Cette page a été archivée.
Information archivée dans le Web
Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n’a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s’appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette information dans tout autre format de rechange à la page « Contactez-nous ».
Le président du Conseil du Trésor fait bon accueil au rapport qui recommande une réduction des lourdeurs
administratives
14 février 2007
Ottawa - L'honorable Vic Toews, président du Conseil du Trésor du Canada, a annoncé aujourd'hui un train
de mesures immédiates visant à améliorer le mode de gestion des programmes de subventions et de contributions. Ces mesures
représentent une première étape pour donner suite au rapport du Groupe d'experts indépendant sur les subventions et les
contributions. Dans leur rapport intitulé Des lourdeurs administratives à des résultats clairs, les membres du
groupe, Mme Frances Lankin et M. Ian Clark, ont exposé leurs constatations et leurs recommandations afin qu'on rende plus
efficace l'exécution des programmes de subventions et de contributions, tout en assurant une plus grande responsabilité.
« Les subventions et les contributions sont la pierre angulaire de l'exécution des programmes gouvernementaux destinés
aux Canadiens, a indiqué le ministre Toews. Grâce à ces programmes, il est possible d'encourager l'activité physique et
la saine alimentation auprès des enfants d'âge scolaire, et d'offrir des programmes d'emploi dédiés aux personnes handicapées.
C'est pourquoi nous avons promis, dans le Plan d'action sur la responsabilité fédérale, de réduire les lourdeurs
administratives en vue d'accroître l'efficacité de ces programmes pour les Canadiens. J'aimerais remercier le Groupe d'experts
et leurs adjoints qui ont consacré leur temps et leur expertise à ce processus, de leur travail ardu et de leur rapport
impressionnant ».
Le Groupe d'experts a conclu qu'un changement fondamental s'impose, qu'il est non seulement possible, mais aussi nécessaire
de simplifier l'administration des programmes et de renforcer la responsabilité, et que les dirigeants politiques et la
fonction publique doivent faire preuve de leadership continu.
« Notre rapport est le fruit du travail de nombreuses personnes qui comprennent l'importance des programmes de subventions
et de contributions pour tant de Canadiens. Nos recommandations sont pertinentes, abordables et réalisables », a indiqué
Mme Lankin. « Devant l'ampleur de la tâche à accomplir, a ajouté M. Clark, il ne faudrait pas conclure qu'elle est tout
simplement trop colossale ou trop difficile à réaliser, mais plutôt nous convaincre qu'il est temps de l'entamer ».
Les mesures annoncées aujourd'hui permettront d'entamer le processus de changement sous un leadership bien défini afin
de renforcer la responsabilisation à l'égard de la gestion et des résultats de ces programmes. Voici quelques-unes de ces
mesures :
- Le président du Conseil du Trésor dirigera l'établissement d'un plan d'action pour réformer l'administration des
programmes de subventions et de contributions afin de faire en sorte qu'ils donnent des résultats clairs, de la manière
la plus efficace et la plus efficiente possible, dans un cadre solide de gestion des risques. Le gouvernement continuera
de consulter la communauté des bénéficiaires à mesure que ce plan d'action sera établi.
- Comme première étape de l'établissement de ce plan d'action, le Secrétariat du Conseil du Trésor examinera en collaboration
avec certains ministères les processus administratifs en vue d'améliorer le service et d'accroître l'efficience. Selon
les résultats de cet examen, les ministères établiront leur propre plan d'action afin de simplifier leurs pratiques
internes et de réduire les lourdeurs administratives.
- Le gouvernement créera un Centre d'expertise sur les subventions et les contributions, afin de partager les pratiques
exemplaires et pour promouvoir l'innovation dans l'administration des programmes.
« Nous perdons du temps et gaspillons de l'argent en administrant des règles et des processus qui changent peu les résultats
et n'ajoutent rien à la responsabilité. Les mesures que j'annonce aujourd'hui nous permettront de renforcer la responsabilité
en améliorant la gestion de ces programmes, et de fournir des résultats clairs, a ajouté le ministre Toews. Nous revenons
aux principes de base, à savoir fournir de bons programmes aux Canadiens ».
