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Le rendement du Canada 2006-2007 - Annexes


Une économie axée sur l'innovation et le savoir

Indicateurs

Innovation : Les dépenses intérieures brutes en R-D en pourcentage du PIB
Innovation : Les familles de brevets triadiques
Innovation : La production d'articles scientifiques et techniques
Niveau de scolarité
Littératie

Innovation : Les dépenses intérieures brutes en recherche et développement en pourcentage du produit intérieur brut

Les dépenses intérieures brutes de R-D du Canada en tant que pourcentage du PIB, 2001-2006

Rendement et tendances actuels

Les dépenses intérieures brutes en recherche et développement (DIRD), exprimées en pourcentage du PIB, étaient de 1,97 p. 100 en 2006, poursuivant leur tendance à la baisse par rapport à 2,09 p. 100 en 2001. Il est de plus en plus important que le Canada puisse soutenir la concurrence des autres pays qui ont adopté une approche agressive pour accroître leurs DIRD, comme la Finlande et le Japon qui ont tous deux enregistré en 2002 des DIRD dépassant 3 p. 100 du PIB. Cette situation est le résultat des augmentations régulières qui ont été enregistrées depuis le début des années 1990.

Renseignements additionnels : Les DIRD

Après avoir baissé entre 2001 et 2003, on s'attendait à ce que les dépenses totales en recherche‑développement au Canada se chiffrent à 28 400 000 000 $ en 2006, soit une augmentation de 4,4 p. 100 par rapport à 2005 (27 200 000 000 $). Bien que cette augmentation soit légèrement inférieure à l'augmentation de 4,5 p. 100 enregistrée dans les DIRD en 2005, elle dépasse la maigre hausse de 1,6 p. 100 de 2002. Comme cela s'est produit en 2004, des augmentations des dépenses en recherche‑développement dans le secteur de l'enseignement supérieur compte pour une proportion importante de la croissance des DIRD.

En 2006, une augmentation de 10 p. 100 des dépenses de recherche‑développement faites par les institutions d'enseignement supérieur (990 000 000 $) devaient représenter 84 p. 100 de la croissance estimée des DIRD de 1 200 000 000 $. En 2006, le gouvernement fédéral avait projeté d'être le second plus grand bailleur de fonds en recherche‑développement, après les entreprises, sa part de 5 200 000 000 $ représentant 18 p. 100 des dépenses totales au titre de la recherche‑développement. Ce montant représente une augmentation de 5,0 p. 100 par rapport aux données de 2005 (5 000 000 000 $). Les entreprises devraient contribuer 13 200 000 000 $ (soit 47 p. 100) du financement total de la recherche‑développement au Canada, soit 1,9  p. 100 de plus que leur contribution en 2005 (13 000 000 000 $).

Rendement au titre des DIRD

Pour l'année 2005, l'industrie a été à l'origine de 52,4 p. 100 des DIRD, le secteur de l'enseignement supérieur, 38,4 p. 100, et le gouvernement, 8,7 p. 100. La part du secteur des entreprises a baissé par rapport à 1996, année pour laquelle elle était de 57,9 p. 100, mais les chiffres de 2006 témoignent d'une augmentation depuis 1991, année pour laquelle elle se situait à 49,7 p. 100. La part des DIRD qui revient au secteur de l'enseignement supérieur augmente depuis 1996, année pour laquelle elle était de 26,8 p. 100. Les DIRD attribuables au gouvernement sont en baisse depuis 1991, année pour laquelle elles représentaient 18,7 p. 100.

Intensité de la R-D industrielle

Les cinq industries les plus performantes (équipement de communications, d'information et de culture, produits pharmaceutiques et médicaux, services de recherche et développement scientifiques, et conception de systèmes informatiques et services connexes) ont constamment dominé la scène de la recherche‑développement industrielle ces dernières années. En 2006, ces cinq industries comptaient pour 44 p. 100 de toute la recherche‑développement industrielle effectuée à l'interne.

Personnel affecté à la R-D

Entre 1995 et 2004, le nombre total de chercheurs au Canada s'est accru pour passer de 87 380 à 125 330. Par millier d'emplois, on comptait 6,4 chercheurs en 1995 et 7,7 en 2004. Le secteur de la R-D dans son ensemble avait un effectif de 199 060 en 2004, soit 12,3 personnes par MILLIER D'EMPLOIS. (Statistique Canada, 2007; OECD, 2007/1)

Pour en savoir plus sur les DIRD, consultez Panorama des statistiques de l'OCDE 2007 : Économie, environnement et société, que l'on trouve sur le site Web de l'OCDE à l'adresse http://www.oecd.org/home.

