L’objectif premier du service à la clientèle est de s’éloigner des vastes applications monolithiques, celles qui traditionnellement n’ont pas de composantes bien définies accessibles indépendamment de l’application dans laquelle elles sont intégrées. La Figure 10 ci-dessous illustre justement ce type d’application fermée.

Figure 10 - Paradoxe de la classification des applications classiques
Vous remarquerez que l’application chevauche deux couches, l’AAG et l’ACT. Il n’y a pas de contre-indication étant donné que l’application comporte des aspects qui se retrouvent dans les deux couches. Normalement, la seule façon d’utiliser l’interface d’une telle application (sans faire de changements) est d’imposer une logique quelconque à son interface d’utilisateur existante (p. ex. une macro clavier ou un grattage écran).
On cherche plutôt à développer des applications en puisant à même les composantes des couches de l’AAG, en utilisant le plus de composantes possible provenant de la « boîte noire » de l’ACT, et en y ayant toujours accès par le biais d’une AES officielle.

Figure 11 - Introduction de l’AES dans une application classique
Les applications doivent donc être développées ou modifiées de façon à ce que les éléments de logique réutilisable soient accessibles par le biais de l’AES. Dans l’exemple donné, l’application exécute toujours toutes ses fonctions originales, mais certaines composantes utiles ont été isolées et offertes pour utilisation externe par le biais de nouvelles interfaces AES. Ainsi, deux nouvelles applications peuvent tirer profit d’avantages reconnus autrefois réservés à cette application classique. On vise donc à déplacer le plus possible de cette nouvelle logique à travers les différentes couches, vers l’ACT. De cette façon, on aura accès à un nombre de plus en plus élevé de « boîtes noires » réutilisables, avec de plus en plus de fonctionnalités sur lesquelles de nouvelles infrastructures pourront être mises en place, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’organisation.