Chaque année, le gouvernement verse près de 27 milliards de dollars aux Canadiens par l'intermédiaire de plus de 800
programmes de subventions et de contributions.
« Les membres du Groupe d'experts ont été serviables et compétents, et le processus a permis d'obtenir beaucoup de commentaires
du milieu. Dans l'avenir, nous exhortons le gouvernement à prendre des mesures et à continuer de susciter l'engagement significatif
de la communauté des bénéficiaires à l'égard de la mise en oeuvre, a révélé Mme Georgina Steinsky-Schwartz, présidente et
PDG de l'organisme Imagine Canada.
« Il importe que le gouvernement examine périodiquement ses pratiques et que les personnes concernées aient la possibilité
de participer à cet examen, affirme M. Terry Goodtrack, directeur de l'exploitation de la Fondation autochtone de guérison.
Je me réjouis des réductions du fardeau administratif imposé aux communautés des Premières Nations, que ces recommandations
permettront d'obtenir ».
-30-
Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Mike Storeshaw
Directeur des communications
Bureau du président du Conseil du Trésor
613 957 2666
Robert Makichuk
Chef, Relations avec les médias
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
613 957 2391
Gary Breen
Groupe d'experts indépendant
613 762 4673
S'il y a divergence entre une version imprimée et la version électronique du présent communiqué, la version électronique
prévaudra.
Résumé du rapport du Groupe d'experts indépendant sur les subventions et les contributions
CONTEXTE
Tel qu'il était prévu dans le Plan d'action sur la responsabilité fédérale, le président du Conseil du Trésor a chargé
un groupe d'experts indépendant, formé de Mme Frances Lankin et de MM. Marc Tellier et Ian Clark, de formuler
des recommandations pour rendre les programmes de subventions et de contributions plus efficaces, tout en assurant une plus
grande responsabilité. M. Marc Tellier a dû se retirer du Groupe d'experts pour des raisons d'affaires. Ses conseils et
sa contribution aux travaux du Groupe d'experts ont été grandement appréciés.
Le Groupe d'experts avait le mandat suivant :
- passer en revue l'ébauche de la Politique sur les paiements de transfert, ainsi que les directives et les
pratiques ministérielles connexes;
- identifier les obstacles à l'accès pour les demandeurs de programmes gouvernementaux de subventions et de contributions;
recommander des modifications aux politiques et aux pratiques ministérielles et pangouvernementales qui garantissent
que la manière dont le gouvernement assure la mise en oeuvre de ces programmes est équitable, rentable et efficiente;
- envisager l'élimination des contraintes et des obstacles législatifs qui nuisent à la prestation efficace et efficiente
des programmes de subventions et de contributions;
- évaluer si d'autres mécanismes que les subventions et les contributions peuvent faciliter l'atteinte des résultats
stratégiques voulus pour les Canadiens et les Canadiennes qui reçoivent le soutien de l'État.
Processus de consultation
Les constatations du Groupe d'experts reposent sur la recherche et les données provenant de cinq sources, à savoir :
- Les nombreuses consultations en ligne auprès des bénéficiaires et des gestionnaires de programme fédéraux, afin
de relever les principaux enjeux, les défis et les solutions possibles pour administrer les paiements de transfert fédéraux.
- Les études et les rapports précédents, dont :
- les études récentes sur les programmes de subventions et de contributions et leur administration au Canada,
aux États‑Unis et au Royaume‑Uni,
- les travaux entrepris par les organisations à but non lucratif et par le gouvernement fédéral grâce à l'Initiative
sur le secteur bénévole et communautaire et au Groupe de travail sur les investissements communautaires,
- les rapports de la vérificatrice générale du Canada et des comités parlementaires.
- Les réunions face-à-face avec des représentants du secteur bénévole et communautaire, du milieu des affaires, des
peuples autochtones, du secteur de la science et de la recherche et avec des gestionnaires de programmes fédéraux.