Innovation : Les familles de brevets triadiques

Part des familles de brevets triadiques qui revient au Canada, 1995 à 2003

Rendement et tendances actuels

Les parts de familles de brevets triadiques servent à mesurer le rendement inventif d'un pays, la diffusion du savoir et les activités novatrices. Dans le contexte de l'OCDE, la part des familles de brevets triadiques qui revient au Canada a légèrement augmenté pour passer de 1,13 p. 100 en 1996 à 1,31 p. 100 en 2002, après avoir atteint un sommet de 1,34 p. 100 en 1998. Par contre, la plus grande part de familles de brevets triadiques revenait aux États-Unis, à 36,29 p. 100, pour l'année 2002.

Renseignements additionnels : Les familles de brevets triadiques

Le nombre de familles de brevets triadiques pour lesquelles le lieu de résidence de l'inventeur est le Canada a augmenté régulièrement entre 1996 et 2002, pour atteindre un sommet de 670 en 2001. De même, les chiffres augmentent généralement pour les grands pays de l'OCDE. (OCDE, Principaux indicateurs de la science et de la technologie 2005/2).

Dans le contexte du G-7, le Canada a enregistré le deuxième nombre de familles de brevets triadiques le moins élevé par million d'habitants en 2001, à 20,6, juste devant l'Italie avec 14,8 p. 100. Dans tous les pays du G-7, le nombre de familles de brevets triadiques par million d'habitants s'est accru entre 1991 et 2001. Le fait d'examiner le nombre de familles de brevets triadiques par rapport à la taille de la population permet de situer la capacité à innover dans un contexte donné. (Science, technologie et industrie : Tableau de bord de l'OCDE 2005).

Familles de brevets triadiques par million d'habitants (1991 à 2001)

Pays

Nombre de familles de brevets triadiques
par million d'habitants (1991)

Nombre de familles de brevets triadiques
par million d'habitants (2001)

Canada

9,8

20,6

France

30,5

40,3

Allemagne

46,0

90,7

Italie

11,7

14,8

Japon

71,8

92,3

Royaume‑Uni

21,8

36,7

É.‑U.

40,0

57,7

(Source : Science, technologie et industrie : Tableau de bord de l'OCDE 2005)

Innovation : La production d'articles scientifiques et techniques

Production d'articles scientifiques et techniques au Canada, 1998 à 2003

Rendement et tendances actuels

Comparativement aux autres pays de l'OCDE, le Canada a eu une production d'articles scientifiques et techniques relativement peu élevée au cours des quinze dernières années. En 2003, la production a totalisé 24 803 articles, soit la meilleure production depuis 1988. En 2001, la production canadienne d'articles scientifiques et techniques s'est chiffrée à 22 626 articles, en baisse par rapport à 23 417 en 1999.

Pour en savoir plus sur la production d'articles scientifiques et techniques, consultez le rapport de la Fondation nationale des sciences intitulé Indicateurs de la science et de la technologie 2006, Volume 2 (http://www.nsf.gov/statistics).

Comparaison internationale

Rendement du Canada en matière d'innovation (classement par rapport aux autres pays du G-7, 2003)

Des études de l'OCDE portent à croire qu'il existe un écart au chapitre de l'innovation entre le Canada et les principaux pays de l'OCDE. Le tableau intitulé, « Rendement du Canada en matière d'innovation », montre que le Canada est très loin derrière les États-Unis et d'autres pays du G-7 en ce qui a trait à plusieurs indicateurs de rendement en innovation.

De plus, dans un rapport du Conference Board of Canada, le Canada s'est classé 14e parmi les 17 pays, une piètre cote au titre de la création et de la diffusion du savoir. Dans cette même étude, le Canada se retrouvait à peu près au milieu du groupe pour ce qui était des investissements dans le savoir, dont la recherche‑développement, l'enseignement supérieur et les logiciels. (How Canada Performs: A Report Card on Canada, 2007, Conference Board of Canada)

Niveau de scolarité

Rendement et tendances actuels

Au cours de la dernière décennie, la proportion de Canadiens détenant un diplôme collégial ou universitaire a augmenté. En 2001, 61,0 p. 100 des Canadiens âgés de 25 à 34 ans avaient dans une certaine mesure poursuivi des études postsecondaires. C'est une nette amélioration par rapport à la décennie précédente, pour laquelle seulement 49,0 p. 100 des Canadiens appartenant à cette tranche d'âge avaient poursuivi des études postsecondaires.

