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Maladie à virus Ebola : Éclosion 2014

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Présentation donné par Dre Josée Pilon à l’École de la fonction publique du Canada (le 6 novembre, 2014) au sujet de la maladie à virus Ebola et ses éventuelles répercussions sur la santé et la sécurité au travail dans les milieux de travail fédéraux. L'information contenue dans cette vidéo est actuelle à compter du 4 novembre 2014.

Vidéo du programme de santé et sécurité au travail - Transcription

Bonjour. Mon nom est Dr Josée Pilon, conseillère médicale nationale par intérim avec le programme de Santé au travail de la fonction publique de Santé Canada. 

(Une bannière bleue apparaît si l'écran avec le nom et le titre de la présentatrice, Dr Josée Pilon, conseillère médicale nationale par intérim Programme de santé au travail de la fonction publique Santé Canada).

Aujourd'hui, je vais vous parler de la maladie à virus Ebola, l'éclosion 2014, avec une présentation au sujet de la maladie afin de pouvoir minimiser l'anxiété qui est associée avec cette maladie dans le milieu de travail avec les départements fédéraux, les employés de la fonction publique. 

Donc voici un bref aperçu des informations dont je vais discuter aujourd'hui.  Donc qu'est-ce que l'Ebola?  Ensuite, je vais présenter quels sont les signes et les symptômes de la maladie afin d'avoir une meilleure compréhension de celle-ci.  Par la suite, on va discuter de comment se propage l'Ebola, ainsi que les pays touchés par l'éclosion actuelle.  Les risques de l'Ebola vont ensuite être – je vais ensuite présenter au sujet des risques de la maladie et les mesures de protection pour se protéger ainsi que le rôle de l'équipement de protection individuelle.  Par la suite, je vais donner un bref aperçu des traitements ainsi que les traitements innovateurs de cette maladie.  Et je vais conclure avec les messages clés au sujet de l'Ebola.

Donc qu'est-ce que la maladie à virus Ebola?  C'est une maladie virale causée par un virus grave, sévère qui cause une fièvre hémorragique chez les humains et aussi chez certains animaux.  C'est une maladie qui a été identifiée en 1976, et on la retrouve habituellement dans les villages éloignés de l'Afrique centrale près des forêts tropicales humides, donc en régions rurales.

L'éclosion actuelle, par contre, se retrouve maintenant dans les grandes agglomérations urbaines ainsi que dans les régions rurales et surtout vue dans trois pays dans l'Afrique occidentale. 

L'éclosion actuelle est très importante et a un taux de mortalité clinique en Afrique occidentale présentement qui est environ 70 pour cent.  Donc c'est un taux de mortalité assez élevé qui est associé avec la gravité de cette maladie. 

Seul un test en laboratoire peut confirmer cette infection, et présentement cette capacité est par le Bureau national médical de l'Agence de santé publique du Canada à Winnipeg.  Par contre, de l'assistance de l'Agence de santé publique du Canada est offert aux provinces du Canada afin de développer cette capacité de pouvoir offrir les tests rapidement pour pouvoir identifier et ensuite mettre en place, si c'est la maladie, les mesures de traitement pour la maladie Ebola, et si ce n'est pas la maladie d'Ebola, de pouvoir mettre en place les autres traitements qui sont nécessaires pour cette personne-là qui est malade.

Cette maladie est accompagnée d'une période d'incubation de deux à 21 jours, et en moyenne avec l'éclosion actuelle, c'est environ de huit à 10 jours. Qu'est-ce qu'une période d'incubation?  C'est la période de temps qui existe entre le temps où une personne est infectée avec la maladie jusqu'au moment où par la suite elle va manifester les symptômes de la maladie. 

Alors quels sont les signes et les symptômes de cette maladie?

(Une image apparaît à l'écran ayant pour titre « Signes et symptômes de l'Ebola ». La diapositive offre un aperçu des signes et des symptômes du virus. La diapositive offre un aperçu des signes et des symptômes du virus. Ceux-ci comprennent les premiers symptômes, fièvre et frissons, douleur musculaire et faiblesse, mal de tête, maux de gorge. Symptômes additionnels : nausées, vomissements, diarrhée et éruptions cutanées, altération de la fonction rénale et hépatique. Dans certains cas, des hémorragies internes et externes peuvent se manifester, et les symptômes hémorragiques (gencives sanguinolentes, sang dans les selles) se manifestent dans 50 % à 60 % des cas, souvent aux stades avancés de la maladie.)

