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Le rendement du Canada 2006-2007 - Annexes


Une croissance économique forte

Indicateurs

Produit intérieur brut réel
Compétitivité des coûts
Durabilité des ressources naturelles
Pratiques économiques vertes

Le produit intérieur brut réel

Croissance du PIB réel, Canada

Rendement et tendances actuels

L'économie canadienne est l'une des plus solides et des plus saines parmi les sept principaux pays industrialisés du G‑7, soit les États‑Unis, le Royaume‑Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Canada et le Japon. Le produit intérieur brut réel (PIB) a augmenté à un taux annualisé de 3,9 p. 100 au cours du premier trimestre de 2007, et de 2,8 p. 100 pour l'ensemble de 2006. Cette hausse était à peine inférieure à celles de 2004 et de 2005.

En 2006, la croissance du Canada tirait de l'arrière par rapport au taux de croissance national, à cause de l'appréciation de 6,8 p. 100 du dollar canadien et d'une hausse des prix du pétrole qui a nui à la production, surtout dans le secteur manufacturier. Une demande moins forte aux États‑Unis a également limité les exportations. Outre l'Alberta, les seules autres provinces qui ont réussi à dépasser le taux de croissance national de 2006 étaient Terre‑Neuve‑et‑Labrador (gain de 2,8 p. 100), le Manitoba (3,3 p. 100) et la Colombie‑Britannique (3,6 p. 100).

Renseignements additionnels : La croissance économique régionale

PIB réel par habitant, Canada, 1984 à 2006

L'Ouest canadien

La croissance économique de l'Alberta était nettement supérieure à la moyenne canadienne en 2006 pour la quatrième année successive. Les prix du pétrole ont continué à grimper en 2006, accélérant les profits des sociétés et stimulant les placements des entreprises, qui, à leur tour, ont stimulé le revenu du travail et les dépenses connexes. La conjoncture dynamique jumelée à un faible taux de chômage (3,4 p. 100) a attiré des travailleurs de partout au Canada.

L'activité manufacturière en Alberta est passée à 7,6 % après avoir connu une augmentation de 6,3 p. 100 en 2005, la majeure partie de cette croissance étant imputable aux industries pétrochimiques ou à celles qui fournissent de la machinerie et de l'équipement aux projets florissants liés à la construction d'infrastructures pour l'exploitation des sables bitumineux.

La production au Manitoba a augmenté de 3,3 p. 100 après avoir connu une hausse de 2,7 p. 100 en 2005, la meilleure récolte en trois ans. Les conditions de croissance idéales en 2006 ont permis une forte croissance des exportations de canola et de blé.

La Colombie‑Britannique a dépassé le taux de croissance annuel moyen pour la cinquième année consécutive, avec une augmentation de 3,6 p. 100 en 2006, un peu en‑dessous de celle de 2005 (3,7 p. 100).

La production économique de la Saskatchewan a connu une hausse modeste en 2006 (+0,4 p. 100), traduisant un ralentissement par rapport à 2005 (3,1 p. 100). La production d'uranium, de potasse et de blé a chuté. Les profits des sociétés sont demeurés solides, étant donné que la demande mondiale pour ces produits a maintenu les prix élevés.

Le secteur manufacturier de la machinerie et de l'équipement en Saskatchewan a profité des investissements dynamiques faits en Alberta. Les revenus du travail élevés ont contribué à la construction domiciliaire et à la reprise des dépenses de consommation.

Source : Statistique Canada, 2007

Croissance du PIB réel, par province et territoire, Canada, 2006

Les provinces de l'Atlantique

L'économie de Terre‑Neuve‑et‑Labrador a progressé de 2,8 p. 100 en 2006, par rapport à une hausse de 0,4 p. 100 en 2005. La première année de production de la mine de nickel de la baie Voisey et du champ pétrolifère de White Rose ont grandement contribué à cet accroissement. Les sociétés ont continué d'enregistrer des profits grâce aux prix élevés des produits de base. Les consommateurs ont tiré profit des faibles taux d'intérêts et de la croissance des dépenses de consommation.

Après une hausse de 0,3 p. 100 en 2005, l'économie du Nouveau‑Brunswick a augmenté de 2,6 p. 100 en 2006. Une remontée des prix de la pâte à papier et du papier journal en 2006 a rendu possible la réouverture de deux usines et contribué à l'essor du secteur manufacturier.

Une reprise en agriculture est à l'origine d'une hausse de 2,0 p. 100 de l'économie de l'Île‑du‑Prince‑Édouard en 2006, comparable à celle de 2,1 p. 100 en 2005. La production économique en Nouvelle‑Écosse a augmenté de 1,1 p. 100 en 2006, par rapport à 1,6 p. 100 l'année précédente. L'activité manufacturière a baissé pour la seconde année consécutive, à cause d'un ralentissement de la production des industries du caoutchouc et des matières plastiques et des conflits ouvriers qui ont touché la fabrication des produits du bois.

L'Ontario et le Québec

Pendant que le sort des provinces de l'Ouest s'améliorait grâce à la production des ressources, l'économie du Canada central ressentait les effets de la hausse des prix du carburant. De plus, la forte appréciation du dollar canadien a freiné la demande à l'exportation et, du coup, la production des biens.

