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ARCHIVÉ - Agence canadienne de développement international - Rapport


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Message de la ministre

L'honorable Beverley J. Oda

En 2010-2011, l'Agence canadienne de développement international (ACDI) a relevé divers défis dans les secteurs de l'aide humanitaire et du développement pour sauver des vies, réduire la pauvreté et obtenir des résultats probants au profit de millions de personnes dans les pays en développement.

En consacrant 1,18 milliard de dollars au développement agricole durable, le Canada a été le premier pays du G-8 à respecter pleinement l'engagement pris au Sommet de L'Aquila. Ces efforts traduisent la priorité de l'ACDI d'accroître la sécurité alimentaire pour des millions de personnes souffrant de la faim.

Au Sommet du G-8 à Muskoka, en 2010, le premier ministre a plaidé en faveur de la réalisation des quatrième et cinquième Objectifs du Millénaire pour le développement relatifs à la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, et ce, en respectant toutes les obligations de rendre compte. L'ACDI a joué un rôle clé dans la concrétisation du plan d'action du gouvernement pour sauver la vie de mères et d'enfants. Résolu à voir les pays développés et en développement respecter leurs engagements, le premier ministre a coprésidé la Commission de l'information et de la responsabilisation en matière de santé de la femme et de l'enfant de l'ONU. À cet effet, l'Agence participe au cadre mondial Scaling-Up Nutrition (SUN), qui vise à réduire la malnutrition chez les femmes enceintes et les enfants de moins de deux ans, et elle contribue activement à l'initiative Renewed Efforts Against Child Hunger (REACH), qui vise à éliminer la faim et la dénutrition chez les enfants.

Cette année, le premier ministre a annoncé des fonds additionnels sur trois ans pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Depuis 2002 le Fonds a permis d’offrir des traitements contre le VIH à 2,8 millions de personnes, des services de dépistage et de traitement pour 7 millions de nouveaux cas de tuberculose, et 122 millions de moustiquaires de lit pour prévenir le paludisme. De plus, l'ACDI a contribué aux reconstitutions de capital actuelles de l'Alliance GAVI pour accélérer l'introduction de vaccins nouveaux ou sous-utilisés et renforcer les systèmes de santé et d'immunisation dans les pays en développement.

Chaque année, des millions de personnes sont frappées par des crises humanitaires. En 2010-2011, de 18 à 20 millions de Pakistanais ont été touchés par des inondations dévastatrices. L'ACDI a versé 71,8 millions de dollars pour l'aide humanitaire et les activités de redressement rapide. Les Canadiens ont généreusement donné 46,8 millions de dollars; le gouvernement a égalé ce montant par l'intermédiaire du Fonds d'aide aux victimes des inondations au Pakistan.

En Afghanistan, l'ACDI a fait des progrès marqués dans son projet de premier plan visant à construire ou à réparer 50 écoles dans des districts ciblés de la province de Kandahar. L'an dernier, 25 écoles ont été construites ou réparées, pour un total de 41 écoles. Un autre projet de premier plan - la remise en état du barrage Dahla et de son réseau d'irrigation - a permis de réintroduire la culture commerciale du safran et d'améliorer le rendement d'autres cultures destinées à la vente, comme la menthe et le miel.

En Haïti, l'appui de l'ACDI a apporté des résultats tangibles : chaque jour, 400 000 écoliers reçoivent un repas nutritif; 330 000 femmes accouchent en présence de professionnels de la santé qualifiés; 369 000 Haïtiens bénéficient de services financiers et de crédit. L'année dernière, 15 nouveaux projets de rétablissement et de reconstruction ont été sélectionnés suivant l'appel de propositions de l'ACDI afin d'améliorer les moyens de subsistance de la population haïtienne.

Je suis heureuse de déposer devant le Parlement le Rapport sur le rendement de l'Agence pour 2010-2011, qui présente un tableau plus détaillé de ces réalisations.

L'honorable Beverley J. Oda, C. P., députée
Ministre de la Coopération internationale




Section I: Aperçu de l'organisation

Introduction

L'Agence canadienne de développement international (ACDI)1 a pour mission de diriger les activités internationales que le Canada met en œuvre pour venir en aide aux personnes qui vivent dans la pauvreté.

L'aide du Canada donne des résultats concrets aux quatre coins du monde. En contribuant à bâtir un monde meilleur et en faisant la promotion de la croissance économique durable, l'Agence défend les intérêts du Canada au chapitre de la sécurité et de la prospérité. Il s'agit d'une expression réelle des valeurs que les Canadiens ont à cœur : la compassion pour les moins nantis, la démocratie, la liberté, le respect des droits fondamentaux et la primauté du droit.

Nos efforts servent à accroître la sécurité alimentaire, à favoriser une croissance économique durable, à assurer un meilleur avenir aux enfants et aux jeunes, à stabiliser les États fragiles et à intervenir en cas de catastrophe naturelle.