En 2003, les travailleurs à temps plein à l'année qui possédaient un diplôme universitaire gagnaient en moyenne 67 091 $ comparativement à 37 840 $ pour les travailleurs ne possédant qu'un diplôme de l'enseignement secondaire, soit une différence de 29 251 $. (Statistique Canada, 2005)

Environ deux tiers des nouveaux emplois créés au Canada seront dans le domaine de la gestion ou exigeront une certaine forme d'éducation postsecondaire, qu'il s'agisse de certificats de compétence professionnelle ou de diplômes d'un niveau supérieur. (Ressources humaines et Développement des compétences Canada, 2005)

Comparaison internationale

Population âgée de 25 à 64 ans ayant terminé des études postsecondaires, pays du G-7, 2004

Selon l'OCDE, le Canada est au premier rang au chapitre de l'éducation, lorsqu'on tient compte de la proportion des diplômés universitaires et collégiaux. En 2004, 44,6 p. 100 de la population canadienne âgée de 25 à 64 ans détenait un diplôme collégial ou universitaire, comparativement à 29,9 p. 100 en 1991. Pour les autres pays du G-7, les chiffres oscillent entre 39,1 p. 100 pour les États-Unis et 11,4 p. 100 pour l'Italie.

Renseignements additionnels : Le niveau de scolarité

Selon l'OCDE, en 2004, 53 p. 100 de tous les Canadiens âgés de 25 à 34 ans possédaient des diplômes d'études supérieures au niveau secondaire comparativement à 34,5 p. 100 de tous les Canadiens âgés de 55 à 64 ans. Les écarts notés à ce chapitre entre les jeunes et les personnes plus âgées constituent une mesure des progrès accomplis au chapitre de l'enseignement supérieur (OCDE, Regards sur l'éducation, 2005).

En 2004 au Canada, 45,0 p. 100 de la population âgée de 25 à 64 ans avait un niveau d'études de troisième cycle, bien au‑dessus de la moyenne des pays de l'OCDE de 25 p. 100 (OCDE, Panorama des statistiques de l'OCDE 2005 : Économie, environnement et société).

Littératie

Littératie de la population âgée de 16 à 65 ans, Canada, 2003

Rendement et tendances actuels

Les données de l'Enquête sur la littératie et les compétences des adultes de 2003 ont révélé que le niveau d'alphabétisation des Canadiens n'avait pas beaucoup changé depuis la dernière grande enquête menée en 1994, l'Enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes. Pendant cette période, de nombreux Canadiens adultes possédant des capacités de lecture et d'écriture restreintes n'ont pu véritablement participer à la société et à l'économie. Bien que 58,0 p. 100 des Canadiens adultes âgés de 16 à 65 ans se retrouvent par exemple dans les trois niveaux supérieurs de littératie pour ce qui est de l'échelle des textes suivis, 15,0 p.  100, soit plus de 3 000 000 de Canadiens, se retrouvent au niveau le plus bas, ce qui traduit des problèmes importants à traiter les documents écrits. Le niveau trois est considéré comme le seuil minimal requis pour fonctionner avec succès au sein de la nouvelle société du savoir et de l'économie de l'information.

Fait à remarquer, dans une étude menée par Statistique Canada en 2006 sur l'alphabétisation et les minorités de langues officielles, on a constaté que le niveau de littératie des Francophones au Canada s'était amélioré depuis le milieu des années 1990. Cependant, les personnes ayant l'anglais comme langue maternelle réussissaient beaucoup mieux les tests d'alphabétisation que leurs homologues francophones en 2003, selon une nouvelle étude sur l'alphabétisation des minorités de langues officielles au Canada.

Comparaison internationale

Parmi les sept pays qui ont participé à l'enquête en 2003, le Canada se classe à peu près au centre de la distribution. Sur l'échelle des textes suivis, les habitants de la Norvège et des Bermudes ont surpassé le Canada, mais les Canadiens adultes ont fait légèrement mieux que les Américains sur toutes les échelles.

L'enquête qui a été menée par l'OCDE en 2003 sur le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) a consisté à évaluer la compréhension de l'écrit, la culture mathématique et la culture scientifique d'élèves âgés de 15 ans dans 41 pays. Pour la lecture, les élèves canadiens ont obtenu dans l'ensemble des résultats nettement supérieurs à la moyenne établie pour les pays de l'OCDE, et seuls les élèves de la Finlande ont surpassé ceux du Canada. Les résultats obtenus coïncident avec ceux de l'étude menée en 2000. Le Canada s'en est également bien tiré dans les mathématiques et les sciences, deux pays et quatre pays ayant surpassé respectivement le Canada. Quand on a pu établir des comparaisons entre les résultats de 2000 et de 2003 en mathématiques (en raison de l'amélioration des méthodes utilisées), on a observé des résultats semblables et en voie d'amélioration. Comparativement à 2000, les résultats obtenus en sciences ont été moins bons en 2003.