Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
Symbole du gouvernement du Canada


4.0 - Le défi et son importance

4.1   - Les enjeux

Le gouvernement du Canada procède à l’heure actuelle à des changements et à une   transformation sans précédent. Il souhaite ainsi mettre encore davantage à contribution la population en général, tout en l’invitant à utiliser les ressources que nous possédons à l’heure actuelle de manière plus efficace, compte tenu des coûts. Aussi, la population du Canada souhaite que l’appareil gouvernemental offre une enveloppe de services rationalisés qui se complètent les uns les autres et répondent à l’ensemble de leurs besoins.

Le gouvernement fédéral a beaucoup insisté sur la prestation de services à l’horizontale et sur les services axés sur les citoyens. Pour rapprocher entre elles différentes initiatives, notamment Service Canada, la transformation des services, la prestation de services à l’horizontale, les services administratifs communs et les services de TI partagés, il faudra mettre de l’avant une approche coordonnée et intégrée du ‘service à la clientèle’.

Voici donc des directives claires en guise de corollaire à certaines initiatives d’envergure, telles Des résultats pour les Canadiens et les Canadiennes. Plus que jamais, l’heure est venue de donner suite à cette demande pour plus de cohérence, de constance et d’interopérabilité à l’échelle de l’administration fédérale, étant donné qu’un nombre de plus en plus élevé de services exigent des informations provenant de sources diverses.

Une interopérabilité accrue entre les différents services s’impose d’emblée. Cette perspective est toutefois irréalisable pour le moment, car les produits, les outils et les applications technologiques ne sont pas compatibles. Il faut donc prévoir effectuer des changements considérables avant que cette synergie soit possible entre tous les ministères.

Face au double emploi et au chevauchement qui caractérisent de nombreux services fédéraux et intergouvernementaux, conjugués à la complexité inhérente de beaucoup de programmes gouvernementaux, l’AAS s’inscrit dans un effort de rationalisation sans précédent.

Pour réaliser cette vision avec succès, on doit agir de façon cohérente au moment de définir et de mettre en œuvre ces services à l’échelle du gouvernement fédéral. Une façon de procéder qui a déjà fait ses preuves consiste à élaborer des services comme on le ferait pour une série d’éléments opérationnels compatibles, assortis et adaptés selon les besoins et en fonction du coût, de manière à atteindre les résultats anticipés et à réaliser les nombreux mandats du gouvernement. L’AAS permet de façon concrète de réaliser cet objectif.

4.2   - La valeur de l’AAS

L’un des principaux objectifs du service axé sur la clientèle consiste à éliminer toute forme de cloisonnement qui existe actuellement, à promouvoir l’interopérabilité et à favoriser une prestation de services plus efficace et uniforme. Donner le feu vert à cette stratégie signifie à toutes fins pratiques éliminer les obstacles qui se dressent entre le volet technologique et le volet administratif de toute organisation, contribuant ainsi à une hausse significative de la productivité, plus de souplesse et une plus grande harmonie.

L’héritage de l’architecture axée sur le service (AAS) est sans contredit étroitement lié à la technologie; à ce titre, l’industrie a toujours convenu que la valeur intrinsèque de l’AAS demeure étroitement apparentée à sa capacité : 

  • de faciliter la croissance pratique et réalisable de systèmes de gestion (à grande échelle) d’envergure;
  • de fournir un paradigme simple à la carte permettant d’organiser de grands réseaux de systèmes qui doivent fonctionner ensemble (soit le principe de l’interopérabilité);
  • de minimiser les hypothèses (présomptions) au niveau de la confiance, chez les fournisseurs et les consommateurs, de manière à favoriser une plus grande souplesse et un plus haut degré d’autonomie;
  • d’intégrer l’ensemble des fonctionnalités, au-delà des velléités de propriété (ou d’appartenance).

Le Canada choisit d’adhérer à la définition la plus large possible du mot ‘système’, dans la mesure où elle englobe tous les volets et tous les aspects d’une entreprise. Le rôle de l’AAS, au niveau de la planification, est mis en évidence à la rubrique 4.3.

