le Centre de recherches pour le développement international a dépensé environ 171,2 millions de dollars pour soutenir la recherche sur les problèmes auxquels font face les régions en développement du monde et pour appliquer les résultats de la recherche à l'avancement économique et social de ces régions.

Figure 4.3 Répartition des dépenses réelles relatives à La réduction de la pauvreté dans le monde grâce au développement durable, par organisation fédérale, pour l'exercice 2008-2009

Figure 4.3 - Version textuelle

Contribution du gouvernement du Canada à la réduction de la pauvreté dans le monde grâce au développement durable

Rendre l'aide au développement plus efficace

En 2008-2009, le Canada a annoncé et mis en œuvre plusieurs initiatives visant à rendre la contribution canadienne à la réduction de la pauvreté plus efficace. Par exemple, en avril 2008, le Canada a levé les restrictions pour la totalité de son aide alimentaire[45], ce qui a permis à ses partenaires d'acheter des biens sur le marché libre et, partant, de réduire les coûts et les délais de transport. Le fait d'enlever les restrictions à l'égard de l'aide alimentaire accroît l'efficacité de l'aide et est essentiel à une intervention efficace en cas de crise. En septembre 2008, le Canada a annoncé qu'il lèverait les restrictions pour la totalité de son aide bilatérale (de pays à pays) d'ici mars 2013.

En février 2009, le Canada a annoncé qu'il ciblerait 80 p. 100 de son aide bilatérale sur 20 pays, sélectionnés en fonction de leurs besoins réels, de leur capacité à utiliser l'aide efficacement et de leur harmonisation avec les priorités du Canada en matière de politique étrangère. Cette approche permet d'atteindre la masse critique nécessaire pour avoir une influence plus visible et obtenir des résultats concrets.

Doubler l'aide à l'Afrique

Le Canada a tenu sa promesse de doubler l'aide à l'Afrique[46] d'ici 2008-2009, en augmentant son aide pour la porter à 2,1 milliards de dollars, comparativement à 1,05 milliard de dollars en 2003-2004. Alliée aux efforts et aux investissements de nombreux partenaires, y compris les pays africains eux-mêmes, cette augmentation a donné lieu à un certain nombre d'améliorations mesurables, notamment les suivantes :

  • une réduction sensible du taux de mortalité chez les enfants âgés de moins de cinq ans en Tanzanie – 91 décès en 2008 comparativement à 147 pour 1 000 naissances vivantes en 1999 (les outils d'intervention en santé conçus en Tanzanie sont maintenant adaptés aux conditions du Nigéria grâce à un programme important financé par l'Agence canadienne de développement international et le Centre de recherches pour le développement international);
  • tous les ménages vivant dans les zones de l'Éthiopie où sévit le paludisme ont désormais accès à des moustiquaires imprégnées d'insecticide, ce qui a contribué à réduire de moitié le taux de mortalité lié au paludisme depuis 2005;
  • une augmentation notable du nombre d'inscriptions à l'école primaire, au Mali, qui devrait passer de 42 p. 100 en 1990 à 100 p. 100 en 2015.

Le gouvernement du Canada a également apporté d'importantes contributions au développement de la capacité autochtone de recherche en Afrique. Par exemple, le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) a apporté une aide de base à long terme à 24 instituts de recherche africains prometteurs dans le cadre de l'Initiative ThinkTank de 90 millions de dollars américains. Ce programme multidonateurs est financé conjointement par le CRDI, la Fondation William et Flora Hewlett et la Fondation Bill & Melinda Gates. Son but est de soutenir quelques-uns des meilleurs instituts de recherche dans les pays en développement.

En outre, les premières bourses de recherche sur le changement climatique en Afrique ont été attribuées à 48 chercheurs de 19 pays, ce qui accroît le bassin d'experts dans le domaine du changement climatique sur le continent africain. Les bourses sont financées aux termes du programme Adaptation aux changements climatiques en Afrique, qui est un programme axé sur la recherche et le renforcement des capacités Il s'agit d'une importante collaboration entre le CRDI et le Department for International Development du Royaume-Uni.