La production économique de l'Ontario a atteint 1,9 p. 100, après avoir connu une progression de 2,8 p. 100 en 2005. Dans le secteur manufacturier, la production a chuté dans 14 des 21 principaux groupes, entraînant le déclin le plus marqué dans ce secteur (-3,5 p. 100) depuis plusieurs années. Les constructeurs de véhicules ont bloqué la production et les fabricants de pièces ont été touchés durement par les conditions du marché américain. La faiblesse du secteur manufacturier ne s'est pas fait ressentir dans toute l'économie, car la production de services a tiré profit des revenus du travail élevés et des investissements continus en construction.

Au Québec, la production économique s'est accrue de 1,7 p. 100 en 2006, après avoir connu une hausse de 2,2 p. 100 en 2005. La production de services a été supérieure à celle des biens, le secteur manufacturier ayant connu une légère baisse de 0,2 p. 100. Le déclin a été atténué par des marchés d'exportations florissants pour les produits de l'industrie aérospatiale. La production de l'industrie de première transformation des métaux a repris, étant donné que les prix mondiaux sont restés élevés, tout comme celle des fabricants de produits pharmaceutiques, après trois années de déclin. Toutefois, cette reprise n'a pas bénéficié à tout le secteur de la fabrication : l'industrie forestière et papetière du Québec a été durement touchée, avec des fermetures d'usines et des mises à pied. Les exportations de produits du bois et de papier ont chuté de manière marquée.

Les Territoires

Les progrès enregistrés au titre de la croissance économique dans les Territoires dépendaient presque essentiellement des ressources, en particulier de l'extraction et de l'exploitation de minerai.

L'économie du Nunavut a progressé de 5,8 p. 100, son meilleur rendement depuis 2002, et connu une remontée par rapport au déclin de 1,1 p. 100 en 2005. La mine Jericho, la troisième mine de diamant du Canada, est entrée en production en janvier 2006 et a contribué à la croissance des profits des sociétés et à une résurgence des exportations. Comme pour les autres territoires, l'exploration minière a tiré profit des prix élevés des produits de base.

La production économique des Territoires du Nord-Ouest s'est accrue de 2,0 p. 100 en 2006, une amélioration par rapport à 2005 (+0,1 p. 100). Les opérations d'exploitation des mines de diamant ont connu un certain fléchissement en 2006, mais les opérations d'exploration minière et pétrolière ont connu un essor dans les Territoires du Nord‑Ouest, surtout le long du corridor de la vallée du Mackenzie. Les investissements au titre de l'aménagement de la mine de diamant au lac Snap se sont aussi poursuivi.

La production du Yukon ne s'est accrue que de 2,9 p. 100 après le rythme trépidant (+5,2 p. 100) de 2005. Les prix élevés des produits de base ont contribué aux activités d'exploration, notamment de l'or, du zinc, de l'uranium et du cuivre. Les investissements ont donné un coup de pouce aux grossistes, puisque la demande de machinerie et d'équipement a augmenté. L'ouverture de nouveaux commerces s'est faite en parallèle avec la croissance des revenus du travail.

Compétitivité des coûts

Résultats globaux : Compétitivité des coûts (désavantage) par rapport aux États-Unis

Rendement et tendances actuels

La comparaison des coûts d'exploitation d'entreprise fait ressortir les avantages qu'offre le Canada à ce chapitre. En effet, les coûts moins élevés favorisent l'investissement, l'expansion et le démarrage des entreprises. Les coûts reliés à la main-d'œuvre, aux transports, aux communications et aux impôts figurent parmi les facteurs qui ont été pris en compte aux fins d'une étude publiée en 2006 par KPMG (Choix concurrentiels : Le guide de KPMG sur les coûts des entreprises à l'échelle internationale).

En janvier 2006, le rendement du Canada au titre de la compétitivité des coûts s'est amélioré par rapport à celui des autres pays du G‑7. Parmi les neuf pays visés par l'étude, le Canada venait en tête des pays du G-7 pour ce qui est du niveau peu élevé des prix de revient de l'entreprise, bénéficiant d'un avantage au chapitre des coûts de 5,5 p. 100 par rapport aux États-Unis (pays de référence aux fins de l'étude). Le Canada s'est encore classé dans les meilleurs parmi les pays du G-7, mais son avantage a souffert de la forte appréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain au cours des deux dernières années. En 2004, le Canada bénéficiait d'un avantage de 9,0 p. 100 par rapport aux États-Unis, en baisse par rapport à 14,5 p. 100 en 2002, au chapitre des coûts. Selon l'étude, la baisse du dollar américain par rapport aux devises étrangères est le facteur qui nuit le plus à la compétitivité internationale des entreprises depuis 2002.