Alors les premiers symptômes qui vont apparaître sont une fièvre et des frissons, des douleurs musculaires et de la faiblesse, des maux de gorge et des maux de tête.  Ce sont les symptômes que l'on voit aussi fréquemment avec l'influenza, avec le rhume et d'autres maladies bénignes aussi. 

Les symptômes additionnels vont ensuite se présenter quelques jours plus tard et ce sont des nausées, des vomissements, de la diarrhée et aussi des éruptions cutanées.  Ces éruptions cutanées-là sont des manifestations de saignement au niveau capillaire sous la peau qui est occasionné par les saignements que l'on associe avec cette maladie-là.

Il y a aussi des altérations au niveau de la fonction rénale et les fonctions hépatiques dans le sang.  Donc c'est des fonctions du corps qui font en sorte que la personne à ce moment-là est très souffrant et nécessite des soins très spécifiques dans un milieu hospitalier.

Puis dans certains cas de la maladie, il va avoir alors des manifestations hémorragiques, c'est-à-dire des saignements qui peuvent se manifester soit à l'interne ou à l'externe.  Ces saignements-là ne sont pas les mêmes que ceux qui ont été dépistés – que ceux qui ont été démontrés dans les médias et dans les films qui sortent de Hollywood avec du sang qui jaillit de partout du corps.  En fait, ce sont surtout des gencives sanguinolentes ou du sang qui peut être dans les selles ou même avec les vomissements, parfois aussi sous la peau et aussi lorsqu'il y a des – soit des injections ou des procédures où on perce la peau, il peut y avoir du sang après parce que le corps n'a pas la capacité de pouvoir bien coaguler.

Les saignements vont se manifester surtout dans les stades avancés de la maladie et pas dans tous les cas mais d'environ 50 à 60 pour cent.

Alors comment la maladie se propage-t-elle?

(Une image apparaît à l'écran ayant pour titre « Comment se propage l'Ebola ».. On y explique que la maladie à virus Ebola se propage par contact avec du sang ;  des liquides organiques ou des tissus de personnes infectées; des objets contaminés par du sang ou des liquides organiques infectés;  et des animaux infectés (chimpanzés, les gorilles, les singes, les antilopes de forêt, les porcs, les porcs-épics, les duikers et les roussettes). Elle souligne que la propagation par voie aérienne entre les humains n'a pas été documentée. Une personne infectée est contagieuse uniquement à partir du moment où elle manifeste des symptômes.Elle n'est pas contagieuse pendant la période d'incubation.Ebola ne se transmet pas par simple contact.)

Elle se propage avec des contacts directs avec le sang ou les liquides organiques ou les tissus des personnes qui sont infectées et aussi des personnes qui sont malades.  Aussi avec des contacts avec des objets qui ont été contaminés par le sang ou les liquides organiques de cette personne infectée qui est aussi malade.

Elle se propage aussi avec le contact avec des animaux qui sont infectés — par exemple, les chimpanzés, les gorilles, les singes, les antilopes.  Et ce sont les animaux que l'on retrouve en Afrique là où la maladie existe de façon naturelle dans son réservoir qu'on croit être les roussettes. 

La propagation par voie aérienne, c'est-à-dire un aéroporté entre les humains n'a pas été documenté.  Ça veut dire que la maladie n'a pas été documentée à se transmettre de personne à personne par l'air.  Donc si je suis dans la même pièce qu'une personne qui a la maladie de Ebola, juste parce que je suis dans la même pièce que cette personne-là, ça ne me met pas à risque.  Je suis à risque si j'ai un contact étroit ou intime avec cette personne-là et j'ai aussi un contact avec les liquides de cette personne-là, soit le sang ou les liquides organiques parce que je lui accorde des soins spécifiques parce que je suis présente comme – dans mon rôle comme infirmière ou médecin ou je l'évalue et c'est comme ça que le risque se manifeste.  C'est vraiment des contacts très étroits avec les personnes qui sont malades.