Reconstruction et développement de l'Afghanistan

En s'appuyant sur l'examen du Groupe d'experts indépendant sur le rôle du Canada en Afghanistan et sur une décision de la Chambre des communes, le gouvernement du Canada a annoncé, en juin 2008, ses six priorités et ses trois projets de premier plan pour l'Afghanistan[47].

Plusieurs ministères et organismes gouvernementaux, dont Affaires étrangères et Commerce international Canada, la Défense nationale et l'Agence canadienne de développement international, participent à cet effort pangouvernemental pour remplir le mandat du Canada entre 2008 et 2011. Le dépôt de rapports trimestriels au Parlement et la poursuite des travaux du Comité du Cabinet sur l'Afghanistan et du Groupe de travail sur l'Afghanistan du Bureau du Conseil privé ont permis d'améliorer la cohérence et la coordination entre les ministères.

Le saviez-vous?

En 2008-2009, le ministère des Finances Canada a contribué à un certain nombre de mesures pour soutenir le renforcement de la capacité de gestion de la dette de pays à faible revenu.

Grâce au rôle de défenseur que joue le Canada au sein du G7, du G20, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale quant à l'importance de renforcer la capacité de gestion de la dette, la Banque mondiale a amorcé des pourparlers avec lui sur la mise en place d'un nouveau mécanisme de gestion de la dette.

Le mécanisme en question, lancé en novembre 2008, évalue la capacité courante des pays débiteurs, crée un programme d'aide technique en fonction des faiblesses révélées par l'évaluation et aide les pays débiteurs à formuler et à mettre en œuvre une stratégie de gestion de la dette à moyen terme.

Le Canada a joué un rôle de leadership important dans le processus de création et de mise en œuvre du mécanisme de gestion de la dette, et il siégera au Comité directeur au cours des deux prochaines années. Ainsi, le gouvernement du Canada sera en mesure de s'attaquer aux questions qu'il juge prioritaires par exemple veiller à ce que les pays qui bénéficient d'un allégement important de la dette aient les moyens nécessaires de maintenir leur dette à des niveaux soutenables.

Source : Ministère des Finances Canada

La Commission électorale indépendante de l'Afghanistan a dirigé le processus électoral de 2009, visant à élire les représentants des conseils provinciaux et le président, et ce, pour la première fois depuis la chute des talibans. Cette commission bénéficie du soutien des partenaires internationaux. Le gouvernement canadien dans son ensemble apporte une aide, qui prend la forme d'un soutien sur les plans technique, financier, diplomatique et en matière de sécurité, dans tout le pays et à Kandahar. En 2008-2009, plus de 4,4 millions d'électeurs admissibles se sont inscrits pour voter. Le Canada collabore avec des partenaires pour répondre aux besoins particuliers des électrices afghanes, grâce à des programmes de sensibilisation des électeurs et au renforcement de la sécurité aux centres d'inscription électorale.

Certes, le conflit s'est aggravé en Afghanistan en 2008-2009, mais le Canada continue de progresser dans l'exécution de son mandat. Par exemple, avec l'aide de l'Agence canadienne de développement international offerte au ministère du Relèvement et du Développement rural, qui joue un rôle de leader sur le plan national quant au développement de l'infrastructure au niveau communautaire, plus de 28 000 projets communautaires ont été menés à bien; ils consistaient à améliorer l'approvisionnement en eau, les services sanitaires et d'irrigation, la distribution électrique, l'agriculture et les moyens de subsistance. Ces projets ont contribué directement à l'amélioration de l'accès aux marchés, à l'augmentation de la production agricole et au développement des économies locales.

Plus des deux tiers des communautés des principaux districts de la province de Kandahar ont réalisé des projets d'infrastructure de petite envergure, notamment le développement et la remise en état de plus de 180 kilomètres de systèmes d'irrigation, 170 kilomètres de routes et 30 kilomètres de lignes électriques.

