Manuel du PCIM, janvier 1988
Les panneaux d’identification des quelque 18 000 installations du gouvernement du Canada représentent un aspect important de l’image de marque de l’État. La présente section clarifie la politique du PCIM portant sur l’identification des installations fédérales, établit les normes graphiques et fournit des renseignements sur la façon de répondre aux exigences particulières. Elle est destinée aux concepteurs, aux planificateurs d’installations, aux gestionnaires des propriétés et aux agents d’administration.
La présente section doit être consultée de pair avec le chapitre 470, intitulé « Programme de coordination de l’image de marque » du Manuel de la politique administrative, et les principales sections du Manuel du PCIM, 1.1 « Design »et 1.2 « Message ». Pour bien comprendre le sujet, il faudra au préalable lire la section 4.1, intitulée « Signalisation ».
Les lignes directrices et les normes présentent les exigences concernant la conception et la production des panneaux d’identification principaux. Ces panneaux servent à identifier les installations et emplacements fédéraux. Il peut s’agir d’un panneau extérieur ou intérieur, selon le type d’installation et son emplacement.
Il faut définir les exigences relatives à l’installation d’un panneau d’identification principal. En général, chaque installation est unique en son genre et doit être planifiée en évaluant les besoins des utilisateurs, le type d’installation, la communication, l’emplacement du panneau, la méthode d’installation et, dans certains cas, la nécessité d’ériger un panneau de signalisation avancée (Fig. 3).
Il s’agit du premier panneau servant à identifier une installation fédérale et il se trouve donc près de l’entrée d’un immeuble, d’un lieu ou d’un bureau (Fig. 1). Selon l’emplacement, il peut être nécessaire d’utiliser plus d’un panneau principal pour identifier les principaux points d’accès. On peut ériger un panneau principal intérieur lorsqu’il n’est pas possible d’avoir recours à un panneau extérieur (comme dans le cas de locaux loués).
Sous catégorie de panneau principal, le panneau de signalisation avancée indique la distance ou la direction d’une installation située en retrait de la voie principale ou à une certaine distance (Fig. 2). Par conséquent, un panneau de signalisation avancée peut indiquer un changement de direction, confirmer la direction prise ou, au besoin, indiquer la distance. Il peut s’agir d’un panneau extérieur ou intérieur, mais il est toujours situé de façon qu’on puisse l’apercevoir avant le panneau principal.
Outre la signature fédérale, la communication peut contenir le titre d’un service, le nom d’une installation, une flèche d’orientation ou une indication de distance. Elle doit être aussi concise que possible et mettre en évidence la direction ou la distance.
La flèche standard doit être utilisée sur un panneau pour indiquer une direction. Les règles d’emploi de la flèche sont énoncées à la section 4.3.
Pour déterminer la méthode la plus efficace d’installation d’un panneau, il faut examiner le plan de l’immeuble ou de l’emplacement. Les restrictions pouvant exister quant aux dimensions du panneau ou a son emplacement font partie intégrante des critères graphiques; il est important de les connaître avant l’étape de la disposition graphique. En général, on préfère utiliser des panneaux sur pied parce qu’ils représentent le moyen d’identification le plus efficace; toutefois, les conditions sont parfois telles qu’il est nécessaire d’ériger des panneaux muraux.
Ce genre de panneau est généralement recommandé à l’extérieur des immeubles (Fig. 4). En général, le panneau est installé perpendiculairement à la circulation et porte donc des inscriptions sur les deux côtés. Toutefois, lorsque les conditions l’exigent, le panneau peut être installé parallèlement au chemin ou à l’immeuble, auquel cas l’inscription ne figure que sur un seul côté.
En général, on utilise ce genre de panneau à l’intérieur des immeubles. On retrouve également des panneaux muraux extérieurs conçus en fonction de particularités architecturales (comme un entablement ou une imposte) et des panneaux ou des petites plaques qui sont installés sur la surface d’une structure (Fig. 5).
Un panneau peut être installé sur la vitre d’une porte ou d’une cloison; toutefois, on ne doit apposer aucune lettre ni aucun symbole directement sur une surface transparente puisque l’absence d’un fond opaque réduit grandement la lisibilité.
