Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

4.5 Caractère de signalisation

Manuel du PCIM, janvier 1988

Introduction

Cette section décrit le design du caractère de signalisation et le système d’espacement à utiliser. Ce caractère a été adopté de manière à doter le système de signalisation fédéral d’une norme graphique et à uniformiser la production de panneaux. Le chapitre 470 intitulé « Programme de coordination de l’image de marque » du Manuel de la politique administrative traite de l’application de ces normes graphiques.

Conception informatisée

Le système d’unités du caractère de signalisation convient bien aux applications de conception informatisée. On peut concevoir des programmes qui permettent d’assembler des caractères ou de produire des projets de panneaux beaucoup plus efficacement qu’en se servant de méthodes manuelles.

Emploi de légendes espacées à l’avance

Lorsqu’on a besoin de multiples d’une signature ou d’un message, l’emploi de légendes espacées à l’avance est habituellement moins coûteux que l’assemblage de chaque signature ou message. L’expression « légendes espacées à l’avance » désigne un produit qui comprend des caractères découpés à l’emporte-pièce, disposés sur une feuille porteuse et prêts à être appliqué sur un support.

Critères visuels

Le système d’espacement des caractères a été mis au point afin d’assurer la lisibilité optimale des messages dans des conditions de visibilité normale, c’est-à-dire celles qui existent dans les installations fédérales et leurs environs.

Comme le système a été conçu pour les messages de panneaux qui sont perçus à la lumière ambiante, il ne convient pas aux panneaux qui sont illuminés de l’intérieur ou fabriqués de matériaux rétroréfléchissants. L’irradiation diminuant la lisibilité, il faut augmenter l’espace entre les caractères de manière à compenser cet effet d’optique. Compte tenu de l’irradiation, l’espace pourra être de 50 a 80 pour cent plus grand que les données sur l’espacement des caractères présentées dans cette section.

Design du caractère

Le caractère de signalisation du PCIM est fondé sur l’Helvetica demi-gras. Les différences de largeur du trait et des détails de conception rendent d’autres versions de l’Helvetica demi-gras incompatibles visuellement lorsqu’elles figurent avec le caractère de signalisation du PCIM. Étant donné que les panneaux doivent être révisés ou mis à jour dans une optique d’uniformisation, il faudrait se servir du caractère de signalisation du PCIM pour produire les panneaux.

Portée

Des lignes directrices et des spécifications précisent les modalités d’emploi du caractère de signalisation du PCIM, obligatoire pour tous les panneaux et le marquage des véhicules, des aéronefs et des embarcations.

Demandes de renseignements

La Direction de la politique administrative du Secrétariat du Conseil du Trésor offre des conseils concernant l’emploi du caractère de signalisation du PCIM et de son système d’espacement. Ce service conserve également les maquettes du caractère.

Haut de la page

Le caractère

Le caractère comprend tous les signes habituellement utilisés dans les messages de panneaux; les lettres, les chiffres, les symboles et les signes de ponctuation figurent à l’appendice A.

Au moment de préparé les emporte-pièce, les pellicules ou les autres articles nécessaires à la reproduction, il faut employer la maquette du caractère (voir « Demandes de renseignements »).

Symboles du PCIM

En général, le caractère de signalisation est employé avec les symboles d’image de marque du PCIM dont l’emploi est décrit à la section 1. 1 intitulée « Design »; leurs règles d’application sont exposées dans les sections 4.2, 4.3 ou 4.4.

La flèche

En ce qui concerne la flèche standard et les lignes directrices régissant son application, consulter la section 4.3 intitulée « Panneaux d’usage courant et fonctionnels ».

Système de mesure

L’unité, mesure de base du caractère, est une mesure arbitraire fondée sur la répartition de la hauteur « x » en cinquante parties égales. L’unité sert à mesurer la largeur des caractères particuliers de même que l’espace entre les caractères ou les mots contigus. La mesure varie en fonction de la force de corps employée (Fig. 1).

Corps des caractères

Le corps des caractères est fondé sur la hauteur « x » et est mesuré en millimètres. Les corps des caractères standard et les largeurs unitaires correspondantes figurent au tableau 1.

La section 4.1 précise les lignes directrices régissant le choix du corps, en fonction de la distance de lecture. Pour des raisons de commodité, les données principales sur la distance de lecture ont été incluses ici également (voir le tableau 2).