L'Agence canadienne de développement international a continué d'apporter son aide au Mécanisme de microfinancement et de soutien en Afghanistan (MISFA). Le MISFA figure parmi les plus importants programmes de microfinancement du monde qui soutiennent les petites entreprises et les moyens économiques des particuliers, qui autrement n'auraient pas accès au crédit. Grâce au MISFA, plus de 12 000 clients – épargne et prêts – ont été financés en 2008-2009. À ce jour, plus de 440 000 clients – épargne et prêts –, dont les deux tiers sont des femmes, ont reçu des prêts dans 23 provinces, y compris celle de Kandahar.

L'accent sur les Amériques

Le Canada contribue toujours à l'accroissement de la prospérité et à l'amélioration de la gouvernance démocratique et de la sécurité au sein des Amériques, en insistant tout particulièrement sur la région des Caraïbes. Haïti, le pays le plus pauvre des Amériques, vient au deuxième rang du point de vue de l'importance de l'aide accordée par le Canada.

Le Canada accorde son aide à Haïti aux termes d'une approche pangouvernementale qui mobilise plusieurs ministères et organismes fédéraux, comme Affaires étrangères et Commerce international Canada, l'Agence canadienne de développement international, la Gendarmerie royale du Canada, Service correctionnel Canada et la Défense nationale.

En 2008-2009, outre son aide à la création d'emplois, à la formation professionnelle agricole et à l'immunisation, l'Agence canadienne de développement international et ses partenaires ont fourni à 320 000 élèves de 700 écoles, dans tout le pays, un repas nutritif tous les jours où les enfants sont allés à l'école. Plus de 45 000 enfants sont allés à l'école grâce à des subsides versés aux écoles. Par ailleurs, plus de 212 000 membres de 50 caisses d'épargne et coopératives de crédit ont pu améliorer leur accès aux services financiers, notamment au microcrédit, ce qui leur a permis de mieux subvenir aux besoins de leur famille. Le Canada a également aidé Haïti à inscrire plus de 600 000 adultes sur les listes électorales, qui comptent désormais plus de 92 p. 100 de la population en âge de voter, contre 60 p. 100 en 2005.

Le Canada respecte son engagement se chiffrant à 555,0 millions de dollars à Haïti sur cinq ans (2006 à 2011), grâce à un programme conçu pour répondre aux besoins de la population, renforcer la gouvernance en Haïti, favoriser la stabilité et améliorer la sécurité, l'accès aux services essentiels et les conditions de vie en général.

Intervenir avec générosité en cas de crise humanitaire

Le Canada, avec l'appui de milliers de Canadiens, a apporté une aide humanitaire cruciale[48] au Myanmar et à la Chine, lorsqu'ils ont été frappés par une tragédie. En mai 2008, un tremblement de terre majeur s'est produit dans la province du Sichuan en Chine. Le gouvernement du Canada a annoncé alors une première contribution financière pour venir en aide aux sinistrés, au lendemain de la catastrophe, et précisé qu'il doublerait les contributions faites par les Canadiens à des organismes de bienfaisance canadiens admissibles. En juillet 2008, les Canadiens avaient recueilli près de 30,0 millions de dollars pour secourir les victimes. L'Agence canadienne de développement international a donc respecté son engagement comme prévu, ce qui s'est traduit par une contribution de plus de 31,0 millions de dollars qui a pris la forme de produits alimentaires, d'abris et d'eau potable pour plus d'un million de survivants.

Les Canadiens ont aussi donné généreusement pour alléger les souffrances des victimes du cyclone Nargis au Myanmar. L'Agence canadienne de développement international a de nouveau annoncé qu'elle verserait une contribution équivalant aux dons des Canadiens à des organismes de bienfaisance canadiens admissibles, dons qui ont totalisé plus de 11,0 millions de dollars. En doublant les dons, le gouvernement a porté la contribution totale du Canada à près de 26,0 millions de dollars d'aide d'urgence aux Birmans. Cette contribution a été bénéfique au Programme alimentaire mondial, car 70 000 tonnes d'aliments ont pu être fournies pour répondre aux besoins de plus d'un million de personnes vivant dans les régions éloignées, et à Vision mondiale, qui a fait parvenir 8 000 abris temporaires à près de 40 000 personnes.

