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Le rendement du Canada 2006-2007 - Annexes


Annexe 3 - Indicateurs et renseignements additionels

Les affaires économiques

La sécurité du revenu et l'emploi pour les Canadiens

Indicateurs

Emploi : La croissance du taux de l'emploi
Emploi : Les écarts provinciaux et le taux de chômage
Sécurité du revenu : Le revenu réel disponible par habitant
Sécurité du revenu : La situation du faible revenu au Canada

Emploi : La croissance du taux de l'emploi

La croissance du taux de l'emploi au Canada, 1995 à 2006

Rendement et tendances actuels

Le Canada a enregistré une croissance de l'emploi en 2007. Il s'est accru de 1,2 p. 100 au cours de la première moitié de 2007 et 197 000 emplois nets ont été créés, ce qui maintient la tendance à la hausse observée au cours de la même période en 2006. Le taux moyen de l'emploi (les personnes âgées de 15 ans et plus) est passé de 58,4 p. 100 en 1996 à 63,0 p. 100 en 2006. Entre avril 2006 et mars 2007, l'économie canadienne a créé 379 000 nouveaux emplois, dont 8 sur 10 à temps plein.

Au cours de la première moitié de 2007, les provinces qui ont connu une croissance de l'emploi supérieure de 1,2 p. 100 à la moyenne nationale étaient le Nouveau Brunswick, l'Alberta, la Colombie Britannique, le Québec et le Manitoba. Par contre, on a enregistré des baisses de l'emploi au cours de la même période à Terre Neuve et Labrador et en Saskatchewan.

L'Ontario, qu'un compte pour presque 40 p. 100 de tous les emplois au Canada, a enregistré une croissance de seulement 0,4 p. 100 au cours de la première moitié de 2007. La croissance de l'emploi depuis le début de 2007 en Nouvelle Écosse et à l'Île du Prince Édouard était également inférieure à la moyenne nationale.

Emploi : Les écarts provinciaux et le taux de chômage

Taux de chômage annuel moyen par province, 2006, Canada

Rendement et tendances actuels

À partir d'un creux de 6,8 p. 100 en 2000, année de rapide croissance, le taux de chômage national est passé de 7,2 p. 100 en 2001, dans la foulée de l'effondrement du secteur de la haute technologie. Le taux de chômage a atteint une crête en 2002, à 7,7 p. 100, pour se stabiliser à 7,6 p. 100 l'année suivante et baisser à 6,3 p. 100 en 2006 et à 6,0 p. 100 au début de 2007, un creux inégalé en 33 ans.

Les 28 zones métropolitaines du Canada comptent pour presque les trois quarts de la croissance de l'emploi au pays, les provinces des Prairies et la Colombie‑Britannique ayant les plus faibles taux de chômage en 2006, et l'Alberta maintenant la position de tête grâce à la prospérité associée à l'industrie pétrolière et gazière et à la hausse de l'activité en construction. Plus précisément, les Autochtones vivant hors réserve dans l'Ouest du Canada commencent à profiter des conditions de plus en plus serrées du marché du travail, le taux d'emploi des Autochtones ayant connu une hausse de 23 p. 100 entre 2001 et 2005, soit deux fois le taux de croissance des non‑Autochtones (11 p. 100). (Statistique Canada, 2007)

Comparaison internationale : Croissance de l'emploi

Croissance de l'emploi au sein des pays du G-7, 1994 à 2004

Depuis le milieu des années 1990, le Canada connaît une croissance de l'emploi constante, contrairement à quelques-uns des pays du G-7, comme le Japon et l'Allemagne, où cette dernière a été minime. Entre 1997 et 2005, le Canada a enregistré la plus forte croissance de l'emploi parmi les pays du G-7, surpassant par exemple les États-Unis et le Royaume-Uni. Une forte croissance mondiale et la demande accrue pour les produits canadiens, alliées aux politiques provinciales et fédérales visant à améliorer la souplesse et l'adaptabilité des travailleurs, ont permis au Canada de bénéficier d'une croissance annuelle de l'emploi de 2,10 p. 100 entre 1997 et 2005.