Figure 1

Figure 2

Table 1

Table 2

Système d’espacement des caractères

Ce système, qui sert à contrôler l’espace entre les caractères, est fondé sur la valeur unitaire, c’est-à-dire le nombre qui représente la largeur d’un caractère particulier et de l’espace de chaque côté (Fig. 2). Comme on l’a mentionné, la mesure réelle de cette valeur unitaire varie selon le corps utilisé.

Le tableau 3 présente les données nécessaires pour calculer la valeur unitaire de chaque caractère. L’application du système d’espacement des caractères et les méthodes qui peuvent être employées sont décrites ci-dessous.

Table 3a

Table 3b

Haut de la page

Assemblage des caractères

L’assemblage des caractères se fait selon diverses méthodes, toutes dérivées du système d’espacement, mais conçues pour répondre à différentes situations. Les éléments tels que le corps, le genre d’équipement et la méthode de reproduction permettent de choisir l’une des méthodes suivantes pour produire les messages des panneaux.

Espacement manuel des caractères

Cette méthode de base suppose le recours au tableau 4 qui permet de calculer l’espace entre les caractères en nombre d’unités. L’espace est d’abord mesuré, puis chaque caractère est placé en conséquence. Étant donné l’espace relativement petit qu’il faudra peut-être mesurer, cette méthode n’est pratique que si elle est employée avec des caractères de corps important (par ex. d’au moins 50 mm).

Habituellement, les caractères sont placés à l’aide d’une grille qui indique l’espace entre les lignes.

Table 4a

Table 4b

Emploi du tableau 4

Les données sur l’espace entre les caractères figurant dans le tableau 4 représentent la somme des « unités qui suivent » un caractère et des « unités qui précèdent » le prochain caractère. L’espace entre les caractères est exprimé en nombre d’unités. Pour transposer les unités en millimètres, il faut se reporter au tableau 1 pour trouver la largeur unitaire d’un corps de caractère donné.

Pour calculer l’espace entre deux caractères contigus, trouver le premier caractère dans la colonne de gauche et celui qui le suit dans la rangée supérieure; le nombre d’unités requises figure au point de recoupement. Par exemple, entre le « G » majuscule et le « o » minuscule, il faut un espace de 10 unités. Voir Fig. 3.

Figure 3

Espacement visuel des caractères

Même si les espaces entre les caractères devraient être mesurés avec une règle, une personne peut apprendre à espacer les caractères visuellement et obtenir des résultats satisfaisants. C’est le cas en particulier des corps de caractères moins grands (jusqu’à 50 mm). Pour s’assurer que l’espacement des caractères est exact et uniforme, il faudrait faire les vérifications pertinentes. Une méthode serait de mesurer la longueur d’une ligne de texte qui a été espacée visuellement et de la comparer aux résultats des calculs faits à l’aide des valeurs unitaires s’appliquant aux caractères particuliers de cette ligne.

Espacement informatisé

Il existe de nombreuses unités de sortie servant à la composition ou au découpage des caractères qui peuvent être employées pour produire les caractères et les espacer. Les organismes qui envisagent d’utiliser de telles unités de sortie devraient vérifier si elles sont adaptables au caractère de signalisation du PCIM.

Pour se servir du caractère du PCIM avec une unité de sortie quelconque, il faut placer chaque caractère dans le système d’unités du matériel en question. Se reporter à la section « Demandes de renseignements » en ce qui concerne la disponibilité des maquettes du caractère.

Carreaux pour l’assemblage des caractères

Le terme « carreau » désigne un produit comprenant un caractère découpé à l’emporte-pièce et son support de papier, lequel est rogné de manière à comprendre l‘espace requis de chaque côté du caractère. Lors de l’assemblage des caractères, les carreaux particuliers sont simplement aboutés de manière à former des mots (Fig. 4), ce qui donne un message correctement espacé.

Figure 4

Espacement des mots, des lignes, des colonnes

Les règles suivantes s’appliquent de façon générale, peu importe la méthode d’assemblage de caractères utilisée.

Espacement des mots, des signes de ponctuation et des caractères spéciaux

Pour contrôler l’espace entre les mots, les signes de ponctuation et les caractères spéciaux, l’une des trois mesures suivantes (Fig. 5) devrait être utilisée:

  • 35 unités pour un espace normal;
  • 25 unités pour un demi-espace;
  • 15 unités pour un espace maigre.

Pour insérer ces espaces, il faut s’inspirer des principes et des pratiques typographiques reconnus. L'observation des conventions des deux langues officielles s’impose.

Les exemples illustrent l’emploi des différents espaces dans un contexte particulier (Fig. 6).