Les éléments essentiels figurant sur les panneaux principaux sont la signature fédérale, le mot symbole « Canada » et les titres des organismes et de leurs services.
Dans le cas des panneaux principaux, on peut utiliser l’une ou l’autre de trois dispositions (Fig. 6). On a recours dans la plupart des cas à une signature comportant une ou deux lignes. On peut employer la signature en trois lignes si l’espace horizontal est limité ou si la longueur du titre l’exige.
Pour les raisons citées dans la section 1.1, on utilise la version modifiée du symbole du drapeau pour tous les panneaux d’identification principaux.
Le mot symbole en caractères demigras est utilisé pour tous les panneaux d’identification principaux (Fig. 7). Les normes graphiques prescrivent la taille relative et la position du mot symbole sur un panneau.
Le titre d’usage, et non l’appellation légale, sert à identifier les organismes sur tous les panneaux. La liste des titres d’usage approuvés figure a l’appendice A du chapitre 470.
La section 1.2 traite de l’établissement et de l’utilisation de titres de services. En général, ce titre figure avec le nom de l’organisme parent; dans certains cas toutefois, il est possible de l’utiliser avec la signature « Gouvernement du Canada » Par exemple, dans le cas d’immeubles a plusieurs locataires où l’identification d’un service ou d’un programme particulier est plus importante pour le public que le nom du ministère – par exemple « Bureau des passeports » plutôt que « Affaires extérieures Canada » (Fig. 8).
Cette signature (Fig. 9) sert a identifier les installations ou les emplacements occupés par au moins deux organismes fédéraux. Si nécessaire, les titres des organismes occupants peuvent figurer au-dessous de la signature « Gouvernement du Canada ».
Dans le cas des installations a plusieurs locataires, un panneau ne sert généralement qu’à identifier les organismes assujettis au PCIM. Si l’un des organismes fédéraux qui occupe l’immeuble n’est pas assujetti au PCIM, cet organisme utilisera habituellement un panneau distinct.
La section 1.2, « Message » du présent manuel contient des lignes directrices sur la création des messages devant figurer sur les panneaux principaux. Des détails sur le contenu de la communication des panneaux extérieurs et intérieurs figurent ci-après.
La concision est un critère particulièrement important, surtout dans le cas des panneaux d’immeubles a plusieurs locataires. Plutôt que d’énoncer les différents organismes fédéraux, il est généralement préférable d’inscrire l’adresse sur le panneau principal. Lorsqu’il est nécessaire d’énoncer les titres des organismes occupants, le panneau ne devrait pas comprendre plus de trois titres. Il est recommandé dans ce cas d’accorder la préférence aux organismes qui fournissent des services directement au public.
Une installation a plusieurs locataires peut avoir une entrée distincte pour un des organismes occupants. Dans ce cas, il faut ériger un panneau principal qui identifie cet organisme.
Selon le cas, un panneau d’identification principal intérieur peut comprendre des renseignements complémentaires comme le titre d’un service, la désignation de secteur et les heures d’affaires (Fig. 10).
Afin d’assurer une certaine uniformité visuelle de tous les panneaux principaux, des normes graphiques ont été établies. Ces normes, qui portent sur la disposition, le caractère de signalisation, les corps du caractère et les couleurs sont énoncées ci après. La section 4.5 présente plus de détails sur le caractère à utiliser.
Toutes les mesures se rapportant à la disposition sont fondées sur le « x », l’unité de mesure utilisée dans la signalisation. Les corps de caractères sont exprimés en millimètres.
Deux rapports de grandeur fondés sur le nombre de lignes de la disposition graphique ont été établis afin de créer un équilibre visuel entre le symbole et le titre. Ces rapports sont décrits ci-après.
Le rapport entre le corps de caractère et la hauteur du symbole du drapeau est de 1:3 (Fig. 11). Ainsi, pour un corps de caractère de 50 mm, la hauteur du symbole sera de 150 mm, ou 3x.
Le rapport entre le corps de caractère et la hauteur du symbole du drapeau est de 1:3,4 (Fig. 12). Ainsi, pour un corps de caractère de 50 mm, la hauteur du symbole sera de 170 mm, ou 3,4x.