- D'autres séries de consultations électroniques : des personnes et des organisations
ont été invitées à soumettre des rapports, des documents de travail et d'autres documents à l'examen du Groupe d'experts;
elles ont également été invitées à participer à une discussion en ligne au sujet des subventions et des contributions
avec des universitaires et d'autres experts provenant de partout au Canada.
- Enfin, les milieux universitaires ont participé à un groupe de discussion sur la Toile. Ce processus de consultation
virtuel s'est achevé par un symposium en novembre 2006, organisé par la School of Public Policy and Governance, à l'Université
de Toronto.
Profil des participants
Près de 1 100 bénéficiaires de subventions et de contributions issus de différents secteurs et régions ont rempli des
cahiers d'exercices dans le cadre de la consultation du Groupe d'experts. De ces participants, 60 pour 100 travaillaient
dans des organisations à but non lucratif ou dans le secteur bénévole, 24 pour 100 venaient du milieu des affaires, et 12
pour 100 oeuvraient en milieu autochtone. Près de la moitié des bénéficiaires ont indiqué qu'ils avaient reçu la plus grande
partie de leurs subventions et de leurs contributions sous forme de financement à court terme (p. ex. pendant un an).
Près de 550 gestionnaires de programmes fédéraux ont rempli des cahiers d'exercices dans le cadre de la consultation
du Groupe d'experts. Nombre de ces bénéficiaires avaient une longue expérience des subventions et des contributions; près
de 40 pour 100 d'entre eux ont déclaré qu'ils avaient plus de 10 ans d'expérience de travail liée aux paiements de transfert.
PRINCIPALES CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DU GROUPE D'EXPERTS
Une orientation très importante que donne le rapport est la nécessité d'un changement de culture généralisé et d'un leadership
durable au gouvernement fédéral, en vue d'instaurer des changements significatifs dans l'administration des programmes de
subventions et de contributions.
Les principales conclusions du Groupe d'experts sont regroupées dans les trois grandes catégories suivantes :
- La nécessité d'un changement fondamental quant à la façon dont le gouvernement fédéral
comprend, conçoit, gère et rend compte de ses programmes de subventions et de contributions.
- Il est possible de simplifier l'administration tout en renforçant la responsabilité, et
il est absolument nécessaire de faire le premier pour concrétiser le second. Le Groupe d'experts a déterminé que l'actuel
écheveau de règles et de formalités administratives ne sert qu'à réduire la responsabilité et à nuire à l'évaluation
et à la présentation de rapports à point.
- Pour apporter des changements dans un domaine gouvernemental aussi vaste et comprenant autant d'aspects que les
subventions et les contributions, il sera nécessaire de compter sur un leadership durable, tant du côté
des dirigeants politiques que de la fonction publique. Les conclusions et les recommandations du Groupe
d'experts sont insuffisantes en soi. L'élément essentiel est l'engagement de la fonction publique à travailler au changement
continu avec les bénéficiaires des programmes.
Recommandations générales
En bref, le Groupe d'experts a signalé que les pratiques administratives du gouvernement fédéral devraient être davantage
axées sur les citoyens, et témoigner plus de respect aux bénéficiaires, partenaires dans un projet commun d'intérêt public.
Il est essentiel de simplifier le cadre de présentation des rapports et de responsabilisation, de sorte qu'il reflète la
situation et les capacités des bénéficiaires, ainsi que les besoins réels du gouvernement et du Parlement.
Ces recommandations font écho aux idées formulées par la vérificatrice générale du Canada, qui a insisté, dans son rapport
de mai 2006, sur la nécessité de rationaliser les exigences relatives aux demandes, aux rapports et aux vérifications dans
le cadre des programmes de subventions et de contributions. Elles vont également dans le même sens que les constatations
des comités parlementaires qui se sont penchés sur l'administration des programmes fédéraux de subventions et de contributions.
Ces comités ont recommandé d'élaborer des procédures de demande normalisées et conviviales, de renforcer les capacités pour
améliorer la mise en oeuvre des programmes, et de veiller à consulter les intervenants de façon efficace au moment de l'ébauche
des politiques et des programmes.