Ce qui est important de se rappeler aussi avec cette maladie-là c'est qu'une personne qui est infectée est contagieuse uniquement à partir du moment où elle manifeste des symptômes.  Donc une personne qui se situe dans la période d'incubation n'est pas contagieuse.  Et l'Ebola, comme j'ai mentionné, ne se transmet par simple contact non plus.  Ça prend des contacts étroits et intimes avec les liquides qui sont infectés.

Alors quels sont les pays qui sont présentement touchés par cette éclosion actuelle?  Les pays où il y a présentement une éclosion avec une transmission généralisée et intense, où l'éclosion a présentement eu des milliers de cas qui ont été infectés ainsi que des milliers de personnes qui ont malheureusement décédé se trouvent en Afrique occidentale avec la Guinée, la Libérie et la Sierra Leone. 

Il y a aussi une éclosion distincte en République démocratique du Congo, et comme j'ai mentionné plus tôt, c'est un virus, mais il y a cinq souches du virus.  Donc il y a différents virus et celui du Congo est distinct.  Ce n'est pas la même éclosion.  Ce n'est pas celle en Guinée, Libérie, ou Sierra Leone qui a sauté et qui ensuite s'est rendue au Congo.  C'est une éclosion distincte.

Il y a aussi de pays où il y a eu des cas initiaux et ce sont surtout parce qu'il y a eu des cas d'une transmission importée et par la suite il y a eu une transmission localisée à l'intérieur du pays.  Donc on parle alors des États-Unis, l'Espagne, le Mali, la Nigéria et le Sénégal. 

Et ce qui est important de se rappeler avec la Nigéria et le Sénégal, c'est que ce sont deux pays qui maintenant ont été déclarés exempts d'Ebola.  C'est-à-dire que l'Ebola maintenant n'est plus dans ce pays-là et il y a plus de risque de l'Ebola parce qu'on a voyagé dans ce pays-là.  Et ça ça démontre un succès extraordinaire qui indique que l'Ebola peut être endigué, que l'Ebola peut être contrôlé.  Et ça c'est une déclaration qui a été faite par l'Organisation mondiale de la santé.

Et avec un système médical robuste qu'on a au Canada, s'il y aurait la – si on – si la maladie d'Ebola devrait se présenter à notre porte, dans notre pays avec un cas importé, on a un système médical robuste qui pourrait faire en sorte que nous, aussi, on pourrait avoir un succès extraordinaire avec un contrôle de l'infection.

Alors quel est le risque pour les employés?

(Une image apparaît ayant pour titre « Risque pour les employés : Très Faible. Cette diapositive souligne les mesures de sécurité courantes que les fonctionnaires fédéraux devraient adopter pour assurer leur protection contre la maladie à virus Ebola au travail. Le risque pour les Canadiens demeure très faible.Cela inclut les employés dans les missions outremer et aux points d'entrée.

Le virus Ebola ne se transmet pas facilement d'une personne à une autre. Il se transmet par contact avec des liquides corporels infectés d'une personne présentant des symptômes d'infection ou d'une personne décédée. Tant que les précautions nécessaires sont prises, le risque de contracter l'Ebola est très faible. Les personnes qui ont des contacts étroits non protégés (c.-à-d. sans porter d'équipement de protection individuelle) avec des individus et des animaux infectés sont le plus à risque. Il s'agit notamment : du personnel hospitalier et des travailleurs de la santé; du personnel de laboratoire ou d'installation de mise en quarantaine; des proches aidant des patients; des personnes qui manipulent le corps de personnes infectées décédées; des personnes manipulant la carcasse des animaux sauvages infectés).

Alors à maintes reprises, le risque a été déclaré pour les Canadiens comme étant très, très faible.  Et pourquoi?  Bien, il y a jamais eu de cas d'Ebola au Canada ou sur sol canadien.  La maladie non plus n'est pas aisément transmissible d'une personne à l'autre et nous avons aussi un système médical robuste qui est prêt à agir, à intervenir pour identifier, traiter et contrôler la transmission de la maladie.