Responsabilités

L'ACDI est l'organisme gouvernmental principalement responsable de la majeure partie du programme canadien d'aide au développement. Elle veille à administrer ses ressources de façon efficace, efficiente et responsable afin d'obtenir des résultats positifs et durables.

Par ailleurs, l'ACDI participe à l'élaboration de politiques au Canada et à l'étranger. Elle cherche principalement à réduire la pauvreté et à appuyer le développement durable d'une manière compatible avec la politique étrangère du Canada. La grande majorité de ses programmes2 sont conformes aux exigences de la Loi sur la responsabilité en matière d'aide au développement officielle3 et sont donc déclarés au Parlement comme activités d'aide publique au développement4.

Les décrets C.P. 1968-923 du 8 mai 1968 et P.C. 1968-1760 du 12 septembre 1968 désignent l'ACDI comme ministère aux fins de la Loi sur la gestion des finances publiques. Les pouvoirs en ce qui concerne les programmes de l'ACDI et les questions connexes sont définis dans la Loi sur le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international et dans les crédits annuels.

Résultats stratégiques et architecture des activités de programmes

Le Rapport sur les plans et les priorités de l'ACDI témoigne des résultats stratégiques et de l'architecture des activités de programmes (AAP) révisés, approuvés par le Conseil du Trésor en 2009 et entrés en vigueur en 2010-2011. L'AAP révisée met davantage l'accent sur les résultats mesurables, et montre une meilleure harmonisation avec les priorités du gouvernement.

L'ACDI vise à réduire la pauvreté principalement en favorisant une croissance économique durable, en accroissant la sécurité alimentaire et en assurant aux enfants et aux jeunes un avenir meilleur. La durabilité de l'environnement, l'égalité entre les sexes et la bonne gouvernance sont des questions transversales qui font partie intégrante de ces thèmes. Pour atteindre cet objectif, l'ACDI collabore avec une vaste gamme de partenaires nationaux et internationaux issus des institutions et secteurs privés, publics et non gouvernementaux.

L'AAP révisée compte six activités de programme, y compris des services internes, qui appuient la réalisation de ce résultat stratégique et fournissent un cadre approprié pour que l'ACDI puisse appuyer efficacement le développement international et influer sur l'élaboration des politiques dans ce secteur, au Canada et à l'étranger.

Diagramme du Architecture d’activité de programme

Voir une description textuelle de la figure ci-dessus

Ressources financières (2010-2011)
Dépenses prévues Total des autorisations Dépenses réelles
3 247 997 000 $ 4 029 966 364 $ 3 614 580 474 $
Ressources humaines 2010-2011 - Équivalents temps plein (ETP)
Prévus Réels Écart
1 955 1 913 42

Tableau de concordance de l'AAP de l'ACDI

Tableau de concordance de l'AAP de l'ACDI

Voir une description textuelle de la figure ci-dessus

Remarques :

  1. En juin 2009, le Conseil du Trésor a approuvé une nouvelle AAP pour l'ACDI, afin qu'elle soit davantage axée sur les résultats.
  2. Le diagramme ci-dessus illustre la répartition des ressources financières selon l'ancienne AAP et la nouvelle AAP
  3. Les montants sont arrondis au million supérieur, alors ils ne rendent pas compte du total.

Résumé du rendement par résultat stratégique

Indicateurs de rendement Pourcentage de la population sous le seuil international de la pauvreté (1,25 $US par jour)
Indice sexospécifique du développement humain (ISDH) pour chacun des pays où l'ACDI mène des activités de développement international
Situation des enfants et des jeunes dans chacun des pays où l'ACDI mène des activités de développement international
Les dépenses prévues et réelles de l'ACDI par l'activité programme de 2009—2010 throuh 2010—11
(en millions de dollars)
Activité de programme 2009—10 2010—11
Dépenses réelles Budget principal Dépenses prévues Total des autorisations Dépenses réelles Harmon- isation avec les résultats du gouvern- ement du Canada
États fragiles et collectivités touchées par des crises 860 208 300 $ 561 878 000 $ 634 863 000 $ 954 688 691 $ 955 192 839 $ Réduction de la pauvreté dans le monde grâce au développ- ement durable.
Pays à faible revenu 783 533 120 $ 806 336 000 $ 811 636 000 $ 1 280 110 779 $ 890 074 740 $
Pays à revenu intermédiaire 373 576 084 $ 430 195 000 $ 430 573 000 $ 320 404 077 $ 321 050 289 $
Engagement à l'échelle mondiale et politiques stratégiques 1 457 703 873 $ 958 529 000 $ 961 969 000 $ 1 107 529 078 $ 1 078 059 884 $
Engagement du Canada 16 203 879 $ 294 378 000 $ 296 863 000 $ 250 856 574 $ 251 493 972 $
Services internes 109 118 765 $ 102 256 000 $ 112 093 000 $ 116 377 165 $ 118 708 751 $
Total 3 600 344 021 $ 3 153 572 000 $ 3 247 997 000 $ 4 029 966 364 $ 3 614 580 474 $

Explication des écarts

Aucun écart significatif n'est constaté entre les dépenses réelles pour 2009—2010 et 2010-2011. Étant donné que 2010-2011 est le premier exercice sous la nouvelle AAP, aucune comparaison avec 2009—2010 selon les activités de programme n'est fournie.