Le Groupe d'experts est également d'avis que l'innovation doit être encouragée, à l'intérieur d'un cadre de gestion des
risques raisonnable, en vue de l'amélioration des résultats et non pas de l'élimination complète des erreurs. Une meilleure
organisation de l'information contribuera également à améliorer les pratiques administratives et le suivi des résultats.
Le rapport renferme 32 recommandations qui permettront de diminuer les formalités administratives et d'accroître la responsabilisation.
Elles sont regroupées dans les 15 catégories ci‑dessous.
- Définitions : Le Conseil du Trésor devrait simplifier le vaste éventail de subventions et de contributions
et regrouper ces dernières en trois grandes catégories : les subventions sans condition, les contributions accordées
pour un projet ponctuel et les contributions à long terme.
- Objectifs des programmes : Les objectifs établis dans l'entente de financement pour un bénéficiaire
donné, aux termes d'un programme de subventions et de contributions, doivent être clairement définis, réalistes et mesurables
par des moyens concrets.
- Guichet unique : Pour permettre aux bénéficiaires de traiter plus facilement avec le gouvernement,
le Secrétariat du Conseil du Trésor et les ministères concernés se doivent d'améliorer la coordination horizontale de
l'administration des programmes. Le recoupement et la redondance seront ainsi réduits, et les exigences en matière de
rapports seront amoindries pour les demandeurs et les bénéficiaires.
- Rationalisation des procédures de demande : En vue d'améliorer le système tant pour les gestionnaires
que pour les bénéficiaires, le Secrétariat du Conseil du Trésor devrait collaborer avec les ministères afin de simplifier
la procédure de demande de subventions et de contributions et d'en accroître la transparence et l'accessibilité.
- Amélioration du service : Le Secrétariat du Conseil du Trésor devrait encourager les ministères
à collaborer avec les bénéficiaires à publier, dans un délai de trois ans, des normes de service claires en matière
de programmes de subventions et de contributions, qui pourront être comprises par toutes les parties.
- Partage de l'information : Afin de diminuer le fardeau qui repose sur les clients et d'améliorer
le service, le Secrétariat du Conseil du Trésor doit clarifier la question de la protection des renseignements personnels
qui est soulevée par le partage de renseignements sur les bénéficiaires entre ministères. Ainsi, les renseignements
pertinents relatifs à l'argent injecté par le gouvernement fédéral dans les subventions et les contributions seraient
facilement accessibles à l'échelle du gouvernement.
- Financement : Le Secrétariat du Conseil du Trésor devrait :
- encourager le financement pluriannel des projets;
- encourager la réduction du nombre de catégories de coûts dans les ententes de financement et accorder plus de
latitude aux bénéficiaires pour utiliser leur financement dans une catégorie ou l'autre;
- préciser les circonstances dans lesquelles le financement de base est un complément rentable au financement
de projets ponctuels;
- adopter le principe selon lequel les niveaux de financement des programmes mis en oeuvre par l'intermédiaire
d'un tiers devraient refléter le coût total de l'exécution des programmes.
- Gestion des risques : Le Secrétariat du Conseil du Trésor devrait élaborer une méthode de gestion
des risques en matière de subventions et de contributions, qui comporte des exigences sur mesure pour ce qui est de
la surveillance et de la présentation de rapports; ces exigences seraient définies en fonction de variables comme les
fonds en jeu, la crédibilité et la feuille de route du bénéficiaire ainsi que le caractère délicat du projet.
- Documents de responsabilité : Les documents de responsabilité actuels du Conseil du Trésor et les
programmes de subventions et de contributions sont inutilement compliqués, coûteux en temps et onéreux. De surcroît,
ils semblent avoir un champ d'application restreint. Ils devraient être remplacés par des documents simplifiés (ou un
seul), qui soient suffisamment souples pour s'adapter aux différents programmes et projets, et axés sur des objectifs
réalistes et mesurables.