Le virus Ebola ne se transmet pas facilement d'une personne à une autre et ça prend des contacts étroits avec une personne malade et avec le sang ou les produits corporels – les liquides corporels de cette personne-là.

Et tant qu'il y a des précautions aussi qui sont prises pour les gens qui ont ces contacts-là, les risques de contracter l'Ebola est aussi très faible.  Donc les personnes qui sont le plus à risque ce sont les personnes qui sont les travailleurs de la santé, le personnel hospitalier et les gens qui doivent prendre soin de ces – des gens qui sont malades avec la maladie.  Et c'est ce qu'on a vu dans les pays où la transmission a été limitée, en fait ça a été surtout des membres – des travailleurs de la santé ou des infirmières qui ont eu la maladie.

Les proches et les membres de la famille qui aident les patients sont aussi à risque, justement parce qu'ils ont des contacts très proches avec une personne qui est malade, surtout lorsqu'elles vont vomir ou avoir la diarrhée et les incidents comme ça où il y a des liquides corporels.

En Afrique occidentale, ça a été un très gros problème parce que les ressources médicales disponibles pour traiter l'éclosion qui est si importante présentement en Afrique occidentale, les ressources sont limitées, et beaucoup de gens ont reçu des soins par les – par leurs proches, par leur famille.  Mais au Canada, la réponse va être très différente et va être immédiate.  Toutes les personnes qui se présentent avec des symptômes d'Ebola vont être traitées dans un milieu hospitalier.  Donc on réduit les risques comme ça aussi pour les membres de la famille et pour le public. 

Les personnes aussi qui vont manipuler le corps des personnes infectées et décédées ainsi que les personnes qui manipulent de la viande de brousse, de la viande sauvage sont aussi à risque pour – pour la maladie d'Ebola.  Et lorsque je parle de viande sauvage et la viande de brousse, je parle de la viande qui a son origine en Afrique comme le zèbre, chimpanzé et gorille.  Mais ce sont des viandes qu'on n'importe pas ici au Canada et ce sont des viandes qui sont illégales ici au Canada.

Alors comment est-ce qu'on peut se protéger au travail?

(Une image apparaît à l'écran ayant pour titre « Comment se protéger au travail? »On y nomme de plus amples mesures de protection personnelle que les fonctionnaires fédéraux devraient prendre pour éviter de contracter la maladie à virus Ebola. Connaissez les symptômes de l'Ebola. Soyez informés de l'éclosion actuelle. Suivez les procédures en matière de santé et sécurité, dont les recommandations sur l'utilisation sécuritaire et efficace de l'équipement de protection personnelle. Mesures de sécurité générales. Hygiène personnelle, par exemple : lavage des mainsfréquent, éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche, et éviter les contacts étroits avec les gens qui sont malades. Nettoyage et désinfection des surfaces utilisées de façon courante et partagées sur une base régulière.)

Alors d'assister à une présentation comme celle-ci est une des mesures qu'on peut avoir – qu'on met en place afin de vous – afin de donner des sessions pour informer et éduquer les gens.  Donc de connaître les symptômes de l'Ebola et de rester informé au sujet de l'éclosion actuelle sont des mesures importantes pour mieux comprendre quel est le risque et pour mieux situer comment ça nous affecte nous personnellement. 

Aussi, c'est important au milieu de travail de bien suivre les procédures en matière de santé et de sécurité et de suivre les recommandations aussi qui vont être apportées concernant l'utilisation sécuritaire et efficace d'un équipement de protection personnelle si celui-ci doit être utilisé dans notre travail quotidien.

Les mesures de sécurité générale aussi qui peuvent être mises en place et qui sont utiles aussi pour toute infection et non seulement l'Ebola, mais aussi afin de prévenir des infections telles qu'on va voir avec l'influenza ou même avec juste le rhume ou des maladies très communes incluent aussi l'adoption de mesures d'hygiène personnelle qui incluent le lavage des mains de façon fréquente et routinière, c'est-à-dire avant de manger et après avoir touché le visage, après avoir éternué, toussé, ces choses-là.  Donc c'est important de développer des mesures qui incluent l'hygiène des mains.