L'écart entre les dépenses prévues et les dépenses réelles pour 2010-2011 correspond principalement au financement additionnel accordé pour certains programmes ou initiatives en 2010, comme l'initiative de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE) et la prestation d'aide humanitaire au Pakistan à la suite des inondations.

Réduire la pauvreté des populations dans les pays où l'Agence canadienne de développement international se livre au développement international

Un milliard de personnes souffrent quotidiennement de la faim. Au total, 65 % de ces personnes sont réparties dans sept pays, dont le Bangladesh, l'Indonésie, le Pakistan et l'Éthiopie, qui sont parmi les vingt pays ciblés par l'ACDI.

Des taux considérables de croissance économique dans les pays en développement, parallèlement aux ruptures d'approvisionnement occasionnées par les conditions météorologiques et à l'agitation sociale au Moyen-Orient et en Afrique, ont entraîné la hausse des prix des marchandises. Une flambée de l'inflation mettrait d'énormes pressions sur le budget des ménages à faible revenu, qui consacrent déjà la majeure partie de leur revenu à la nourriture et à l'énergie.

La communauté internationale s'entend sur la nécessité d'aborder les enjeux mondiaux, notamment la sécurité alimentaire et la pauvreté, en misant sur l'intégration et la coordination des efforts. Le foisonnement des nouveaux donateurs (pays, fondations et organisations non gouvernementales) fait en sorte que le milieu de l'aide est fragmenté et plus instable, mais il fournit aussi de nouvelles possibilités de partenariat de développement. Par ailleurs, les récessions survenues récemment et le fardeau fiscal lié à la réponse aux crises financières ont exercé des tensions énormes sur les niveaux d'aide publique au développement. Il est donc primordial d'établir une collaboration efficace et efficiente entre les collaborateurs.

Compte tenu d'un contexte extérieur de plus en plus difficile, l'ACDI doit prévoir les défis et les possibilités et y réagir de façon efficace afin de réussir à réduire la pauvreté.

Progrès en vue de réaliser le résultat stratégique

Indicateur de rendement : Pourcentage de la population sous le seuil international de la pauvreté (1,25 $US par jour)

La forte croissance économique qu'ont connue la plupart des pays en développement de 2005 à 2010 a réduit de près de 500 millions le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 $ par jour. Cependant, la pauvreté a augmenté dans certains pays où l'ACDI participe aux efforts de développement international. Par exemple, en Tanzanie, la forte croissance économique a été accompagnée d'une croissance démographique rapide, ce qui fait que la pauvreté touche encore le tiers de la population. La Tanzanie demeure dépendante de l'aide internationale. L'Indonésie a aussi connu une forte croissance économique, contrebalancée, toutefois, par d'énormes disparités régionales et menaces environnementales qui ont laissé bien des gens dans la pauvreté et les ont rendus vulnérables aux renversements. Pour obtenir de plus amples détails sur la situation économique des pays (en anglais seulement).

Indicateur de rendement : Indice sexospécifique du développement humain (ISDH)5 pour chacun des pays où l'ACDI mène des activités de développement international

Les pays à faible revenu où l'ACDI mène des activités de développement international occupent la tranche du 83e rang (Rwanda) au 137e (République démocratique du Congo) sur l'ISDH; pour ce qui est des États fragiles, le Soudan occupe le 106e rang, Haïti, le 119e, et l'Afghanistan, le 134e. Parmi les pays où l'ACDI est présente, ceux dont le revenu est intermédiaire réussissent mieux à s'attaquer à l'inégalité entre les sexes, la Chine se classant en meilleure position dans cette catégorie, soit au 38e rang, tandis que l'Égypte se classe au 108e rang.

À l'échelle mondiale, les progrès en vue de réaliser l'OMD 3, c'est-à-dire promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, sont insuffisants. On n'a pas atteint la cible de départ, qui était d'éliminer les écarts entre les femmes et les hommes dans l'enseignement primaire et secondaire au plus tard en 2005, bien que des progrès aient été accomplis à cet égard. Dans l'ensemble des pays en développement, 96 filles étaient inscrites à l'école primaire par rapport à 100 garçons en 2008, comparativement à 91 filles en 1999. L'élimination des écarts entre les femmes et les hommes à tous les niveaux d'enseignement d'ici 2015 pourrait être possible, mais les autres indicateurs pour l'OMD 3 laissent entendre que les progrès sont lents. Par exemple, bien que la représentation des femmes dans les parlements nationaux était de 19 % en janvier 2010 et continue d'augmenter lentement, dans un tiers des pays en développement, le nombre de femmes siégeant au Parlement était inférieur à 10 % et parfois nul. Pour obtenir de plus amples détails sur les écarts entre les sexes dans les pays en développement, veuillez consulter le site Web.