Contexte du rendement

Pour mettre ses programmes, ses dépenses et son rendement en perspective, le gouvernement du Canada suit de près l'évolution des principales mesures de progrès à long terme réalisés dans le secteur de résultats La réduction de la pauvreté dans le monde grâce au développement durable.

Contexte de rendement - pour la réduction de la pauvreté dans le monde grâce au développement durable.
Tendance Indicateur Aperçu
Aucune tendance Aide publique au développement en pourcentage du revenu national brut (RNB)

En 2007, le gouvernement du Canada a consacré 0,29 p. 100 de son RNB à l'aide publique au développement, soit un taux identique à 2006, mais une baisse comparativement à 0,34 p. 100 en 2005.

Source : Organisation de coopération et de développement économiques,[49] (Il n'existe pas de version française de ce document.)

Un partenariat nord-américain fort et mutuellement avantageux

Contexte

La collaboration du Canada avec ses partenaires nord-américains, les États-Unis et le Mexique, ne cesse de s'accroître améliorant ainsi le bien-être et la sécurité des citoyens de tout le continent. Pour atteindre leurs objectifs communs, un dialogue permanent a été établi entre les trois pays. Les efforts déployés par le Canada dans ce secteur de résultats portent sur des questions qui vont de la sécurité et de la facilitation des échanges commerciaux au transport et à l'environnement.

Dépenses pour un partenariat nord-américain fort et mutuellement avantageux

En 2008-2009, les cinq organisations fédérales nommées ci-après ont dépensé 1,8 milliard de dollars dans le secteur de résultats Un partenariat nord-américain fort et mutuellement avantageux :

  • Agence des services frontaliers du Canada;
  • Agence spatiale canadienne;
  • Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité;
  • Commission mixte internationale;
  • Secrétariat de l'ALÉNA, Section canadienne.

L'Agence des services frontaliers du Canada, l'organisation qui dépense le plus dans ce secteur de résultats, a consacré environ 1,6 milliard de dollars à des programmes de gestion des frontières, pour assurer la conformité aux lois et règlements applicables aux frontières et renforcer la sécurité des frontières. Les programmes portent notamment sur le développement des technologies permettant la détection des voyageurs et des biens à risque élevé avant leur arrivée à la frontière.

L'Agence spatiale canadienne a consacré environ 161,4 millions de dollars à des programmes qui soutiennent le développement scientifique et technologique en matière spatiale et font en sorte que le Canada demeure un joueur de calibre mondial dans le domaine de l'exploration spatiale.

La Commission mixte internationale est une autre organisation fédérale qui contribue à ce secteur de résultats. Elle a consacré environ 8,1 millions de dollars à des programmes qui préviennent les conflits éventuels ou garantissent le règlement prompt et efficace de conflits aux termes du Traité des eaux limitrophes et de l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs, ce qui a pour effet de protéger les relations canado-américaines.

Figure 4.4 – Répartition des dépenses réelles relatives à Un partenariat nord-américain fort et mutuellement avantageux, par organisation fédérale, pour l'exercice 2008-2009

Figure 4.4 - Version textuelle

Contribution du gouvernement du Canada à un partenariat nord-américain fort et mutuellement avantageux

Renforcer la coopération trilatérale à l'égard de questions clés

En 2008-2009, le gouvernement du Canada a continué de promouvoir la collaboration nord-américaine à l'égard de questions d'intérêt commun comme la défense, la sécurité, la gestion des frontières, le commerce, la gestion des risques de catastrophes, les pouvoirs réglementaires et la politique énergétique.