On doit éviter aussi de se toucher les yeux, le nez, la bouche.  Ce sont tous des mauvaises habitudes qui contribuent à transmettre des maladies infectieuses, pas juste dans le milieu de travail, mais aussi dans nos familles.  Donc éviter de se toucher les yeux et tout ça peuvent être de bonnes mesures à mettre en place et aussi éviter les contacts étroits avec les gens qui sont malades, et je vais élaborer un peu plus là-dessus un peu plus tard dans ma présentation.

Le nettoyage et la désinfection des surfaces qui sont utilisées de façon courante et qui sont partagées avec d'autres collègues de travail doit être aussi – sont d'autres mesures aussi qu'on peut mettre en place afin de minimiser les risques de transmission de maladies infectieuses dans le milieu de travail. 

Lorsqu'on voyage à l'étranger aussi, et surtout dans les pays qui sont touchés par la maladie d'Ebola, c'est important de mettre en place ces mêmes mesures-là qui incluent aussi d'éviter les contacts directs avec le sang, la salive, les vomissements, l'urine et tous liquides corporels, en fait, de personnes qui sont malades.  En fait, cette mesure de précaution-là s'applique à toutes les maladies et pas juste pour l'Ebola.  Mais c'est important de mettre – c'est important de respecter et de mettre en place cette mesure universelle de précaution.  Et on doit toujours éviter aussi de toucher des objets qui sont souillés par du sang ou des liquides corporels. 

Adopter des pratiques le lavage des mains routinières, éviter de se toucher les yeux, le nez, la bouche, éviter les contacts étroits avec les gens qui sont malades sont tous des mesures à mettre en place autant au milieu de travail que lorsqu'on voyage.

Éviter le contact avec les personnes décédées est important aussi, surtout quand qu'on parle de Ebola et surtout en Afrique.  Ici au Canada, c'est moins important.  Nos normes et nos coutumes font en sorte qu'on n'a pas des contacts avec les personnes décédées et c'est à éviter.

On doit aussi éviter les contacts avec les animaux lorsqu'on voyage et aussi de manipuler de la viande crue ou de la viande de brousse telles que les chimpanzés, gorilles, les antilopes et aussi les roussettes.  Les roussettes ce sont des chauves-souris à fruit.  Et elles sont considérées comme étant des réservoirs naturels pour le Ebola. 

Il y aussi des documents qui existent qui sont présentement affichés au site de l'Agence de santé publique du Canada qui peuvent apporter plus d'information et aussi – qui peuvent aussi assister là les départements de Santé et sécurité au travail afin de développer et de réviser leurs procédures pour mettre en place des mesures de protection contre le Ebola.  Donc c'est important de vérifier ce qui existe présentement sur le site afin d'avoir les documents qui sont les plus mis à jour lorsqu'on développe nos procédures.

Il y a aussi des conseils de santé aux voyageurs, et présentement, concernant les voyages dans les pays qui sont touchés par Ebola tels que la Guinée, la Libérie et la Sierra Leone, il y a une recommandation d'éviter tout voyage non-essentiel.  Donc seulement des voyages qui sont essentiels et qui sont associés avec le traitement avec nos partenaires internationaux pour le Ebola en ce moment est à conseiller pour les gens qui voyagent dans ces pays touchés là.

Maintenant je vais aborder des mesures qu'on peut mettre en place si notre milieu de travail est en sorte qu'il est possible qu'on a des visiteurs ou des clients qui interagissent avec les employés étant donné le type de travail qui est fait. 

Donc je vais essentiellement discuter comment aborder un individu qui a un état de santé inconnu mais qui apparaît malade.  C'est – vraiment, ces recommandations-là pour le moment c'est dans un environnement qui est non médical parce qu'au milieu d'un environnement médical, dans les hôpitaux, dans les centres hospitaliers, dans les centres médicaux, les bureaux de médecins, il y a des procédures spécifiques qui sont mises en place qui sont guidées par les recommandations des autorités de santé publique.