Indicateur de rendement : Situation des enfants et des jeunes dans chacun des pays où l'ACDI mène des activités de développement international

Les taux de mortalité infantile dans les 20 pays ciblés par l'ACDI ont chuté de 19 points de 2005 à 2009, se situant en moyenne à 74 décès pour 1 000 naissances vivantes6. La majorité des pays ciblés par l'ACDI sont en voie d'atteindre l'OMD 2, c'est-à-dire procurer l'accès universel à l'éducation primaire.

Bien qu'on s'attende à ce que la majorité des pays ciblés par l'Agence concrétisent l'OMD 2, c'est-à-dire procurer l'accès universel à l'éducation primaire, on estime qu'environ 69 millions de fillettes et 28 millions d'enfants dans les États fragiles ou touchés par un conflit ne fréquentent pas l'école. Pour de plus amples détails sur la situation des enfants à l'échelle mondiale.

Retombées des priorités sur les résultats stratégiques

Cette section fournit quelques exemples concrets des progrès réalisés à l'égard de chaque priorité. Pour des détails supplémentaires sur le rendement, voir la section II.

Progrès réalisés pour les principales priorités
Priorité opérationnelle Catégorie Statut Liens avec le résultat stratégique
7 Dans le Rapport sur les plans et les priorités 2009—2010, « Contribuer à atténuer la crise de la sécurité alimentaire » était inscrit à titre distinct comme priorité de l'Agence. Étant donné que l'une des priorités thématiques annoncées par la ministre de la Coopération internationale l'an dernier est « accroître la sécurité alimentaire », la priorité précédente a été adaptée et est maintenant présentée sous la rubrique « Priorités thématiques » pour éviter le double emploi.
1) Promouvoir le rôle stratégique du Canada en Afghanistan et dans d'autres États fragiles En cours Presque entièrement atteint Accroissement de l'atteinte des objectifs de développement cohérents avec les objectifs de la politique étrangère du Canada
2) Accroître la sécurité alimentaire7 En cours Presque entièrement atteint
3) Assurer l'avenir des enfants et des jeunes Nouvelle Presque entièrement atteint
4) Favoriser une croissance économique durable Nouvelle Presque entièrement atteint
Priorité en matière de gestion
5) Atteindre l'excellence en matière de gestion et d'exécution des programmes En cours Presque entièrement atteint

1) Rôle stratégique du Canada en Haïti et en Afghanistan

Les besoins des États fragiles en matière de sécurité, d'aide humanitaire et d'aide au développement prennent de l'importance. En 2010-2011, l'Agence a mis son expérience en pratique afin de renforcer le rôle du Canada dans les initiatives de reconstruction et de développement d'États fragiles. Un équilibre est établi entre des interventions à court terme et à long terme qui favoriseront la stabilité, la bonne gouvernance et les progrès pour un développement durable à plus long terme.

Afghanistan

L'ACDI a fourni 215 millions de dollars en aide humanitaire à l'Afghanistan en 2010-2011. Le Canada est le principal donateur du Projet d'amélioration de la qualité de l'éducation (EQUIP) qui fournit des ressources au ministère de l'Éducation pour mettre en œuvre le plan intérimaire de l'Afghanistan pour le secteur de l'éducation 2011-2013. L'an dernier, au niveau national, par l'entremise de ce projet, 105 écoles ont été remises en état ou construites et 700 autres écoles ont été mises en chantier. En 2010, dans le cadre du projet de premier plan du Canada pour éradiquer la poliomyélite en Afghanistan, huit campagnes d'immunisation ont ciblé plus de sept millions d'enfants. Des progrès marquants à l'égard d'un autre projet de premier plan, le projet de remise en état du système d'irrigation de l'Arghandab (le barrage de Dahla) ont été enregistrés. Pour la première fois depuis des décennies, l'irrigation améliorée des terres agricoles a permis de produire une récolte substantielle de safran. De nouvelles étendues de blé et d'orge ont aussi été semées et récoltées sur des terres dont l'irrigation a été améliorée.

Haïti

Haïti demeure le pays le plus pauvre des Amériques. Le séisme dévastateur survenu en janvier 2010 a porté un dur coup aux progrès réalisés durant les dernières années. En tout, l'ACDI a versé 238 millions de dollars en aide financière pendant l'année 2010-2011. L'engagement que le Canada a pris après le séisme ainsi que le programme quinquennal de l'Agence pour Haïti (2006-2011), ont permis d'obtenir de nombreux résultats. Parmi ceux-ci, mentionnons : le renforcement des services de santé grâce à l'établissement de sept centres de soins médicaux pour desservir 1,5 million Haïtiens; le renforcement des services financiers pour 369 000 d'Haïtiens qui appartiennent à un réseau de caisses d'épargne et de crédit; par l'entremise des structures locales du ministère de la Santé qui reçoivent du soutien du Canada, le renforcement de la capacité de déceler rapidement les cas de choléra afin d'alerter les autorités haïtiennes.