- Exigences relatives à la présentation de rapports : Les exigences en matière de surveillance et
de présentation de rapports qui sont prévues dans le cadre stratégique des programmes de subventions et de contributions
doivent être simplifiées et clairement associées à un besoin qui puisse être démontré. Le gouvernement devrait utiliser
la notion d'« accréditation » pour adapter les exigences relatives à la présentation de rapports aux capacités, aux
circonstances et à la feuille de route de l'organisme bénéficiaire.
- Vérification : En règle générale, les bénéficiaires de subventions et de contributions devraient
faire l'objet de vérifications tout au plus une fois l'an, quel que soit le nombre d'ententes de financement qui ont
été conclues avec eux. Pour éviter les vérifications inutiles, le Secrétariat du Conseil du Trésor devrait :
- encourager la planification de vérification consolidée pour les bénéficiaires dont les projets sont financés
par plus d'un programme;
- encourager les ministères à effectuer des vérifications cycliques au hasard, selon le cycle financier annuel
de l'organisme bénéficiaire.
- Évaluation : Le Secrétariat du Conseil du Trésor devrait s'assurer que :
- les évaluations des programmes mesurent des objectifs de programmes qui sont clairement définis et réalistes;
- la collecte de données et les exigences relatives à la présentation de rapports sont précisées en conséquence.
- Processus administratifs : Le Secrétariat du Conseil du Trésor devrait aider certains ministères
et organismes à dresser l'inventaire des processus administratifs se rapportant aux subventions et aux contributions.
Il serait ainsi plus facile de repérer les possibilités d'amélioration du service et d'accroissement de l'efficience,
et de partager des pratiques exemplaires. Tous les ministères et organismes devraient avoir terminé cet examen des processus
administratifs portant sur leurs programmes de subventions et de contributions dans un délai de trois ans.
- Amélioration des données : Le Secrétariat du Conseil du Trésor devrait développer un système de
codification normatif pour classer les dépenses en subventions et en contributions, afin d'améliorer l'analyse des dépenses
de fonds fédéraux et de connaître les programmes auxquels ils sont destinés.
- Mise en oeuvre : Afin de faire avancer rapidement ce programme de changement, le Secrétariat du
Conseil du Trésor devrait :
- regrouper les ministères concernés qui seront « à l'avant‑garde du projet » en prenant les initiatives à court
terme énoncées dans le rapport;
- simplifier les exigences relatives aux demandes, à la présentation de rapports et à la vérification, afin d'en
accentuer la clarté et d'en réduire la complexité;
- instaurer un centre d'expertise au gouvernement, où un conseil consultatif représentant les ministères bailleurs
de fonds et les bénéficiaires des programmes aiderait les ministères à échanger leurs pratiques exemplaires en ce
qui a trait à l'administration des subventions et des contributions, et à la promotion de l'innovation dans l'administration
des programmes;
- élaborer des programmes de formation à l'échelle du gouvernement qui soient destinés au personnel chargé de
l'administration des programmes de paiements de transfert;
- établir un partenariat avec les ministères directeurs, afin d'améliorer l'accès à l'information sur les subventions
et les contributions actuellement offerte aux bénéficiaires; ces derniers peuvent notamment s'informer au moyen
d'avis affichés sur le Web, de systèmes d'avertissements par courrier électronique, de recherches par mots‑clés,
d'applications électroniques et de veille informatique.
- faciliter l'accès des clients aux différents ordres de gouvernement, grâce à une seule interface électronique
comme MERX et Strategis, au Canada, ou grâce à des programmes comme Grants.gov et GrantsLink, dont se servent les
demandeurs d'aide gouvernementale aux États-Unis et en Australie.
Le gouvernement du Canada passe à l'action à la suite des recommandations du Groupe d'experts sur les subventions et
les contributions
Le gouvernement du Canada a fait bon accueil aux recommandations du Groupe d'experts et adopte immédiatement des mesures
en réponse aux principales conclusions du rapport :
- Un changement fondamental s'impose dans la façon dont le gouvernement fédéral comprend, conçoit, gère et justifie
ses programmes de subventions et de contributions.