Figure 5

Figure 6

Espacement des lignes

L’espacement des lignes est mesuré d’une ligne de base à l’autre; il correspond à 2x (Fig. 7).

Espacement des colonnes

L’espace entre la colonne de gauche et celle de droite est mesuré en nombre de « x ». Les sections du manuel qui traitent des types particuliers de panneaux donnent des directives sur les normes d’espacement à utiliser pour les projets de panneaux.

Alignement vertical des lignes

L’alignement vertical des différentes lignes d’un texte doit tenir compte de la forme particulière du premier caractère de chaque ligne. Les caractères à trait vertical droit (par ex. B, D, E, b, k, 1, m) s’alignent parfaitement bien sûr; les caractères à forme arrondie ou angulaire doivent être alignés optiquement. Autrement, ils donneraient l’impression de ne pas être alignés du tout.

Alignement optique

D’ordinaire, l’alignement optique se fait en déplaçant, au besoin, le premier caractère. Tout caractère a forme arrondie ou angulaire devrait dépasser légèrement le début de la ligne (Fig. 8).

Ajustement des valeurs unitaires

L’alignement optique peut également se faire à l’aide d’une unité de sortie qui est programmée pour soustraire un certain nombre d’unités de la valeur unitaire du premier caractère de la ligne.

Par exemple, comme la valeur unitaire de la lettre « E » est constituée de 7+52+6 unités, il faut donc soustraire 7 unités à la gauche du caractère. Dans le cas d’un « C », qui a une valeur unitaire de 4+64+2, l’ajustement consiste à soustraire les 4 unités à la gauche du caractère et 2 autres unités pour tenir compte de la partie du « C » qui doit dépasser le début de la ligne, ce qui donne une valeur unitaire rajustée de 62+2. Le nombre d’unités à soustraire est résumé ci-dessous.

Pour obtenir l’alignement optique du premier caractère d’une ligne, il faudrait rajuster la valeur unitaire du caractère de la façon suivante:

  • soustraire 3 unités de j v w x y z J T Z
  • soustraire 4 unités de f t A V W X V
  • soustraire 6 unités de a c d e g m n o p q r s u C G O Q S
  • soustraire 7 unités de b h i k I B D E F H I K L M N P R U

Figure 7

Figure 8

Haut de la page

Emploi du système

En plus de servir de norme à l’espacement des caractères, le système de mesure sert à calculer les dimensions des panneaux. Peu importe que le projet de panneau ou l’assemblage des caractères se fasse manuellement ou par ordinateur, le système d’unités peut servir à calculer la longueur de la ligne, l’espace occupé par le message et les dimensions globales d’un panneau.

Calcul de la longueur des lignes et des dimensions du panneau

Pour calculer à l’avance la longueur d’une ligne de texte, il faut additionner les valeurs unitaires de chaque caractère, sans oublier les espaces entre les mots (voir tableau 3). En divisant le total des valeurs unitaires par 50, on peut déterminer le nombre de « x » qu’occupe cette ligne de texte. Pour convertir le nombre de « x » en millimètres, le corps utilisé doit être multiplié par le nombre de « x ».

Calcul des dimensions du panneau illustré à la figure 9

La section 4.2 donne des précisions sur la disposition graphique et les espaces standard. Ce panneau particulier comporte deux corps: 20 mm pour la signature fédérale et 30 mm pour le message « Service canadien de la faune ». Le calcul peut se faire de la façon suivante:

Longueur du panneau

a Établir la ligne la plus longue de chaque colonne (c.-à-d. « Canadian » et « de la faune »). A l’aide du tableau 3, additionner la valeur unitaire de chaque caractère dans le mot « Canadian » de la façon suivante :C(70 - 4 = 66), a(57), n(57), a(57), d(60), i(27), a(57), n(57 - 6 51); le total donne 432 unités. Pour convertir ces unités en nombre de « x », diviser par 50: 432 -H 50 = 8,6x. Pour convertir le nombre de x en millimètres, multiplier par 30 mm, c’est-à-dire par le corps utilisé pour le mot « Canadian »: 8,6 x 30 = 258 mm

De la même façon, il faut calculer la longueur de l’expression « de la faune », ce qui donne un total de 318 mm

Additionner les sous-totaux: 258 + 318 = 576 mm

b Selon les tableaux à la section 4.2. la marge gauche nécessite 14x. Multiplier ce nombre par le corps employé pour l’expression « Environment Canada » (20 mm): 14 x 20 - 280 mm

Il faut un espace de 4x entre les deux colonnes. Multiplier ce nombre par le corps utilisé pour le mot « Canadian » (30 mm): 4 x 30 = 120 mm