Sécurité du revenu : Le revenu réel disponible par habitant

Revenu réel disponible par habitant, Canada, 1991 à 2006

Rendement et tendances actuels

Après une baisse observée dans la première moitié des années 1990, le revenu réel disponible (RRD) par habitant s'est accru au taux moyen de 2,0 p. 100 par an depuis 1997, à cause de la forte croissance de l'emploi et des mesures de réduction de l'impôt des particuliers. En 2006, le RRD a augmenté de 3,0 p. 100 par rapport au niveau de 2005.

En outre, les données du Recensement de 2001 font état d'une augmentation des revenus globaux qui, selon leur définition, représentent l'ensemble des traitements et salaires auxquels s'ajoute le revenu net tiré d'un travail indépendant.

Sécurité du revenu : La situation du faible revenu au Canada

Rendement et tendances actuels

En dépit de la forte croissance des revenus moyens, certains Canadiens éprouvent toujours des difficultés économiques et disposent de revenus insuffisants pour répondre à leurs besoins quotidiens ou pour participer pleinement à la société. Bien que le Canada n'ait pas de seuil de pauvreté officiel, les mesures du faible revenu comme les seuils de faible revenu (SFR) après impôt de Statistique Canada sont généralement utilisés pour évaluer et suivre de près l'évolution du faible revenu au Canada.

D'après les dernières données disponibles, le pourcentage de Canadiens vivant sous le seuil de faible revenu a baissé pour passer de 15,7 p. 100 en 1996 à 10,8 p. 100 en 2005, d'après le revenu après impôt. Les chiffres de 2005 font état d'une légère baisse par rapport au taux de 11,4 p. 100 de l'année précédente.

Les femmes plus que les hommes connaissent des conditions de faible revenu. Au fil des années, la différence entre les taux de faible revenu entre les femmes et les hommes a diminué de 4 à moins de 1 point de pourcentage. Ce phénomène s'explique en grande partie par une baisse plus rapide du taux de faible revenu chez les femmes âgées que chez leurs homologues masculins. En 2005, les taux de faible revenu s'établissaient à 10,5 p. 100 chez les hommes et à 11,2 p. 100 chez les femmes.

Les taux de faible revenu pour les enfants et les adultes en âge de travailler suivent de près le taux global. Même si entre 1980 et 1999 le taux des enfants était à peine plus élevé que celui des adultes en âge de travailler, soit de 2 à 4 points de pourcentage, depuis 1999, l'écart entre les taux s'est rétréci et en 2005, les taux étaient tous d'environ 11 p. 100. Le taux de faible revenu chez les personnes âgées a baissé de façon marquée, passant de 21,3 p. 100 en 1980 à 6,1 p. 100 en 2005.

Entre 2004 et 2005, la plupart des provinces ont enregistré une baisse des taux de faible revenu établis sur le revenu après impôt. Les taux les plus élevés ont été enregistrés en Colombie‑Britannique (13 p. 100) et au Manitoba (12,6 p. 100). Le plus faible a été enregistré à l'Île‑du‑Prince‑Édouard (5,4 p. 100).

Les taux de faible revenu étaient plus élevés dans les 15 plus grandes zones urbaines que dans les villes de taille moyenne ou petite ou dans les collectivités rurales. Le taux de faible revenu s'établissait à 12,6 p. 100 chez les Canadiens vivant dans l'une des grandes zones urbaines par rapport à 8,4 p. 100 pour ceux qui vivaient dans d'autres villes plus petites. Les taux de revenu faible les plus élevés ont été enregistrés à Winnipeg (15 p. 100), à Vancouver (15 p. 100) et à Montréal (14,5 p. 100).

(Statistique Canada, Tendances du revenu au Canada, 2005)