Donc les personnes qui présentement malade, c'est important alors d'avoir un questionnement afin d'identifier quels sont les risques en fait qui font que cette personne-là est à risque pour avoir la maladie de Ebola.  Donc ce sont des personnes qui vont présenter un historique d'avoir voyagé ou provenant d'une destination où présentement la région est touchée par la maladie et il y a une éclosion qui est en cours.

C'est aussi important d'avoir – c'est aussi important de questionner ou de clarifier s'il y a aussi eu lieu un contact avec des personnes qui ont eu la maladie ou qui ont été infectées par Ebola ou qui sont décédées par Ebola ainsi que les personnes qui reviennent d'un établissement de soins de santé où l'Ebola est traité. 

Donc ce sont – un questionnement qui peut être posé, mais c'est sûr que l'évaluation de risque, par contre, est vraiment une tâche qui est assignée aux intervenants de la santé.  Mais des questions très simples peuvent permettre d'identifier quelles personnes qu'on doit par la suite orienter vers les services médicaux pour avoir une évaluation plus détaillée au niveau médical.

Donc lorsqu'on a identifié cette personne-là, on va ensuite isoler.  Donc on va séparer la personne qui est malade des autres visiteurs et clients dans nos locaux afin de minimiser les contacts.  Donc ça veut pas dire qu'on doit avoir une salle d'isolement là comme on peut voir dans les aéroports, c'est sûr.  Ça peut tout simplement juste dire qu'on invite la personne à s'asseoir dans un coin ou être dans un endroit où on peut juste contenir la situation, surtout si la personne est pas bien ou elle est malade et elle nécessite des soins.

Par la suite, c'est important de mettre en place l'hygiène corporelle. Donc on va se laver les mains ou on va utiliser un produit à base d'alcool pour se nettoyer les mains et on – de même on va offrir la même chose à la personne qui est malade.

On va essayer de diriger cette personne-là vers les autorités sanitaires locales pour que son état de santé soit rapidement évalué pour avoir par la suite l'évaluation de risque, les tests et tout ce qui est nécessaire qui va être mis en place par – par les salles d'urgence et par les intervenants de soins de santé.

S'il y a une interaction proche qui est nécessaire, on peut aussi utiliser des mesures de protection individuelles, mais ça c'est en fonction d'évaluation de risque et aussi selon le rôle et l'activité.  Donc au minimum, ça peut inclure tout simplement le port de gants si on doit s'approcher de la personne et s'il y a un contact avec cette personne-là.

On doit ensuite mettre en place des procédures de nettoyage et de désinfection qui vont être guidées par les conseils et les recommandations de votre unité de Santé et sécurité au travail et qui vont être aussi guidées par des recommandations émises par les autorités locales de la santé et qui vont aussi découler si – qui vont aussi être mises en place si la personne a été identifiée comme en fait une personne qui a le Ebola, donc suite à des tests diagnostiques.  Entre temps, si c'est incertain, la région peut être sécurisée jusqu'à ce qu'un diagnostique soit confirmé. 

Ceci est une infographie.  C'est un dépliant.  C'est une image, en fait, excuses-moi, qui est disponible sur le site de l'Agence de santé publique du Canada qui indique en fait quelles sont les questions et comment identifier une personne qui est à risque.

(Une infographie apparaît à l'écran. Cette diapositive montre une infographie créée par l'Agence de la santé publique du Canada. L'infographie est divisée en trois parties. Dans la partie supérieure gauche, la question « Rentrez-VOUS d'un récent voyage en Afrique? » apparaît. Sous cette question la phrase « La seule façon de contracter l'Ebola est de toucher » est suivie d'une liste à trois points centrés de la façon dont le virus se transmet. Sous ces trois points centrés, on retrouve des photos de gouttelettes de sang, d'une aiguille, d'un singe et d'une chauve-souris. À gauche de l'image de gouttelettes de sang se trouve l'inscription « La maladie ne se transmet pas par l'air ».