Le tableau 1 donner le corps de caractère et la hauteur correspondante du symbole selon les rapports indiqués ci dessus.
Bien que l’on puisse utiliser, sur un panneau, un seul corps de caractère, il faut généralement utiliser différents corps pour rendre la communication vraiment efficace. Cela permet de faire ressortir l’élément principal et d’accorder moins d’importance aux renseignements secondaires. Habituellement, on utilise deux corps différents sur un panneau principal. On peut toutefois en utiliser jusqu’à trois, si nécessaire.
Le rapport de corps le plus couramment utilisé est celui de 1,5:1. Il assure une disposition graphique efficace et une bonne lisibilité. Selon la longueur de la communication et les exigences de la disposition graphique, on peut aussi recourir à d’autres rapports comme 1:1, 2:1, 3:1, etc. (Fig. 13). Le tableau 2 indique les corps standard qui peuvent figurer sur un même panneau lorsqu’on emploie un rapport 1,5:1, 2:1 ou 3:1.
La section 4.1 contient des conseils sur le choix du corps des caractères (voir « Distance de lecture du corps des caractères »). Pour des raisons de commodité, les données principales sur la distance de lecture ont été incluses ici également (voir le tableau 3).
Afin d’assurer une disposition uniforme des panneaux et d’aidera leur préparation, on a établi des espaces standard pour la position des éléments graphiques. Ces espaces, exprimés en multiples de « x », sont énoncés au tableau 4. L’expression « élément de communication » fait référence à la signature ou à un paragraphe. Les espaces standard ont été utilisés dans les dispositions de la figure 14.
L’espace minimal dont il est question dans le tableau 4 peut servir a résoudre les problèmes mineurs liés à la disposition graphique.
L’application du mot symbole « Canada » est décrite plus loin (voir la figure 17).
La disposition graphique d’un panneau principal est effectuée selon l’une de deux méthodes (voir « Disposition manuelle » et « Disposition assistée par ordinateur »).
Quelle que soit la méthode utilisée, la disposition graphique repose sur le principe que la longueur de la communication et le corps du caractère déterminent les dimensions d’un panneau. La majorité des panneaux sont conçus de cette manière; toute fois, certains emplacements peuvent nécessiter un panneau de dimensions particulières. Pour plus de renseignements sur la disposition graphique de tels panneaux, voir « Variations par rapport aux normes graphiques ».
Pour une telle disposition, il est recommande d’utiliser des feuilles quadrillées (Fig. 14). Les étapes sont les suivantes :
La majorité des dispositions sont effectuées à l’aide du système de disposition assistée par ordinateur. Conçu par Approvisionnements et Services Canada, ce système permet au concepteur d’examiner diverses possibilités de dispositions, selon les rapports de corps de caractère et la répartition des lignes.
Il faut d’abord choisir le programme graphique approprié et introduire la communication. La disposition préliminaire est ensuite modifiée pour répondre à certaines exigences particulières (comme les restrictions ayant trait aux dimensions, le rapport entre la disposition graphique et les dimensions standard des profiles, ainsi que la disponibilité de légendes espacées a l’avance). L’imprimé d’ordinateur (Fig. 15) est une disposition graphique simulée et, bien que ses proportions ne soient pas réelles, il indique les dimensions précises aux fins de la fabrication et de l’installation.
Afin d’assurer une certaine uniformité des panneaux principaux, on a établi un rapport entre la zone gris foncé et la zone gris pâle (Fig. 16). Voici la marche à suivre pour déterminer la hauteur de la bande gris pâle portant le mot symbole « Canada » :
Exemple : Une disposition graphique d’une hauteur do 1,025 mm nécessite une bande gris pâle de 308 mm; c. –à d. 1,025 x 30 ÷ 100 = 308. Comme l’indique le tableau 5, la hauteur standard qui s’en rapproche le plus est de 300 mm; la hauteur « x » correspondante du mot symbole est de 113 mm.
Les dimensions standard des profilés en aluminium du système de signalisation du PCIM (100 mm, 150 mm et 200 mm) servent de base au calcul des hauteurs standard de la bande gris pâle. Les hauteurs énoncées dans le tableau 5 s’appliquent à tous les panneaux, quel que soit le matériau utilisé.