- Il est possible et nécessaire de simplifier l'administration tout en renforçant la responsabilité.
- Ces changements nécessiteront un leadership durable de la part des élus et de la fonction publique.
Les mesures annoncées aujourd'hui s'appliquent à trois volets : le leadership soutenu, la simplification des règles et
la détermination des responsabilités, et l'adoption d'une méthode de gestion des programmes axée sur le citoyen.
Le leadership soutenu
En quoi cela est important
Un leadership fort et soutenu à tous les échelons de la fonction publique est nécessaire pour réduire les lourdeurs administratives
et pour rendre les programmes de subventions et de contributions plus efficaces et plus efficients à l'intention de tous
les Canadiens et les Canadiennes.
Mesures
- Le président du Conseil du Trésor dirigera l'élaboration d'un plan d'action en vue de réformer l'administration
des subventions et des contributions, ce qui renforcera la responsabilisation à l'égard de la gestion et des résultats
de ces programmes. Le gouvernement poursuivra ses consultations avec la collectivité des bénéficiaires lors de l'élaboration
de ce plan d'action.
- Le gouvernement invitera le Groupe d'experts à revenir pour examiner les progrès accomplis.
Simplification des règles et renforcement de la responsabilisation
En quoi cela est important
En vue d'encourager le changement au sein des ministères et des organismes, le Secrétariat du Conseil du Trésor devra
préciser et simplifier ses politiques et offrir aux gestionnaires de programme les outils appropriés afin qu'ils administrent
les subventions et les contributions de manière à se concentrer sur les résultats selon un cadre de gestion du risque solide.
De plus, ce changement favorisera l'établissement d'une collectivité d'experts qui facilitera le partage d'information sur
les questions de gestion de ces programmes.
Mesures
- La Politique sur les paiements de transfert sera renouvelée d'ici la fin de 2007, de même que d'autres politiques,
outils et guides connexes du Conseil du Trésor qui concernent les subventions et les contributions, pour tenir compte
des recommandations du Groupe d'experts et de la vérificatrice générale du Canada.
- Le Secrétariat du Conseil du Trésor travaillera avec les ministères concernés afin de passer en revue les processus
opérationnels pour repérer les occasions où il y aurait lieu d'améliorer le service et l'efficience.
- Le gouvernement créera un Centre d'expertise sur les subventions et les contributions, afin de partager les pratiques
exemplaires et de promouvoir l'innovation dans l'administration des programmes.
Méthode de gestion axée sur le citoyen
En quoi elle est importante
En tant qu'administrateurs des programmes, les ministères et les organismes jouent un rôle central à partir duquel peuvent
se déclencher des changements dans la gestion et la prestation des subventions et des contributions. Les ministères doivent
examiner leurs propres pratiques afin de simplifier les processus de demande et d'approbation, d'établir des normes de service
et d'adapter leurs exigences en matière de rapports à la taille et à l'objectif du programme et aux capacités des bénéficiaires.
Mesures
- À l'automne 2007, un groupe de ministères et d'organismes chargés de la prestation des programmes de subventions
et de contributions utiliseront les résultats de l'examen des processus opérationnels pour élaborer des plans d'action
qui indiqueront comment ils parviendront à simplifier leurs pratiques en vue de réduire les lourdeurs administratives
dans le cadre de la gestion du risque.
- Lorsque les règles et les processus simplifiés seront en vigueur, des programmes de formation seront instaurés pour
s'assurer que les gestionnaires de programme possèdent les compétences et les capacités nécessaires en gestion de programmes
dans un nouveau cadre administratif.
Ce sont là les premières étapes vers la mise en oeuvre d'un changement dans le système entier sous un leadership bien
défini. En définitive, ces changements permettront aux gestionnaires et aux bénéficiaires des programmes de se concentrer
sur l'atteinte des résultats et la gestion efficace des programmes, plutôt que sur la gestion de processus fastidieux.