Il faut un espace de 4x pour la marge droite. Multiplier ce nombre par le corps employé pour l’expression « de la faune » (30 mm): 4 x 30 = 120 mm

Additionner les sous-totaux: 280 + 120 + 120 = 520 mm

c Calculer la longueur du panneau en additionnant a et b: 576 + 520 = 1096 mm

Hauteur du panneau

d Conformément aux tableaux de la section 4.2, il faut laisser un espace de 5,5x entre, d’une part, la bordure supérieure du panneau et la ligne de base de la signature et, d’autre part, entre la ligne de base de la signature et la ligne de base du mot « Canadian ». Additionner ces espaces: 5,5 + 5,5 = l1x. Multiplier le total obtenu par le corps employé pour la signature (20 mm): 11 x 20 = 220 mm

e Il faut prévoir 4x entre la ligne de base du mot « Canadian » et celle de l’expression « Service » ainsi que 2x entre la ligne de base de cette dernière expression et la bordure inférieure du panneau. Additionner ces espaces: 4 + 2 = 6x; puis multiplier le total par le corps employé pour le message du panneau (30 mm): 6 x 30 = 180 mm

f Calculer la hauteur du panneau en additionnant les résultats des alinéas d et e: 220 + 180 = 400 mm

Note: Aux fins des présents calculs, la surface de panneau requise pour le mot-symbole « Canada » a été omise. La section 4.2 donne des précisions sur la hauteur de cette bande.

Dimensions du panneau

Compte tenu des corps de 20 mm et de 30 mm employés dans cet exemple, le panneau de la figure 9 mesurerait 400 mm par 1096 mm.

Figure 9

Évaluation des corps des caractères de rechange

Lorsqu’on connaît les dimensions d’un panneau en nombre de « x » (Fig. 10), il est facile de calculer l’effet d’un corps moindre ou supérieur sur les dimensions du panneau.

Par exemple, au lieu de combiner 20 mm et 30 mm comme dans l’exemple précédent, les dimensions du panneau dans la figure 9 peuvent être calculées en combinant 15 mm et 25 mm, ou 25 mm et 40 mm. Les calculs sont présentés dans le tableau 5.

Figure 10

Table 5

Corps des caractères couramment employés

Lorsqu’il y a lieu de calculer les corps des caractères, se reporter au tableau 2 pour les données sur les corps standard, et à la Fig. 11 pour un exemple des corps habituellement employés.

Figure 11

Page 18

Page 19

Page 20

Page 21

Haut de la page

Emploi des MAJUSCULES et des chiffres pour les codes et les abréviations

Les règles concernant l’espacement à l’assemblage des MAJUSCULES diffèrent de celles utilisées à l’assemblage des caractères majuscules et minuscules.

Les données pour calculer la valeur unitaire de chaque caractère sont présentées au tableau Bl. Le système d’espacement concernant les MAJUSCULES est décrit ci-dessous.

Les MAJUSCULES s’emploient uniquement pour les abréviations, les codes et les termes semblables.

Table B1

Emploi du tableau B2

Les caractères sont assemblés à l’aide du tableau B2 qui indique l’espace requis entre les caractères. Cet espace est exprimé en nombre d’unités et représente la somme des « unités qui suivent » un caractère et des « unités qui précèdent » le prochain caractère.

Pour calculer l’espace entre deux caractères, trouver le premier caractère dans la colonne de gauche et celui qui le suit dans la rangée supérieure; le nombre d’unités requises figure au point de recoupement. Par exemple, entre un « G  » et un « R », il faut un espace de 16 unités. Lorsqu’on utilise un corps de 25 mm, 16 unités correspondent à 8 mm (16 x 0,5 mm).

L’espacement des caractères selon les normes prescrites permettra habituellement d’obtenir un espacement relativement uniforme de tous les caractères d’une abréviation ou d’un code particulier. Néanmoins, il faudra peut-être faire des ajustements dans le cas de certaines combinaisons difficiles (par ex., LY, WJ). Pour assurer un espacement uniforme, il faudrait faire ces rajustements visuellement en comparant les espaces entre tous les caractères d’une abréviation ou d’un code quelconque.

Pour les directives sur les méthodes d’assemblage des caractè­res, se reporter a la rubrique « Assemblage de caractères » (p. 7). Le tableau 3b (p. 7) sert à l’espacement des signes de ponctuation, et le tableau 4b (p. 9) à l’espacement des chiffres.

Table B2

Page 24