Il existe un rapport précis entre la hauteur « x » du mot symbole « Canada » et la hauteur de la bande gris pâle. Le tableau 5 indique les dimensions correspondantes. Au besoin, la hauteur « x » du mot symbole peut être calculée en se référant à la figure 17.
La figure 17 montre la position du mot symbole sur la bande.
Il faut utiliser les couleurs standard suivantes pour les panneaux d’identification principaux, en procédant de la façon indiquée ci après (les numéros correspondent aux couleurs qui figurent dans la norme F1 GP 12, Couleurs étalons des peintures, de l’ONGC) :
Sur tous les panneaux principaux extérieurs, il faut utiliser un produit spécial qui résiste aux intempéries. Il s’agit d’un vinyle (rouge tomate) teinté dans la masse, 3M, no 180 13. Dans le cas des panneaux principaux intérieurs, il s’agit du rouge PCIM no 509 211.
Il peut être nécessaire de déroger quelque peu aux normes lorsqu’un panneau principal doit être érigé dans un endroit spécial (comme un centre commercial). Il faut consulter la Direction de la politique administrative du Secrétariat du Conseil du Trésor avant d’employer des couleurs ou des caractères non conformes aux normes graphiques.
Dans certains cas, un panneau doit être conçu en fonction de particularités architecturales. Les entablements, impostes et autres espaces modulaires situés sur le cote ou au dessus des entrées en sont des exemples typiques. Pour intégrer un panneau dans ce genre d’espace, il faut parfois apporter quelques retouches à la disposition graphique. Dans certains cas, il peut suffire d’accroître la marge entourant la disposition pour l’intégrer à la particularité architecturale (Fig. 18). Dans d’autres cas, il peut être nécessaire de s’éloigner de la disposition standard (Fig. 19). On consultera à ce sujet la Direction de la politique administrative du Secrétariat du Conseil du Trésor.
Note : Les panneaux de locaux loués appartiennent parfois au bailleur et, par conséquent, peuvent être régis par ses normes de signalisation, et donc ne pas être conformes aux normes graphiques du PCIM.
Ii faut attacher une importance particulière à la préparation d’un panneau principal concernant un immeuble à valeur patrimoniale. Il faut tenir compte de l’intégrité visuelle de ces immeubles au moment de déterminer les dimensions du panneau, son emplacement et sa méthode d’installation.
Selon l’emplacement, il sera recommandé de recourir soit à un petit panneau sur pied, ou à un panneau mural (communément appelé plaque). On devrait soumettre tous les détails concernant la méthode proposée d’installation du panneau à l’approbation du Bureau d’examen des édifices fédéraux à valeur patrimoniale, Environnement Canada.
Il arrive parfois que l’installation d’un panneau principal soulève des doutes quant à la validité d’un autre panneau; il peut s’agir de panneaux et d’enseignes érigés avant que le PCIM ne devienne obligatoire (comme des plaques en métal, des inscriptions ou des armoiries). Nombre de ces éléments ont été conçus de manière à s’intégrer à l’architecture, ou à titre décoratif. Il ne faut pas les enlever ou les masquer lorsqu’on installe le panneau principal, à moins que les inscriptions qui y figurent ne contredisent la communication énoncée sur le nouveau panneau principal. Quand la façade d’un immeuble porte un titre unilingue, il n’est pas nécessaire de le modifier, car sa version bilingue peut être placée sur le panneau principal.
Les spécifications suivantes do l’ONGC sont obligatoires et s’appliquent à la production de tous les panneaux d’identification principaux extérieurs :
Bien que ces spécifications aient été élaborées pour les panneaux extérieurs, on peut y avoir recours dans le cas de panneaux d’identification principaux intérieurs. S’il faut utiliser un matériau autre que le profilé d’aluminium, il doit être conforme à la norme 109 GP 5MP de l’ONGC, Matériaux de signalisation intérieure et extérieure.
Au moment de préparer les emporte pièce, les pellicules ou les autres articles nécessaires à la reproduction, il faut employer les maquettes originales du symbole du drapeau et du mot symbole « Canada ». La Direction de la politique administrative du Secrétariat du Conseil du Trésor conserve les maquettes et les fournira sur demande.