Au centre de l'infographie figure une image du continent africain. Les pays touchés par l'éclosion d'Ebola sont mis en évidence sur la carte. Sous cette dernière, à droite, figure une liste des pays aux prises avec une éclosion de maladie à virus Ebola. Dans le coin supérieur gauche de l'infographie apparaissent les mots « Que faire si vous ne vous sentez pas bien ». Juste en dessous, on peut voir une image d'un calendrier et d'un téléphone cellulaire, de même que la recommandation « Si vous ne vous sentez pas bien et que vous étiez en Afrique au cours des 21 derniers jours, téléphonez à un professionnel de la santé dès que possible ». Le chiffre 21 est en surbrillance dans la phrase. À droite de l'image du calendrier, on présente une liste de trois informations que vous devriez mentionner à votre professionnel de la santé si vous êtes malade. Au bas complètement de l'infographie apparaît l'adresse URL de l'Agence de la santé publique du Canada.)

Donc rentrez-vous d'un récent voyage en Afrique?  Si oui, de quelle région?  On indique où l'épidémie présentement existe, où l'éclosion existe en ce moment.  Et puis ça l'indique aussi quoi faire si on ne sent pas bien, puis c'est important d'avoir aussi alors sous notre disponibilité le numéro des autorités de santé publique locales où on peut diriger quelqu'un qui est malade.

Maintenant, je vais tout simplement juste donner un bref aperçu de quel est le rôle de l'équipement de protection individuelle parce qu'on a tous vu là à la télévision puis aux médias les gens qui portent un costume complet là, ils sont couverts de la tête aux pieds comme des astronautes afin de minimiser tout contact avec les personnes.  Mais ça, c'est des personnes qui ont cette nécessité de porter cet équipement-là à cause de leur interaction, à cause de leur rôle et leur fonction.  Et aussi on parle des personnes qui travaillent directement et intimement dans les soins – dans les hôpitaux avec des gens qui ont la maladie et qui sont très malades.

Donc l'utilisation d'un équipement de protection individuelle ça fait partie des mesures de contrôle, de la prévention des maladies infectieuses.  Donc isoler une personne, c'est une mesure administrative.  Avoir, par exemple, une barrière plexiglass, ça c'est une autre mesure où on peut limiter les contrôles.  Et puis l'équipement de protection individuelle est juste une autre mesure.  Et c'est un équipement, c'est une mesure qui crée une barrière entre le travailleur et la bactérie, le virus ou l'agent infectieux. 

Le choix de l'équipement dépend de l'activité qui est exercée par la personne et aussi la barrière qui est nécessaire pour le mode de transmission.  Et lorsque je parle du mode de transmission, c'est comment un virus ou une bactérie se transmet.  Donc elle va se transmettre par contact.  Elle va se transmettre par gouttelettes, si par – quelqu'un tousse ou il y a des éclaboussures, on parle alors de gouttelettes.  Et elle – un mode de transmission aussi c'est aéroporté, donc par l'air.  Et puis là des masques respiratoires peuvent être utilisés à ce moment-là.

Mais comme j'ai mentionné plus tôt, l'Ebola n'est pas transmis par voie aéroportée, donc pour des interactions simples avec une personne où il y a pas de procédures médicales qui peuvent engendrer des gouttelettes dans l'air et tout ça, le port de masques pourrait être alors – pourrait être alors l'équipement nécessaire pour se protéger au niveau de la bouche lorsqu'on a à interagir avec une personne qui possiblement a le Ebola.

L'utilisation de l'équipement de protection individuelle requière aussi une formation pour leur utilisation.  C'est important d'avoir en place des procédures où on met l'équipement et on retire l'équipement de façon rigoureuse et bien contrôlée et selon des directives qui sont émises par votre unité de Santé et de sécurité au travail.  C'est important d'avoir une bonne formation parce que par la suite on minimise un bris si l'équipement est mal mis ou mal enlevé.