En février 2009, le Canada a accueilli le président des États-Unis, Barack Obama; il s'agissait de la première visite du président américain à l'étranger après son élection. Lors de leur entretien, le premier ministre Harper et le président Obama ont établi des priorités bilatérales pour stimuler la relance économique, s'attaquer au changement climatique et à la sécurité énergétique, et renforcer la sécurité internationale.

Affaires étrangères et Commerce international Canada a préconisé un partenariat plus vaste avec les États-Unis et le Mexique pour renforcer la compétitivité nord-américaine, par des mesures comme des corridors de commerce et des portes d'entrée efficaces (p. ex. Asie-Pacifique, Atlantique, Ontario-Québec et Floride) ainsi que des chaînes rentables d'approvisionnement du fret.

Conformément à la stratégie du Canada pour les Amériques, le Ministère a également renforcé la coopération avec ses partenaires nord-américains à l'égard de questions d'intérêt commun pour les Amériques, comme la gestion des risques de catastrophes et la création de partenariats pour soutenir la sécurité et la démocratie en Haïti.

Coopération avec les États-Unis à l'Initiative relative aux voyages dans l'hémisphère occidental

L'Agence des services frontaliers du Canada a été désignée comme l'organisme directeur du gouvernement du Canada pour travailler avec les États-Unis à la mise en œuvre harmonieuse de l'Initiative relative aux voyages dans l'hémisphère occidental. L'Initiative découle d'une loi américaine qui exige que tous les voyageurs en provenance de l'hémisphère occidental, y compris les citoyens américains et canadiens, présentent un passeport valide ou un autre document valable accepté par les États-Unis, lorsqu'ils entrent dans ce pays.

Bien que la nouvelle loi ne s'applique qu'aux personnes qui souhaitent entrer aux États-Unis, le gouvernement du Canada a travaillé avec diligence avec le gouvernement américain pour s'assurer que les voyages et le commerce légitimes entre nos deux pays ne sont pas perturbés par les nouvelles exigences en matière de documentation.

En 2008-2009, le Canada a travaillé avec les États-Unis pour augmenter le nombre de documents de contrôle acceptés (y compris le permis de conduire amélioré, la carte NEXUS et le Certificat de statut d'Indien sécurisé), obtenir une exemption pour les mineurs et veiller à ce qu'une masse critique de documents conformes soient en circulation lorsque la loi sera pleinement mise en vigueur. À la suite de la mise en œuvre de l'Initiative relative aux voyages dans l'hémisphère occidental pour les voyages par voie aérienne, en 2007, cette dernière a été élargie pour s'appliquer aux voyages par voies terrestre et maritime, et sa mise en œuvre le 1er juin 2009 n'a eu aucune répercussion majeure aux frontières.

Le saviez-vous?

Après la visite officielle du président des États Unis Barack Obama au Canada, suivant tout juste son élection en février 2009, le Canada a travaillé en étroite collaboration avec la nouvelle administration américaine à des questions de préoccupation communes comme la souveraineté dans l'Arctique, la protection de l'environnement, la défense et la sécurité, et les questions frontalières.

Par ailleurs, des consultations sur la sécurité ont été menées auprès du Mexique, ce qui reflète une collaboration accrue dans des domaines comme le crime organisé, les drogues illicites, le trafic des armes à feu et la traite des personnes, et le blanchiment d'argent.

Source : Affaires étrangères et Commerce international Canada

L'Accord de libre-échange nord-américain

Depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 1994, l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) a contribué à tripler le commerce des marchandises entre les trois pays nord-américains signataires; en 2008, il a atteint environ 1,0 billion de dollars américains.

L'ALÉNA a également contribué à développer une économie nord-américaine plus concurrentielle et intégrée. Il a offert aux consommateurs une variété accrue de biens et de services de meilleure qualité et à un meilleur prix, encouragé les entreprises canadiennes à accroître leur investissement dans toute l'Amérique du Nord et permis de créer des millions de nouveaux emplois dans les trois pays. L'ALÉNA est essentiel au maintien de l'avantage concurrentiel de l'Amérique du Nord dans un marché mondial de plus en plus complexe, qui évolue de plus en plus rapidement et est de plus en plus branché.