2) Accroître la sécurité alimentaire

En raison des prix élevés des denrées alimentaires au début de 2011 – un sommet inégalé au cours des trente dernières années –, les pays en développement ont de plus en plus de difficulté à s'approvisionner en nourriture. Par conséquent, près de 1 milliard de personnes souffrent encore de la faim partout sur la planète. Le Canada, par l'entremise de la Stratégie de l'ACDI sur la sécurité alimentaire, continue de jouer un rôle de chef de file autant dans la prestation de programmes d'aide qui améliorent réellement la sécurité alimentaire que pour influencer les politiques internationales connexes. En tant que président de la Convention relative à l'aide alimentaire, qui réunit les principaux donateurs d'aide alimentaire, l'ACDI joue un rôle essentiel dans le cadre de la renégociation de la Convention, façonnant ainsi la lutte mondiale contre la faim.

Conformément à sa stratégie sur la sécurité alimentaire, l'ACDI améliore l'accès à des quantités suffisantes de nourriture, la sécurité grâce à la disponibilité d'aliments nutritifs et de qualité, et la viabilité à long terme grâce aux efforts soutenus déployés pour favoriser le développement agricole, la recherche et l'innovation. L'approche du Canada pour accroître la sécurité alimentaire aide les collectivités à répondre aux besoins alimentaires immédiats et à trouver des solutions pour assurer une sécurité alimentaire durable, afin de pouvoir s'extraire du cycle de la pauvreté. En avril 2011, le Canada avait décaissé la totalité de son engagement de 1,18 milliard de dollars pour le développement agricole durable, qu'il avait annoncé au Sommet du G-8 à L' Aquila en 2009. Ce montant inclut une aide additionnelle de 600 millions de dollars. Le Canada est le premier membre du G-8 à concrétiser son engagement en totalité. Les programmes axés sur la sécurité alimentaire ont permis, entre autres, d'obtenir les résultats suivants :

  • En 2010, les travaux entrepris avec l'appui du Canada dans le cadre de l'Initiative pour les micronutriments ont permis d'administrer à environ 267,6 millions d'enfants des suppléments de vitamine A, de fournir du sel iodé à 328 millions de personnes, de distribuer 5,6 millions de comprimés de zinc aux enfants et d'augmenter la teneur en fer de 39 550 tonnes métriques d'aliments.
  • En 2009—2010, grâce à une initiative panafricaine financée par le Canada, plus de 4 millions d'agriculteurs ont eu accès à de meilleures semences. En tout, 58 % d'entre eux étaient des femmes. L'ACDI continue d'appuyer le Fonds canadien de recherche sur la sécurité alimentaire internationale, dont le budget s'élève à 62 millions de dollars. Ce fonds est administré conjointement par le Centre de recherches pour le développement international dans le but de favoriser la recherche appliquée entre des organisations canadiennes et celles de pays en développement. La recherche visera principalement à trouver des solutions pratiques à l'insécurité alimentaire, comme la résistance des récoltes, la valeur nutritive des aliments et les maladies infectieuses liées à l'élevage et à la production agricole.

3) Assurer l'avenir des enfants et des jeunes

Des progrès ont été accomplis pour améliorer l'état nutritionnel des femmes et des enfants. Toutefois, malgré ces progrès, environ 3,5 millions d'enfants meurent des suites de malnutrition chaque année. En 2009, près du quart des enfants dans les pays en développement avaient un poids insuffisant, les enfants les plus pauvres étant les plus vulnérables. Au cours de la dernière année, le Canada a intensifié ses investissements dans la nutrition. Dans le cadre de l'Initiative de Muskoka, annoncée au Sommet du G-8, le Canada s'est engagé à verser un montant additionnel de 1,1 milliard de dollars et à maintenir les niveaux de financement de base de 2010 à 2015, c'est-à-dire 1,75 milliard de dollars pour la SMNE, y compris la nutrition. Cela signifie que les partenariats avec les dirigeants à l'échelle internationale en ce qui concerne la nutrition ont été élargis, par exemple l'Initiative pour les micronutriments, le Programme alimentaire mondial et l'UNICEF.

La Stratégie de l'ACDI sur les enfants et les jeunes, Assurer l'avenir des enfants et des jeunes, soutient les efforts du Canada pour réaliser des progrès à l'égard des OMD 2, 3, 4 et 5, et prend appui sur les secteurs où les résultats les plus marquants ont été atteints, notamment l'éducation, l'égalité entre les sexes, la santé, la protection des enfants et les droits fondamentaux8.