De toute évidence, l’AAS a acquis ses lettres de noblesse dans le secteur de la TI, n’en doutons pas, car selon Gartner, ‘ 80 % des projets de développement de logiciels reposeront sur l’AAS d’ici 2008 ‘.

80% des projets de développement de logiciels reposeront sur l'AAS d'ici 2008 

Le service axé sur la clientèle n’est pas une solution en soi aux problèmes soulevés, mais plutôt un paradigme d’organisation et de prestation qui permet d’obtenir le maximum, en tirant profit à la fois des capacités des uns et des autres. Il permet également de proposer des solutions de façon à pouvoir les modifier ou les mettre à jour plus facilement.

L’architecture axée sur le service a la capacité d’extraire, de créer et de mettre de l’avant des services liés à des applications antérieures ou traditionnelles. Un large éventail d’entreprises ont déjà pris ce virage, y compris, IBM, Microsoft, BEA Systems Inc., Oracle Corp., de même que le SAP. À l’instar des produits des fournisseurs plus récents et de leurs composantes, de nouvelles applications peuvent présenter les services de façon similaire. L’objectif visé est de prolonger la durée de vie utile des applications monolithiques et à fin unique (spécialisées) d’autrefois, de maximiser le rendement du capital investi par le gouvernement et, à la limite, de faire échec, dans la mesure du possible, aux problèmes de non-conformité susceptibles de rendre ces mêmes applications inadéquates, voire rapidement dépassées.

Le secteur privé et d’autres administrations publiques ont déjà fait la preuve, à maintes reprises, des nombreux avantages de l’AAS. La mise en œuvre de l’AAS, conformément à l’AAS du GC, élargit considérablement le champ d’application et l’importance des services existants, simplifie les processus et permet d’améliorer de façon notable l’efficacité et les capacités des ministères en matière de prestation de services.

4.3   - Le rôle de l’AAS du GC

L’AAS du GC est une architecture de référence, qui englobe un ensemble de concepts et de modèles adaptés spécifiquement aux besoins et aux exigences du gouvernement fédéral.

L’AAS a acquis ses lettres de noblesse dans l’industrie de la technologie de l’information et a réussi à s’imposer à titre de pratique exemplaire à l’étape de la conception. Plus récemment, ce concept a été élargi afin d’englober les différents éléments fonctionnels.

La DDPI travaille dans le même sens et considère l’AAS comme une solution valable pour l’organisation des services, d’un point de vue opérationnel, d’autant plus qu’elle comporte également les avantages technologiques courants. En élargissant le champ d’application de l’AAS, pour qu’elle englobe également l’aspect fonctionnel, on s’assure que les ministères pourront interopérer entre eux et offrir des services gouvernementaux plus souples et plus efficaces. Les volets interconnectés des systèmes et technologies de l’information (TI), d’une part, et d’autre part, du partage de l’information, sont tout simplement l’équivalent du résultat en aval de la transformation administrative axée sur le service.

Pour réaliser les meilleurs résultats possibles, l’AAS doit être élaborée sous le signe de la cohérence. Le modèle de référence est précis quant à l’utilisation de couches spécifiques et à la nécessité d’utiliser les mêmes interfaces dans toute l’administration fédérale au niveau de la couche intermédiaire. Il s’agit d’extensions spécifiques pour le GC conçues précisément pour s’assurer de retirer le plus grand nombre d’avantages possible de l’AAS, sur la scène fédérale.

À cette fin, la DDPI publie un document intitulé ‘ L’architecture axée sur le service du GC ‘ (AAS du GC) afin d’offrir des conseils judicieux sur l’installation et l’utilisation de l’AAS dans l’ensemble de l’administration fédérale. Grâce à l’AAS du GC, les services du gouvernement du Canada seront beaucoup plus polyvalents et entièrement interfonctionnels, depuis les fonctions administratives de plus haut niveau jusqu’aux composantes techniques de soutien. Le résultat…Une plus grande efficacité, davantage de cohérence, beaucoup moins de recoupement et de chevauchement de services à la grandeur de l’administration publique.