En juin 2008, les signataires de l'ALÉNA ont officiellement convenu d'assouplir davantage les règles d'origine de l'ALÉNA, pour un ensemble de marchandises représentant des échanges trilatéraux de plus de 140,0 milliards de dollars américains par an.

Au cours de l'année écoulée, le Secrétariat de l'ALÉNA, Section canadienne, a géré six cas de règlement de différends. De ce nombre, trois décisions ont été rendues et deux dossiers sont toujours ouverts. La Section canadienne a également joué un rôle de premier plan dans la préparation d'une présentation portant sur les changements à effectuer pour renforcer les règles de procédure du système de règlement. En maintenant un mécanisme de règlement des différends de l'ALÉNA efficace, la Section canadienne a contribué à la stabilité et à la transparence nécessaires aux entreprises et aux investisseurs du Canada pendant toute l'année 2008-2009.

Contexte du rendement

Pour mettre ses programmes, ses dépenses et son rendement en perspective, le gouvernement du Canada suit de près l'évolution des principales mesures de progrès à long terme réalisés dans le secteur de résultats Un partenariat nord-américain fort et mutuellement avantageux.

Contexte de rendement - pour un partenariat nord-américain fort et mutuellement avantageux.
Tendance Indicateur Aperçu
Rendement en hausse Échange commerciaux

En 2008, les importations de marchandises canadiennes provenant des États-Unis se sont chiffrées à 280,7 milliards de dollars, soit 63,4 p. 100 de l'ensemble des importations au Canada, ce qui représente une hausse de 4,1 p. 100 par rapport à 2007 et de 5,9 p. 100 par rapport à 2006. En 2008, les exportations de marchandises canadiennes vers les États-Unis ont totalisé 369,9 milliards de dollars, soit 75,5 p. 100 de l'ensemble des exportations canadiennes, ce qui représente une augmentation de 4 p. 100 par rapport à 2007 et une augmentation de 3 p. 100 par rapport à 2006.

Source : Statistique Canada [50]

Un Canada prospère grâce au commerce international

Contexte

Il est essentiel de créer des possibilités commerciales et des possibilités d'investissement et d'innovation afin d'assurer le succès des entreprises canadiennes. Le Canada doit sa prospérité actuelle en partie au commerce et aux investissements internationaux.

Le gouvernement du Canada veille à améliorer sa position sur les marchés internationaux dans les secteurs du commerce et des investissements. En élargissant notre part du marché parmi les partenaires commerciaux actuels tout en examinant les possibilités de créer de nouveaux rapports commerciaux, le gouvernement fédéral travaille à la prospérité économique du Canada. En outre, le Canada s'appuie sur sa participation au commerce mondial pour attirer de nouveaux partenaires commerciaux afin qu'ils participent au dialogue portant sur des questions comme les droits de la personne et la gouvernance démocratique.

Dépenses pour un Canada prospère grâce au commerce international

En 2008-2009, les quatre organisations fédérales nommées ci-après ont dépensé 0,3 milliard de dollars dans le secteur de résultats Un Canada prospère grâce au commerce international :

  • Société canadienne d'hypothèques et de logement;
  • Corporation commerciale canadienne;
  • Agence canadienne d'inspection des aliments;
  • Affaires étrangères et Commerce international Canada.

Affaires étrangères et Commerce international Canada est le ministère qui a engagé les plus grosses dépenses dans ce secteur de résultats, qui se sont chiffrées à 267,0 millions de dollars en 2008-2009, pour faire avancer les intérêts commerciaux du Canada sur la scène internationale.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments a dépensé environ 37,6 millions de dollars, pour mettre en œuvre des normes sur la salubrité et la qualité des aliments et les appliquer à toutes les exportations canadiennes de produits alimentaires, afin de satisfaire aux exigences internationales.