Durant le dernier exercice, l'Agence a déployé des efforts pour assurer la pleine mise en œuvre de la stratégie au moyen de tous les mécanismes de financement. La question des enfants et des jeunes est considérée comme une priorité pour 16 des pays ciblés par l'ACDI, c'est pourquoi des programmes sont lancés en lien avec cette thématique. Par exemple :

  • La survie de l'enfant, y compris la santé maternelle : l'ACDI a appuyé le Fonds du Primat pour le secours et le développement mondial, ce qui a permis à plus de 250 000 personnes (des femmes, des enfants, des jeunes et des hommes) au Bangladesh, au Mozambique et en Tanzanie de bénéficier directement, grâce au programme, de mesures de prévention du VIH/sida, de l'accès à de l'eau salubre, et de l'amélioration de la nutrition et de la sécurité alimentaire.
  • L'accès à une éducation de qualité : en tant que donateur important dans le secteur de l'éducation au Sénégal, l'ACDI a contribué à la formation de plus de 20 000 nouveaux enseignants. En collaboration avec l'UNICEF, l'ACDI a également appuyé 230 écoles adaptées aux enfants sénégalais où ils peuvent s'instruire dans un environnement sain, sécuritaire, inclusif et tenant compte des sexospécificités.
  • Un avenir sûr pour les enfants et les jeunes : Au Soudan, l'ACDI collabore avec l'UNICEF pour appuyer la réintégration des enfants dans leur collectivité respective et aider les enfants à risque d'être recrutés par les groupes armés d'avoir accès aux ressources nécessaires et d'acquérir les compétences requises.
Santé des mères, des nouveau-nés et des enfants

En juin 2010, dans le cadre du Sommet du G-8 tenu à Muskoka, les pays membres du G-8 et d'autres pays se sont engagés à accorder 7,3 milliards de dollars américains à l'Initiative de Muskoka pour la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Ce montant comprend l'engagement de 1,1 milliard de dollars canadiens en nouveaux fonds du Canada entre 2010-2015. Cet engagement s'ajoute à celui de conserver le niveau de financement actuel du Canada de 1,75 milliard de dollars canadiens au cours de la même période. Par conséquent, l'engagement total du Canada pour la SMNE s'élève à 2,85 milliards de dollars canadiens sur cinq ans.

La contribution du Canada à l'Initiative de Muskoka appuie des approches globales et intégrées, lesquelles assurent la prestation des services de santé essentiels aux mères et aux enfants. Elle comprend trois grands volets : le renforcement des systèmes de santé, la réduction du fardeau des maladies et l'amélioration de la nutrition. Au total, 80 % de ce financement est alloué à l'Afrique subsaharienne. Outre le soutien qu'il accorde aux partenaires multilatéraux et canadiens, le Canada accorde, en priorité, son aide bilatérale à dix pays ciblés, soit : l'Afghanistan, le Bangladesh, l'Éthiopie, Haïti, le Malawi, le Mali, le Mozambique, le Nigéria, le Soudan du Sud et la Tanzanie.

Durant la première année de mise en œuvre de l'Initiative de Muskoka, le Canada a pris des mesures décisives pour aider ses partenaires dans les pays en développement à améliorer concrètement la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Par exemple :

  • En Haïti, l'ACDI appuie la formation de travailleurs de la santé et la construction de 10 nouvelles cliniques de consultation obstétricales et d'un service de pédiatrie.
  • Au Mozambique, l'ACDI aidera le ministère de la Santé à distribuer un traitement salvateur contre le VIH à 38 000 jeunes enfants et à traiter 94 000 femmes enceintes afin d'éviter que leurs enfants ne contractent cette maladie.
  • Au Bangladesh, les investissements de l'ACDI devraient permettre à plus de femmes de recevoir des soins postnatals (28,1 % par rapport à 18,9 %) et à plus de femmes d'accoucher avec l'aide de travailleurs de la santé compétents (25,7 % par rapport à 19,9 %).
  • Les programmes multilatéraux et mondiaux sont une composante clé de l'Initiative de Muskoka, laquelle comprend des programmes comme l'Initiative du H4 servant à accélérer le soutien à la santé des mères et des nouveau-nés, de même qu'un partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population, l'Organisation mondiale de la Santé, l'UNICEF, la Banque mondiale et ONUSIDA pour empêcher le décès des mères et des nouveau-nés.

L'Initiative de Muskoka du G-8 a joué un rôle déterminant pour convaincre les pays d'appuyer la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l'enfant du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies. Cette stratégie, lancée en septembre 2010, est un effort conjoint de plusieurs intervenants et a permis de réunir plus de 40 milliards de dollars pour la santé des femmes et des enfants, dont un engagement de 7,3 milliards de dollars américains de la part des membres du G-8 et de leurs partenaires. Outre sa contribution financière, le Canada a joué un rôle déterminant dans l'élaboration de la Stratégie mondiale. Il a notamment coprésidé, avec le Rwanda et l'Organisation mondiale de la Santé, le Groupe de travail sur la responsabilisation.