Durabilité des ressources naturelles

Stocks de poissons commerciaux canadiens, récoltés et évalués, 2003 à 2006

Rendement et tendances actuels

Parmi les 95 stocks de poissons commerciaux qui ont été évalués entre 2003 et 2006, 20 stocks étaient sains et croissants, 28 étaient sains et stables, et 47 étaient en diminution ou épuisés. Des stocks durables du point de vue biologique sont considérés comme des stocks sains, contrairement à des stocks en baisse ou épuisés, qui traduisent les préoccupations que suscite la durabilité actuelle ou future des stocks dans le contexte de la pêche commerciale. Le pourcentage de stocks évalués, considérés comme sains par rapport au pourcentage des stocks en diminution ou épuisés, a augmenté d'environ 6 p. 100 au cours de la période de 2001 à 2003. Les variables qui influent sur l'état des stocks de poissons marchands sont à la fois des facteurs naturels (p. ex., la fluctuation des cycles d'abondance) et anthropiques (p. ex., les répercussions du développement).

Il conviendrait de noter qu'il ne s'agit pas d'une représentation équilibrée de tous les stocks de poissons canadiens. En effet, les stocks de saumon du Nord et du Pacifique sont sous-représentés, en raison des calendriers d'évaluation. Et Pêches et Océans Canada organise sciemment son calendrier d'évaluation de manière à évaluer régulièrement l'état des stocks non considérés comme sains. En conséquence, ils peuvent être surestimés dans le groupe des stocks évalués.

Pêches et Océans Canada, Secrétariat canadien de consultation scientifique, 2006.
http://www.dfo-mpo.gc.ca/csas/csas/Publications/Pub_Index_f.htm

Pratiques économiques vertes

Rendement et tendances actuels

Le maintien d'une économie forte exige l'intégration des questions environnementales à la prise de décisions économiques. Le nombre de certificats relatifs à la norme internationale de gestion environnementale ISO 14001 est fréquemment utilisé comme un indicateur de développement des pays, dans le cadre des ententes environnementales volontaires et est pris comme une forme d'indicateur du rendement environnemental à l'échelle des pays. Le nombre d'entreprises canadiennes ayant la certification ISO 14001 a augmenté, passant de 100 en 1999 à 1 492 en 2004, puis à 1 636 en 2005 et à 1 679 en 2006.

Un rapport émis par la Coalition canadienne pour la certification de la foresterie durable précise qu'en juin 2007 il y avait 143 696 992 hectares de forêts au Canada qui avaient été certifiés conformes à la norme de gestion ISO 14001 dans le cadre des activités de 60 à 70 compagnies forestières. Dans le document L'état des forêts au Canada 2005‑2006, on précise qu'il y a 143 700 000 hectares pouvant être soumis à l'exploitation forestière au Canada. (L'état des forêts au Canada, http://cfs.nrcan.gc.ca/sof/latest_f.html)

Outre la norme ISO 14001, il y a trois grands programmes de certification forestière par des tiers au Canada, soit la norme sur l'aménagement forestier durable de l'Association canadienne de normalisation (NAFS­ACN-Z809), le Sustainable Forestry Initiative Program (SFI) et le Forest Stewardship Council (FSC), qui renferment tous des normes particulières de rendement en gestion durable des forêts. En juin 2007, un peu plus de 134 000 000 hectares avaient reçu la certification en vertu de l'une de ces trois normes (NAFS­ACN-Z809 - 79 288 918 hectares, SFI – 34 887 174 hectares et FSC – 20 533 982 hectares).

(Certification Canada, État de la certification de l'ADF au Canada – Juin 2007) (http://www.certificationcanada.org/francais/certification_intentions/etat.php)

Comparaison internationale

Il conviendrait de tenir compte de la taille d'un pays (mesurée selon la population) et de son niveau de développement économique (mesuré par le PIB) lorsque la certification ISO 14001 est utilisée comme une mesure des pratiques économiques vertes. En effet, ces données établissent le contexte dans lequel le niveau de développement d'un pays en matière de gestion environnementale peut être déterminé.

À l'échelle internationale, le Canada est passé de la 33e place en 1999 à la 19e place en 2001, puis à la 27e place en 2003, compte tenu du niveau de développement économique du pays. Lorsqu'on tient compte de la taille du pays, le classement du Canada pour 2003 demeure inchangé et reste la 22e place qui a été enregistrée en 1999, la meilleure place, soit la 15e, remontant à 2001. Pour les deux mesures qui ont été observées en 2003, le Canada est avant-dernier au sein du G-7, devançant seulement les États-Unis. À l'échelle mondiale, depuis 1999, la Suède conserve son rang de chef de file quand le développement économique et la taille du pays sont pris en compte. La Suisse, le Danemark et la Finlande se classent constamment parmi les cinq premiers pays.

Le Canada est un chef de file mondial dans la certification des terres boisées. Seulement 10 p. 100 des forêts en production dans le monde sont certifiées et le Canada contribue pour plus de la moitié des certifications reconnue par le programme mondial intitulé Programme for the Endorsement of Forest Certification. Le Canada a également plus de fibres provenant de forêts certifiées de tierces parties que n'importe quel autre pays. (Certification Canada, État de la certification de l'ADF au Canada –Juin 2007) (http://www.certificationcanada.org/francais/certification_intentions/etat.php)

Renseignements additionnels : Les systèmes de gestion environnementale