Ayant engagé des dépenses d'environ 15,2 millions de dollars dans ce secteur de résultats, la Corporation commerciale canadienne a contribué à stimuler le commerce international, en particulier dans des secteurs sensibles comme la défense et la sécurité, où la présence du gouvernement est clairement requise, et sur des marchés de pays émergents et en développement, où des capacités d'approvisionnement accrues s'imposent.

Figure 4.5 - Répartition des dépenses réelles relatives à Un Canada prospère grâce au commerce international, par organisation fédérale, pour l'exercice 2008-2009

Figure 4.5 - Version textuelle

Contribution du gouvernement du Canada à un Canada prospère grâce au commerce international

Mise en œuvre de la Stratégie commerciale mondiale

Dans le budget fédéral de 2007, le gouvernement du Canada s'est engagé à mettre en œuvre la Stratégie commerciale mondiale[51] pour aider les entreprises canadiennes à répondre à la demande d'une économie mondiale de plus en plus complexe et concurrentielle et assurer la prospérité future du Canada.

Dans le cadre de cette stratégie, en 2008-2009, le Canada a beaucoup progressé en garantissant l'accès à des marchés internationaux, grâce aux négociations bilatérales. Des négociations d'accords de libre-échange ont été menées à bien avec la Jordanie, le Pérou et la Colombie; des négociations ont été amorcées avec le Panama, et les négociateurs ont travaillé à des accords avec des pays d'Amérique centrale (Guatemala, Honduras, Nicaragua et El Salvador), la Communauté des Caraïbes (CARICOM), la Corée du Sud, Singapour et la République dominicaine. Le Canada a également conclu les Accords sur la promotion et la protection de l'investissement étranger avec le Koweït et Madagascar, et il a travaillé à deux nouveaux accords avec le Royaume de Bahreïn et la Tunisie.

De plus, sept accords bilatéraux aériens ont été conclus, notamment un accord couvrant 27 pays de l'Union européenne. Les accords aériens sont une façon de favoriser le développement de nouveaux services aériens internationaux et d'accroître les services déjà offerts, dans l'intérêt des transporteurs aériens, des aéroports, des voyageurs, des expéditeurs, des touristes et des entreprises.

De nouveaux outils financiers ont été conçus pour les entreprises canadiennes, pour leur permettre de tirer profit des possibilités qu'offre le commerce mondial. En 2008-2009, Affaires étrangères et Commerce international Canada, en collaboration avec Industrie Canada et l'Agence canadienne de développement international, a travaillé à l'élaboration de programmes d'aide financière pour aider les entreprises canadiennes à mener leurs activités à l'étranger. On peut mentionner le Prêt Marché en XpansionMC de la Banque de développement du Canada et le Programme de coopération industrielle de l'Agence canadienne de développement international.

Environ 32 p. 100 des prêts demandés en 2008-2009 aux termes du Programme Prêt Marché en XpansionMC provenaient d'entreprises qui mènent des activités à l'étranger, et 217 prêts ont été approuvés. En 2008-2009, des consultations ont été menées au sujet du renouvellement du Programme de coopération industrielle de l'Agence canadienne de développement international. À la suite de ces consultations, de nouveaux outils financiers devraient être élaborés, afin de pouvoir apporter un soutien financier aux investissements canadiens responsables dans les pays en développement.

Un Service des délégués commerciaux accru à l'étranger

Dans le budget fédéral de 2008, le gouvernement du Canada a engagé 89,0 millions de dollars sur deux ans pour renforcer et réorienter la représentation diplomatique du Canada à l'étranger. Un processus de transformation a été mis en branle pour réduire le personnel du bureau central d'Affaires étrangères et Commerce international Canada et réinvestir ces ressources dans de nouveaux postes à l'étranger, afin de stimuler la présence commerciale du Canada sur des marchés en expansion rapide.