En reconnaissance du leadership du Canada en ce qui touche ces enjeux névralgiques, le premier ministre Harper a été invité à coprésider, avec le président de la Tanzanie, la Commission de l'information et de la responsabilisation pour la santé de la femme et de l'enfant de l'ONU. Cette commission pragmatique et ponctuelle vise à recenser les meilleures ententes institutionnelles internationales en matière de production de rapports à l'échelle mondiale, de surveillance et de reddition de comptes sur la santé des femmes et des enfants.

4) Favoriser une croissance économique durable

Lancée en 2010, la Stratégie de l'ACDI sur la croissance économique durable vise à exploiter le potentiel de la croissance économique durable des pays en développement, afin d'y réduire la pauvreté. Cette stratégie met l'accent sur trois domaines d'intervention : établir des assises économiques, favoriser la croissance économique et investir dans le capital humain.

En 2010-2011, les efforts étaient axés sur la création d'assises solides, lesquelles permettront ensuite de mettre en œuvre l'approche de croissance économique durable dans tous les programmes pertinents. L'adoption de la nouvelle approche devrait se refléter de plus en plus dans les résultats des programmes, à mesure que les nouveaux projets seront approuvés et mis en œuvre, en 2011-2012 et après.

  • Dans les pays en développement, le secteur de l'extraction s'impose de plus en plus comme un moteur de la croissance économique durable favorisant la création d'emplois et représentant une source de revenus. Les programmes de l'ACDI ont aidé à renforcer la capacité des pays en développement à gérer l'essor de leur secteur minier, pétrolier et gazier. Par exemple, l'ACDI a aidé la Bolivie à mettre sur pied l'unité de perception des impôts responsable de percevoir les taxes sur les hydrocarbures. Ainsi, entre 2004 et 2010, le gouvernement de la Bolivie a pu augmenter les recettes qu'il tire du secteur des hydrocarbures. Durant cette période, elles sont passées de 494 millions de dollars canadiens à 2,77 milliards de dollars canadiens. Elles représentent maintenant plus de 30 % des recettes budgétaires totales du pays. Une partie des recettes tirées de ce secteur sont directement affectées à des programmes sociaux.
  • Au Pakistan, le projet de renforcement des capacités et de développement de la chaîne de valeur axée sur les femmes a permis de fournir une formation axée sur les compétences à 17 493 femmes productrices et entrepreneuses. L'objectif était d'améliorer la qualité de leurs produits et de les aider à accéder à des marchés plus rentables. Tant les productrices que les entrepreneuses ont déclaré que leurs revenus ont considérablement augmenté grâce au projet (de 36 à 117 %, selon le secteur).

5) Atteindre l'excellence en matière de gestion et d'exécution des programmes

En septembre 2009, l'Agence a regroupé toutes ses activités de modernisation des opérations dans un seul projet-cadre afin de garantir la cohésion et le renforcement mutuel. Par exemple, à la Direction générale du partenariat canadien, le délai d'exécution des programmes réactifs a été réduit de plus de la moitié. En outre, le nouveau Processus d'élaboration de projets directifs, approuvé en vue d'être mis en œuvre le 1er avril 2010, donne des résultats encourageants. Les leçons tirées des deux projets influencent l'élaboration des processus de programmation de l'ensemble de l'Agence, lesquels sont mis à l'essai au cours de l'exercice 2011-2012.

Au cours des cinq prochaines années, outre les processus opérationnels plus efficaces, l'Agence mènera à bien le processus visant à décentraliser sur le terrain la majeure partie de la gestion des programmes bilatéraux. Des activités de mise en œuvre intégrale sont en cours pour l'Éthiopie, le Mozambique, le Pérou et la Tanzanie. De plus, le processus de décentralisation des programmes destinés au Bangladesh, aux Caraïbes, à la Bolivie, à la Colombie, au Ghana, au Honduras, à l'Indonésie, au Mali, au Sénégal, à l'Ukraine et au Vietnam est en cours. Dans le cadre de ce vaste programme de réingénierie de la gestion des programmes, l'ACDI examine diverses procédures afin de s'assurer que les services - notamment la passation de marché, la gestion financière, les compétences thématiques, les communications et les systèmes de gestion de l'information et de l'architecture technologique - permettent d'appuyer la gestion des programmes décentralisés.

Le plan actuel de décentralisation s'appuie sur les leçons apprises dans le cadre de projets antérieurs de décentralisation. Notre approche de mise en œuvre est plus souple et ciblée. En outre, l'ACDI prend des mesures pour garantir l'accès aux systèmes de l'Agence et définit les responsabilités et les rôles précis des employés de l'administration centrale et sur le terrain, ce qui permettra d'améliorer la communication et de mieux définir les mandats et les responsabilités.