Alors maintenant, je vais tout simplement discuter brièvement là des traitements au niveau de Ebola.  Donc il y a pas de vaccin homologué ni des traitements spécifiques pour Ebola.  Il y a pas de anti-Ebola mais les patients sont traités pour les symptômes selon trois principes de base, donc un isolement rigoureux pour empêcher l'infection de se propager avec les autres personnes, les autres intervenants de santé et aussi avec les autres patients, usuellement dans une unité de soins intensifs parce que ça prend un soutien très important.  C'est une maladie qui peut avoir des effets assez importants au niveau du corps.  Avec le maintien des fonctions de base du corps telles que le niveau des liquides, donc des traitements par intraveineux, l'oxygène, maintenir la pression artérielle sont des mesures qui vont assister une personne là pour recouvrir de la maladie de Ebola. 

Il y a des ressources pour les professionnels de la santé qu'on peut retrouver aussi sur le site de l'Agence de santé publique du Canada qui ont des informations pour les professionnels de la santé et sur ce même site-là on retrouve aussi les mesures de prévention d'infection et de contrôle d'infection. 

Les thérapies innovatrices sont des thérapies expérimentales qui sont aussi utilisées pour cette maladie-là.  Ce sont des thérapies qui ont pas encore été prouvées, alors il n'y a pas encore suffisamment de données sur leur efficacité clinique et aussi sur la sécurité et sur leurs effets secondaires.  Donc présentement, il y a des efforts de ces cliniques qui sont en cours pour étudier leur utilisation et avoir une meilleure compréhension de où leur – où ça peut être utilisé et dans quelles circonstances.

Donc il y a des vaccins qui sont sous étude dont le vaccin qui a été découvert à l'Agence de santé publique du Canada.  Et il y a aussi des traitements tels que l'administration des anticorps monoclonaux que l'on recouvre dans le ZMapp dont on a eu un rôle.  Il y a une participation aussi du Laboratoire de l'Agence de santé publique du Canada aussi qui a participé pour deux des trois éléments qui constituent ces anticorps monoclonaux là.

Il y a aussi d'autres thérapies qui sont considérées comme des infusions de plasma ou de sérum là qui viennent de patients qui ont guéri puisqu'on pense alors qu'elles peuvent avoir des anticorps, des protéines dans le sang qui pourront aider ces gens-là, les gens qui sont malades à mieux guérir.  Et puis il y a aussi des antiviraux qui sont sous étude et qui sont utilisés dans certains cas.

Donc les messages clés dont je veux souligner sont les suivants.

(Une image apparaît à l'écran ayant pour titre «  Messages Clés ». On y retrouve quatre messages clés dont les fonctionnaires fédéraux devraient se souvenir en ce qui concerne la maladie à virus Ebola.  Ebola – ne se transmet pas par voie aérienne. La transmission se fait par contact direct avec les liquides corporels d'une personne infectée et malade. Il n'y a pas de risque de transmission pendant la période d'incubation. L'hygiène des mains sur une base régulière est essentielle au contrôle de l'infection. Le virus est facilement détruit au moyen de désinfectants comme l'eau de Javel

Au bas de la diapositive, trois petites images libres de droits apparaissent : celle d'une personne utilisant du désinfectant pour les mains; celle de mains étant lavées sous l'eau du robinet; et celle d'une main qui mélange une solution de nettoyage contenant de l'eau de Javel.)  

L'Ebola ne se transmet pas par voie aérienne et la transmission se fait par contact direct avec des liquides corporels d'une personne infectée et malade.  Il n'y a pas de risque de transmission pendant la période d'incubation et lorsque la personne infectée ne présente pas de symptômes de maladie.

L'hygiène de mains sur une base régulière est une mesure essentielle aussi pour le contrôle de l'infection et ainsi que des mesures pour nettoyer les surfaces.  Donc le virus est aussi un virus sensible qui est facilement détruit aux moyens de désinfectants comme l'eau de javel.

Donc ce sont les messages clés et j'espère qui vont vous aider à mieux comprendre et mieux situer le risque de l'Ebola dans votre milieu de travail.

Donc si vous avez des questions suite à cette présentation-là, je vous invite à communiquer avec votre unité de Santé et sécurité au travail.  Et vous pourriez aussi communiquer avec l'Agence de santé publique du Canada et aussi avec notre programme pour avoir des conseils et des avis pour des questions additionnelles. 

Merci.

(Le mot-symbole « Canada » apparaît sur l'écran.)

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