En 2008-2009, le Service des délégués commerciaux du Canada a ouvert de nouveaux bureaux en Chine, en Inde, en Mongolie, au Mexique et au Brésil, et de nouveaux employés ont été affectés à d'autres missions. Le Service des délégués commerciaux du Canada a apporté un soutien de première ligne à plus de 11 000 entreprises, grâce à son réseau de bureaux nationaux et internationaux.

Au cours de l'année, le Service des délégués commerciaux du Canada a également mis au point de nouveaux moyens novateurs pour répondre aux besoins des clients canadiens. Par exemple, il s'est associé à la Corporation commerciale canadienne et à Exportation et développement Canada pour offrir aux entreprises canadiennes un guichet de service unique pour l'accès aux projets d'infrastructure.

Le saviez-vous?

Les exportateurs canadiens n'ont cessé de se diversifier, et ils expédient leurs produits vers un nombre croissant de pays. Entre 2001 et 2006, le nombre d'exportateurs vers plusieurs pays a augmenté de près de 40 p. 100, et la hausse s'est essentiellement produite dans les petites et moyennes entreprises (PME), c'est-à-dire les entreprises comptant moins de 200 employés.

Le nombre de PME qui exportent dans plus d'un pays a augmenté de 48 p. 100, pour passer de 7 046 en 2001 à 10 406 en 2006. Pendant cette période, le nombre de PME exportant en Asie et en Europe a augmenté sensiblement, de 56 p. 100 et de 42 p. 100 respectivement.

En 2008-2009, le Service des délégués commerciaux du Canada a accru le nombre de clients qu'il sert en Europe, de 29 p. 100 par rapport à 2006-2007, dans le cadre de son plan de développement du marché de l'Europe. Dans cinq marchés asiatiques prioritaires (Japon, Chine, Inde, ANASE et Corée du Sud), il a accru le nombre de clients de 16 p. 100.

Source : Affaires étrangères et Commerce international Canada

Stimuler les exportations canadiennes dans le domaine de l'habitation

En soutenant l'industrie de l'habitation, on aide les entreprises canadiennes à mener à bien des activités à l'étranger et à diversifier leur part des marchés d'exportation dans le domaine de l'habitation.

Par l'intermédiaire de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, le gouvernement du Canada contribue à accroître les exportations canadiennes dans le domaine de l'habitation, en aidant les entreprises à élargir leurs marchés et en mettant en contact des clients canadiens avec des acheteurs étrangers potentiels.

Alors même que l'on assistait à un net repli des marchés étrangers, la collaboration de la Société canadienne d'hypothèques et de logement avec les entreprises canadiennes qui exportent des produits et des services dans le domaine de l'habitation n'a cessé de porter des fruits. En 2008, la SCHL a contribué à faciliter 129,0 millions de dollars de ventes à nos principaux clients. Parallèlement, la stabilité du système canadien de financement de l'habitation a retenu une attention accrue, faisant contraste avec la tourmente qui s'est abattue sur les marchés mondiaux.

Contexte du rendement

Pour mettre ses programmes, ses dépenses et son rendement en perspective, le gouvernement du Canada suit de près l'évolution des principales mesures de progrès à long terme réalisés dans le secteur de résultats Un Canada prospère grâce au commerce international.

Contexte de rendement -  pour un Canada prospère grâce au commerce international.
Tendance Indicateur Aperçu
Rendement en hausse Position du Canada en matière d'investissement

Depuis 1986, le niveau d'investissement direct à l'étranger par le Canada a plus que décuplé, passant de 64,8 milliards de dollars à 658,8 milliards de dollars en 2008. C'est une hausse de 28,0 p. 100 par rapport à 2007 et de 24,0 p. 100 par rapport à 2006.

Depuis 1986, le niveau d'investissement direct étranger au Canada s'est accru de 452,2 p. 100, passant de 96,1 milliards à 530,7 milliards de dollars en 2008, soit une hausse de 5,5 p. 100 par rapport à 2007 et de 21,2 p. 100 par rapport à 2006.

Source : Bilan des investissements internationaux du Canada[52]