Durant la période de référence, l'Agence a lancé un projet pilote visant à permettre au personnel sur le terrain d'accéder directement et en temps réel aux systèmes de l'Agence, notamment aux données financières, aux rapports et au dépôt de données. Il ressort que le projet permet non seulement de réduire les coûts de transaction (erreurs relatives à la saisie double de données et systèmes multiples de classement répartis dans plusieurs endroits, entre autres), mais qu'il améliore la connectivité du personnel et lui donne accès à plus de bande passante, ce qui lui permet d'utiliser les outils de collaboration en ligne et la vidéoconférence, des outils sans lesquels une Agence décentralisée ne peut pas fonctionner correctement. À l'automne 2011, le projet sera étendu à l'Éthiopie, au Mozambique et à la Tanzanie.

De plus, l'Agence continue de prendre des mesures pour améliorer l'excellence en gestion des ressources humaines. Cela signifie l'établissement de priorités claires et stables pour l'Agence, une gouvernance ministérielle renforcée, des programmes de formation en leadership et des programmes obligatoires de sensibilisation au sujet du harcèlement et de la discrimination.

Efficacité de l'aide

Les efforts que le gouvernement déploie pour améliorer l'orientation, l'efficacité et la responsabilité du programme d'aide du Canada se sont traduits par d'importantes réformes au niveau des opérations et des programmes de développement de l'ACDI. Par conséquent, avec la mise en œuvre du Plan d'action de l'ACDI en matière d'efficacité de l'aide (2009-2012), d'importantes modifications ont été apportées aux programmes d'aide du Canada, dans divers domaines. Par exemple :

  • L'aide alimentaire a été complètement déliée en 2008 et, en 2010-2011, 99 % de l'aide était déliée.
  • En 2010-2011, l'aide bilatérale de l'ACDI aux programmes-pays dans ses 20 pays ciblés était d'environ 88 %, soit plus que l'objectif de 80 % fixé pour 2010-2011. Les résumés des stratégies-pays, pour les 20 pays ciblés, sont affichés dans le site Web de l'ACDI.
  • En 2010-2011, l'ACDI a terminé un examen de l'efficacité des institutions multilatérales, y compris la mise au point de stratégies institutionnelles détaillées pour les 18 principales institutions partenaires de l'Agence. Ces stratégies ont été publiées dans le site Web de l'ACDI.
  • L'ACDI a également entrepris de renouveler les programmes de partenariat, afin de garantir que tous les mécanismes utilisés pour acheminer l'aide canadienne sont aussi efficaces que possible.
  • Afin d'améliorer la responsabilité et la transparence, ainsi que l'information fournie au sujet de la contribution du Canada aux efforts de développement, l'Agence a remodelé sa Banque de projets, afin de rendre publics davantage de renseignements (p. ex. numéro de projet, montant de la contribution de l'ACDI, secteurs ciblés) sur les 3 000 projets.
Gestion du risque

L'ACDI a créé le premier cadre complet de gestion des risques de l'Agence, intitulé Gestion du risque à l'ACDI : 2010-2020. Le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) a reconnu ce travail comme étant une pratique exemplaire de gestion des risques au gouvernement.

Dans le Profil de risque organisationnel 2010-2011 de l'ACDI, deux domaines constituent des risques plus élevés :
1) attirer, former et retenir le personnel; 2) la confiance des intervenants. Pour répondre à ces risques, l'ACDI a : a) intensifié sa planification et sa gestion des ressources humaines; b) amélioré davantage sa responsabilité et sa transparence.

Au terme de l'évaluation fondée sur le Cadre de responsabilisation de gestion, réalisée par le SCT, l'ACDI a obtenu la note « très bon » pour sa gestion des risques. Voici quelques aspects positifs soulignés par le SCT concernant la capacité de gestion des risques de l'ACDI : excellente gouvernance; la méthode de tolérance à l'égard du risque; l'outil à la fine pointe pour la gestion des risques fiduciaires; l'intégration du risque aux activités de l'Agence; les processus et la création d'un réseau international.

Tendance des dépenses
(en milliers de dollars)

Tendances des dépenses

Voir une description textuelle de la figure ci-dessus

Explication des écarts

En 2009—2010, l'ACDI a été autorisée à faire grâce d'une dette de 449 millions de dollars au gouvernement de la République islamique du Pakistan, à condition que celui fasse un investissement qualifié dans son système d'éducation; cette dette avait été contractée dans le cadre d'accords de prêts. En 2009—2010 et en 2010-2011, l'ACDI a respectivement fait grâce d'une dette de 16 millions de dollars et d'une dette de 49 millions de dollars, après avoir soumis les dépenses qualifiées à des vérifications. Le solde de l'autorisation peut être utilisé à l'avenir.

Budget par crédit

Pour de plus amples renseignements concernant les crédits ou les dépenses législatives de l'ACDI, veuillez consulter le document intitulé Comptes publics du Canada 2010 (volume II). Une version électronique des Comptes publics est accessible.